Fin de partie
Sur la scène du théatre de l'Athénée, à Paris, il y a Hamm, aveugle, tetraplégique, assis dans un fauteuil roulant et Clov, son valet mais aussi son fils adoptif, toujours entravé dans ses mouvements par Hamm et ses caprices qui prend plaisir à le dominer et dans, deux poubelles, comme des pions, il y a Nell et Nagg, les parents de Hamm qui ont perdu leurs jambes dans un accident de tandem, mais qui s'aiment comme au premier jour même s'ils sont déjà presque morts.
Hamm est le prénom d'un des fils de Noé, c'est aussi le début d'Hamlet... mais tout cela ce sont des interprétations jamais confirmées par Beckett qui a cependant consenti à dire que Fin de Partie "c'est comme la dernière partie d'échecs entre Karpov et Korchnoï : dès le troisième coup, ils savent qu'ils ne gagneraient ni l'un ni l'autre. Et ils ont continué à jouer".
C'est bien la même chose ici, il ne passe rien à proprement parler, seulement un dialogue desespérant dont on ne sait pas si c'est parce que c'est le dernier jour ou si c'est tous les jours le même...
Au théatre de l'Athénée jusqu'au 16 février, le spectacle dure 100 mn.
Hier soir, en allant écouter Jean-François Balmer au Théatre de l'oeuvre donner des extraits du Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline, je suis descendu au métro Liège.
"Si tu veux dire la vérité, assure-toi que tu as un bon cheval".
A l'Odéon. A côté de chez moi. J'y suis allé pour voir ayant lu les critiques du Monde et des Echos qui s'y sont pour partie laissé prendre. l'art est assis sur la subversion. Je n'ai pas été déçu, c'était bien le chaos annoncé!
Après la folie meurtrière qui s'est déroulée à Oslo et dans l'ile d'Utoeya en juillet dernier, je me suis dit qu'il fallait lire quelque chose sur la Norvège et jai choisi la pièce d'Henrik Ibsen, Peer Gynt.