Les bohèmes
Nous avons pris une route dans la nuit
sans savoir où elle pouvait mener
Laissant derrière nous un grand pays
Nous avons commencé notre parcours de peine
Nous nous sommes égarés sur des sentiers
portant nos lourdes charges
Nous avons enterré nos morts le long de la route
dans les forêts nos pères ont vielli
Au milieu de l'endroit le plus sombre
nous nous sommes posés pour souffler
Arrêtés pour reprendre les esprits
assis là nous nous sommes endormis
Ni pain à manger ni eau à boire
aucune croûte n'a touché nos lèvres
Au petit matin nous nous sommes relevés
Pour reprendre la longue route.
Ce poême de Saban Iliaz ouvrait l'excellente exposition consacrée par le musée du Luxembourg à Paris aux Bohèmes. Les bohèmes, à savoir les bohémiens, les voyageurs, ces peuples de promeneurs, de nomades, théatreux, musiciens, astrologues, diseuses de bonne aventures et la bohème, celle de Montmartre, de Litzt, de Van Gogh de Toulouse Lautrec.
L'exposition peu médiatisée est terminée mais on peut encore la revivre par les brochures et le site Internet, une leçon d'histoire qui montre à travers la peinture la présence millénaire des bohémiens dans nos vies.
http://www.grandpalais.fr/grandformat/bohemes-visite-immersive/
Une très belle lecture! L'auteur Bruce Chatwin, un anglais (1940-1989), est un des grands écrivains voyageurs du XXéme siècle. Dans ce livre, fruit de dix-sept ans de recherches, d'annotations, Bruce Chatwin nous fait découvrir au travers de ses rencontres la culture des aborigènes en Australie.
J'ai redécouvert Royan la semaine dernière. la ville, détruite par les bombardements alliés en 1945, a été entierement reconstruite sous la direction de l'architecte Claude Ferret. La ville est toute blanche, horizontale, elle m'a fait penser à Tel Aviv. Trois lieux symbolisent cette architecture de béton des années cinquante, le Temple, l'église Notre Dame de Gillet et le Marché couvert, sorte de petit CNIT. Le Casino a malheureusement disparu. Tout cela est admirablement documenté dans l'ouvrage intitulé Les Ferret qui rend hommage à cette grande famille d'architectes bordelais.

A l'Odéon. A côté de chez moi. J'y suis allé pour voir ayant lu les critiques du Monde et des Echos qui s'y sont pour partie laissé prendre. l'art est assis sur la subversion. Je n'ai pas été déçu, c'était bien le chaos annoncé!

