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Théatre - Page 5

  • La cerisaie

    cerisaie.jpgPerdue la recette qui permettait de concerver les cerises juteuses et sucrées! La Cerisaie, symbole d'une époque révolue, est déjà morte même si elle est encore là, habitée le temps de la pièce par ceux qui y sont nés, qui y ont leurs souvenirs d'enfance, une noblesse rurale prodigue, ruinée mais joyeuse, un fils de moujik devenu bourgeois, parvenu, figure du capitalisme naissant, qui va l'acheter aux enchères, y abattre les arbres, pour la lotir, un étudiant exalté mûr pour le léninisme, tous les personnages de la cerisaie sont justes, ils sont tous perdus, aucun n'atteint ses vrais objectifs, même les amouirs ne se concrétisent pas

    La Cerisaie, dans cette mise en scène de Paul Desvaux, à l'Athénée-Louis Jouvet jusqu'au 13 décembre c'est aussi un peu le Titanic, on y chante, on y danse, on y fête un monde qui va disparaitre, qui est déjà disparu.

    Tcheckov a évrit La Cerisaie au tout début du siècle dernier et en regardant cette pièce aujourd'hui, à l'âge que j'ai, on pense irrésistiblement à la vieille Europe, la nôtre, dans la mondialisation, en train de disparaitre d'une certaine façon, on a tous la nostalgie du temps passé, c'est un ressort qui fonctionne toujours...

    Une dernière chose apprise dans le programme remis en séance, juste avant de mourir de la tuberculose, Tcheckov, lui-même médecin, s'est vu offrir par son médecin une coupe de champagne qu'il a bu avec plaisir. Combien de coupes de champagne aujourd'hui dans les services de soins palliatifs?

    J'espère que le moment venu, on pensera à m'en offrir une avec de la bonne musique!

  • Centenaire

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    Cette belle maison de style antillais construite dans l'entre-deux guerres, fût à partir de 1957 la maison de vacances de Jean Anouilh, au Cap Ferret.
    Né à Bordeaux, l'auteur d'Antigone, connu de tous les lycéens ou presque, aurait eu 100 ans cette année. L'occasion pour le Maire de Lége-Cap Ferret de célébrer l'évènement, ce dimanche, 24 octobre, avec l'inauguration d'une Promenade Jean Anouilh, en présence de sa fille Marie-Colombe et de la présidente du conseil municipal des jeunes.
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    La pluie était battante mais cela n'avait pas découragé les organisateurs, les édiles, d'anciens proches comme l'ancienne gouvernante des enfants Anouilh, de se rassembler et d'évoquer sous le porche de l'église Notre-Dame-des-flots toute proche, puis sur la plage, devant la maison de l'écrivain, quelques anecdotes de la vie quotidienne de l'époque et les rééditions à venir des oeuvres de Jean Anouilh.
    C'eût pu être une bonne matinée, une promenade guidée par Marie-Colombe était prévue sur les lieux qu'aimait l'écrivain. La pluie a précipité tout le monde au chaud pour boire un chocolat chaud! Le soleil est revenu à Bordeaux l'après-midi!

  • Casteljaloux

    Il est seul en scène, à la Base sous marine de Bordeaux, et il joue une dizaine de personnages, ceux de son adolescence à Casteljaloux, gros bourg de 5 000 habitants dans le Lot et Garonne. Le sien d'abord, Romain, 17 ans, capitaine de son équipe de Hand-Ball qui rêve de faire du théatre, son père, René, 47 ans, divorcé, le "queutard" du village, sa mère, Marie-Jo, 34 ans, témoin de Jehovah, Jean-François, 28 ans, efféminé, amoureux secret de Romain, Jeannot, qui vient de faire trois ans de prison pour avoir raccourci à la hache les doigts de la main d'un rival qu'il jugeait baladeuse, Jacky, le fils du boucher, un colosse qui a ses entrainements de rugby le mardi, Chantal, caissière au Leclerc, jolie fille, la maitresse de Jacky qui était avant avec Jeannot, Pascaline, 14 ans, qui occupe toutes les pensées de Romain, Ophélie, la chienne de René qui lui obeit au doigt et à l'oeil... tout cela se termine, on le sait dès le début par l'assassinat de Jacky par Jeannot...

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    C'est la vie de village, l'ennui, la boisson, la jalousie, la bagarre, le besoin de nouveaux horizons, au delà de la forêt landaise...

    Laurent Laffargue, alias Romain, s'en est sorti, il a fait le Conservatoire de Bordeaux, a fondé à la sortie la Compagnie du soleil bleu et a depuis mis en scène les grands classiques du théatre et de l'opéra, dernièrement Carmen, au Grand théatre de Bordeaux. A 40 ans, il se découvre des talents d'acteur.

    Casteljaloux va être repris avec une dizaine de comédiens en première au théatre de La Coursive à La Rochelle les 11 et 12 janvier 2011, puis en tournée dans toute la France : http://www.compagniesoleilbleu.fr/casteljaloux-deuxieme-version et un jour peut-être au cinéma car Laurent Laffarque s'essaie à tout avec talent.

  • Oh les beaux jours!

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    La salle du théatre de l'Athénée était pleine hier soir,au début du moins, plusieurs spectateurs l'ont en effet quitté au fur et à mesure de la représentation d'Oh les beaux jours de Samuel Beckett dans une mise en scène de Bob Wilson.
    Sans douite ne savaient ils pas à quoi s'attendre... Le programme le dit : il ne fauit pas chercher à comprendre la pièce mais seulement s'attacher à l'entendre, silences compris. Beckett avait longuement demandé à Stravinski comment  noter les silences... On a donc droit à une actrice, Adriana Asti qui joue Willie, une femme disons au crépuscule de la vie, juchée au sommet d'une sorte de montagne,qu'elle ne quittera que pour saluer à la fin, qui se lance dans un monologue de près de près de deux heures, sans trop de cohérence. Mais il y a de beaux textes, des extraits de poésie britannique (Yeats, Keats, Milton), de Shakespeare, la nuit des rois, Hamlet, entrecoupés de considérations plus terre à terre sur la vie quotidienne ou de dialogues avec un mari, Winnie, qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été, un homme le plus souvent sans opinion...
    Bref c'est une tragédie, on espère un retournement, un peu d'espérance chez ces naufragés de la vie, mais non, rien, on reste au fond du trou! Et on regrette simplement, en son temps, de ne pas etre allé voir Madeleine Renaud jouer ce rôle.
    Oh les beaux jours... Encore une belle soirée de passée!
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  • Combat de nègre et de chiens

    Très belle pièce de Koltes à La Colline, près de la place Gambetta, jusqu'au deux octobre. La mise en scène de Michael Thalheimer de cette pièce créée en 1983 par Patrice Chéreau avec Michel Picoli et Philippe Léotard est superbe.

    Les chiens, ce sont les blancs qui gérent un chantier quelque part en Afrique, ils sont deux et n'attendent plus rien de la vie tant ils sont désabusés. Le nègre qui fait irruption au début de la pièce dans leur camp retranché bien gardé vient au nom de sa mère chercher le corps de son frère, un ouvrier qui a été victime d'un accident et dont le coprs a eté jeté à l'égoût. Et puis il y a une femme blanche venu en Afrique à la demande du chef de chantier pour voir.

    Bien sûr il est impossible de retrouver le corps. Que faire? Se débarasser de ce nègre importun par un accident simulé, le faire disparaitre ni vu ni connu, en abattre un autre, ils sont si nombreux, le défigurer et lui donner ce corps anonyme, le faire boire, l'enivrer, l'acheter à l'aide de quelques dollars. Rien n'y fait. Il est venu chercher le corps de son frère et n'en démord pas, rien n'est plus important. Même la femme blanche amoureuse de ce noir se perd en tentant de l'amadouer... puisqu'il est possible de s'arranger. Les trois personnages blancs pour des raisons diverses perdent progressivement le peu de dignité qui leur reste, alors que l'africain reste lui-même, fort digne dans la douleur. 

    Ces blancs c'est nous. Même si les personnages sont des colons caricaturaux, alcooliques, meurtriers, on se prend de pitié pour eux, car ces blancs c'est bien nous. Qu'on le veuille ou non, la traite des noirs, la colonisation, c'est nous. C'est nous qui avons perdu notre dignité dans ce passé qui ne se dissipe pas et c'est nous qui aurons toujours vis à vis de l'Afrique et de ses immigrés un sentiment de culpabilité qui ne nous lâche pas.

  • Roman -photo

    Le roman-photo est un genre désuet pas très prisé par les intellectuels. C'est pourtant cette forme que Lina Saneh et Rabih Mroué ont retenu pour transposer au théatre, à leur façon, le film d'Ettore Scola, Une journée particulière, au Liban.

    En 1938, tous les romains étaient allés assister à la rencontre d'Hitler et de Mussolini et la ville s'était comme trouvée vide de ses habitants. Seuls Antonietta était restée à la maison pour faire le ménage et Gabriele, un intellectuel esseulé, chez lui dans l'appartement d'en face. C'est la rencontre de ces deux solitudes incarnées par Sophia Loren et Marcello Mastroianni que raconte Une journée particulière.

    Au Liban, nos auteurs imaginent une journée marquée par deux manifestations, celles de la majorité gouvernementale dite du 14 mars et celle de l'opposition dite du 8 mars. il en effet impossible d'imaginer un évènement qui puisse rassembler tous les libanais.

    1477,scale199,photo-romance-photo_portrait.jpgToute la famille de Lina est partie manifester avec le 8 mars. Lina, divorcée, revenue dans sa famille, doit faire le ménage, la vaisselle, la cuisine. Elle va par ahssard rencontrer Rabih, un intellectuel, ancien communiste, licencié de son journal pour avoir posé une question "gênante".

    Cette rencontre, Lina Saneh et Rabih Mroué nous la racontent sur une immense scène ou Lina Saneh joue le rôle du metteur en scène et Rabih Mroué celui du censeur de la Sureté générale. Lina Saneh  explique au censeur en quoi son projet de transposition diffère du film original et est conforme aux règles de la censure, qu'il s'agisse de politique, de religion ou de sexe.

    Et l'on voit donc défiler sur un écran les photos en noir et blanc de cette journée particulière libanaise avec les dialogues lus, joués, en direct sur le plateau.

    L'occasion d'expérimenter de nouvelles formes théatrales, de déconstruire le récit, de rompre avec la linéarité de la narration. Une belle réussite, à voir salle Boris Vian, à la Grande halle de la Villette jusqu'au 24 avril.

  • Macbeth

    Du centre de Paris, c'est très facile, prendre le RER B, descendre à Bourg la Reine et marcher à pied cinq bonnes minutes. On se retrouve au Théatre des Gémeaux de Sceaux, mille ans en arrière, au coeur de la forêt écossaise, dans la brume et le vent pour assister à la tragédie de Macbeth de William Shakespeare.
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    Le grand plateau et les murs du théatre sont tout noir, tout comme les personnages, les hommes en tee-shirt,  treillis et rangers, les femmes, rares, en robe noire, pas d'accessoires, de boucliers , de glaives, de sang,  pour simuler les batailles et les meurtres. Les acteurs jouent ce drame à un rythme d'enfer, presque haletant, tout près des spectateurs. La mise en scène de Declan Donnellan est magnifique, tout repose sur le mouvement des acteurs, le mime, l'expression des visages qui au delà du texte anglais, surtitré en français, expriment tour à tour l'envie, la haine, la douleur, la peur, le remord, la désespérance, la mort.
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    Il n'y a pas dans cette tragédie de suspense, elle est trop connue, et se déroule conformément aux oracles prononcées par les trois sorcières dès les premières scènes : la forêt de Birnam avance vers Dunsinane  et Macduff se révélera  celui qui n'est pas né d'une femme...
    Une mention particulière pour Anastasia Hill qui interprète une Lady Macbeth particulièrement terrifiante et convaincante.
    L'avidité, l'égoïsme sont bien de nature à conduire l'homo sapiens à sa perte, la morale de ce drame est toujurs d'actualité.
    A voir à Lyon au Théatre des célestins du 3 au 6 mars puis à Lille au Théatre du Nord du 19 au 22 mai mais aussi à Luxembourg, La Haye et Namur.

  • Darshan de Zingaro

    Depuis plusieurs années, c'est devenu une tradition, nous allons voir un peu avant Noël le spectacle en cours du Théatre équestre de Zingaro www.zingaro.fr.

    Cette année, le spectacle s'appelle Darshan, mot impossible à traduire mais qui évoque l'idée de voir.

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    Tout commence comme d'habitude, on est heureux de retrouver nos marques. L'entrée dans l'enceinte de Zingaro, puis dans la grande salle qui sert à l'accueil du public, de lieu d'exposition (photos et accessoires des anciens spectacles) et de restauration, l'odeur du vin chaud est prégnante.
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    Puis, après quelques pas dans la cour, c'est l'accès au théatre de bois proprement dit, la traversée des écuries... Et là, pour celui qui n'a pas été prévenu, c'est la surprise : la piste ronde a été supprimée, les gradins à la périphérie détruits. Les spectateurs sont invités à s'asseoir sur une sorte de pièce montée qui va faire un tour sur elle-même pendant la durée du spectacle, pièce qu'entoure une piste en anneau circulaire, séparée en deux parties par un écran lui aussi circulaire, percé de portes pivotantes.
    Et c'est la plongée pour une heure et demi dans un théatre d'ombres. Chevaux et cavaliers nous offrent en effet des scènes derrière l'écran projetées en ombres chinoises. Des scènes souvent assez naïves : la pluie, le vent, la tempête, la baignade, le bord de mer, les mouettes en noir sur fond blanc, en blanc sur fond noir, la guerre, l'ange et le démon... Difficile de trouver un lien entre toutes ces images, une histoire. De temps à autre, un cheval avec ou sans cavalier fait un tour devant l'écran, souvent le cavalier porte un masque à gaz, allégorie de fin du monde?
    Sans doute, puisqu'à la fin du spectacle les ombres des chevaux sont au grand galop derrière l'écran tandis que les cavaliers, sans leurs chevaux, en chair et en os, devant l'écran, courrent à perdre haleine en se dépouillant de leurs vétements jusqu'à l'épuisement final... l'humanité serait-elle condamnée?
    La bande-son, oeuvre de Jean Schwarz, mêle des oeuvres de Bach Haydn, Mozart, Wagner...à des musiques traditionnelles des îles Salomon, d'Afrique, de Mongolie, à des chants coréens et tibétains, sans oublier le chant des mouettes.
    Au total, un spectacle déconcertant, très apprécié par ceux qui jouent le jeu, se laissent porter par les images et la musique et fort critiqué par les autres qui s'y ennuient profondément.
    Un spectacle courageux de la part de Bartabas en tous cas, le plus  simple eut été en effet pour satisfaire le public de faire un peu comme les années précédentes. Il faut y aller pour se faire son opinion. A la fin du spectacle, le rituel des années précédentes reprend ses droits avec le grand feu dans la cour. A l'année prochaine!

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  • Médée

    Quel dialogue des cultures! Avec cette mise en scène au Théatre des Amandiers de Nanterre, Jean-Louis Martinelli a réussi une belle prouesse.

    A l'origine, il y a près de 2500 ans, Euripide met en scène l'histoire de Médée, magicienne, qui par amour et ambition sera tout à la fois fratricide, infanticide et régicide...

    Max Rouquette (1908-2005), www.max-rouquette.org/, écrit une Médée, en occitan, avec un choeur à l'antique que ponctuent des psaumes : le chemin, l'étranger, les mères, le pardon, l'abandon, l'angoisse, la résignation, l'enfant, le pressentiment, le mal, le néant. Cette pièce, jamais montée en occitan, Rouquette la voyait jouée entre La Boissière et Aniane, dans l'Hérault, un lieu de théatre naturel, tout prêt, comme dans la Grèce antique, que j'ai parcouru à pied l'été dernier.

    medee_martinelli_172.jpgMartinelli nous offre aujourd'hui une mise en scène avec des acteurs burkinabés qui jouent la pièce en français et un choeur de femmes qui chantent les psaumes en langue bambara sur une musique de Ray Lema.

    C'est déjà formidable et en plus Odile Sankara qui joue le personnage de Médée le fait avec une force extraordinaire exprimant tour à tour tous les sentiments, l'amour, la haine, l'effroi, la vengeance, le sarcasme. L'actrice a approché la mort, l'assassinat, de près puisqu'elle est la soeur cadette de Thomas Sankara, le père de la révolution au Burkina Faso, littéralement le pays des hommes intègres, assassiné en 1987. La façon dont Médée se prépare à assassiner ces deux enfants pour se venger de Jason qui vient de la répudier est inoubliable.

    A voir aux Amandiers jusqu'au 13 décembre puis en tournée à Bogota mars 2010, à Munich mai 2010 à Torun (Pologne) en mai 2010, à New-York (Brooklyn) en octobre et novembre 2010 et à Porto en novembre 2010. 

  • Cabaret Hamlet

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    La scène et le parterre de l'Odéon transformés en salle de cabaret à l'occasion de cette représentation d'Hamlet mise en scène par Matthias Langhoff, jusqu'au 12 décembre.
    Quatre heures trente de théatre total! Un vrai régal. Au début on est un peu désarçonné à l'entrée dans la salle. Les fauteuils du parterre ont disparu pour laisser place à des tables et des chaises de bistrot. Il n'y a plus de scène à proprement parler. Elle est partout, dans tous les coins. Les acteurs ont déjà pris place parmi les spectateurs et on se prend à dévisager ses voisins : acteurs? spectateurs? On est aussi très bien installé dans les fauteuils du premier étage avec un peu de hauteur de vue mais on n'aura pas droit le moment venu à la dégustation de Calsberg, ni à la distribution de graminées...
    Tout cela est un peu déroutant bien sûr, surtout quand on n'a pas comme moi un souvenir précis de l'intrigue et des personnages. Le public, peu nombreux, est manifestement surpris aussi par la longueur de la pièce et il y a quelques départs anticîpés.
    Mais, au delà de l'ajustement à effectuer, de l'étonnement né des premières chansons très swing fredonnées par Gertrude, la mère d'Hamlet, accompagnée par le Tobetobe Orchestra, on est pris par le texte de Shakespeare qui s'impose par sa force. A vrai dire, après la représentation, on n'a qu'une envie le réécouter tant il est riche. Comme le souligne Matthias Langhoff, Hamlet est de tous les jours, il faut l'écouter phrase après phrase et d'une façon générale prendre le temps, ce que l'on ne fait pas "de rassembler tous nos sens, entendre avec les yeux, voir avec le nez, sentir avec les oreilles."
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    Toute la troupe est formidable. Un grand moment de théatre.