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Cas@d€i - Page 15

  • Li chin

    Victor Collin du Plancy est diplomate. il est le premier représentant de la France en Corée en 1890. il a réellement existé et il est l'un des premiers à s'être intéressé aux arts coréens et on lui doit l'amorce des collections du musée Guimet à Paris

    Li chin est elle un personnage de fiction, une orpheline devenu danseuse à la cour royale de Corée, la plus belle, la meilleure, éblouissante...Elle est évoquée dans un manuscrit de quatre pages retrouvées dans les archives du successeur de Collin.

    A t-elle été réellement sa maitresse, qui était-elle, nul ne le sait vraiment.

    Tour l'art de Shin Kiung look est d'inventer une idylle entre Collin et Li Chin. Il la voit danser à la cour, en tombe immédiatement amoureux, elle n'y est pas insensible et il parvient à obtenir de la cour qu'elle vienne vivre à la légation, puis il l'emmène en France ou elle va découvrir la modernité de l'époque, la liberté, avant de revenir en Corée. En France Elle rencontre Maupassant, Guimet, les rues de Paris, les musées, où elle s'étonne de la présence abondante d'oeuvres d'art étrangères, grecques romaines...qui ne sont pas à leur place... elle gagne un peu sa vie en proposant des ouvrages à la fondatrice d'une grand magasin...mais le mal du pays fait son oeuvre...Elle rentre avec Collin dans un premier temps puis il repart et elle affronte son destin, je vous laisse le plaisir de le découvrir. Il sera tragique.

    Cette plongée dans la Corée du XIX siècle finissant est intéressante aussi pour cette partie de l'histoire.La Corée à l'époque est la proie des missionnaires européens qui tentent de la christianiser, il en reste un petit quelque chose aujourd'hui, mais surtout des appétits de la Chine et du Japon, qui la domine sans vergogne, le pouvoir de la cour coréenne est une fiction, sans oublier l'ombre de la Russie et des puissance occidentales.

    Un livre attachant.

     

  • Le temps où nous chantions

    Formidable ce livre! Parfois quelques longueurs, mais au fil de la lecture on n'est de plus en plus en empathie avec les personnages.

    David, scientifique, juif, allemand, émigré aux Etats-Unis, passionné de musique rencontre Delia, jeune femme noire magnifique, épris elle aussi de musique, lors d'un concert sur la place du mémorial à Washington de leur idole Marian Anderson, contralto afro américaine.

    C'est le coup de foudre, ils se marient, ils ont trois enfants, Jonah, Joseph et la petite dernière Ruth. Chacun va suivre sa voie. Ils sont élevés pour être eux même indépendamment de leur couleur de peau. Mais la société le refuse.

    Le roman les suit des années quarante, la petite enfance, aux années 1980. Jonah devient un chanteur renommé, Joseph l'accompagne au piano, Ruth se rebelle, se fache avec Jonah, solidaire de ses frères noirs, ... Joseph essaie de jouer les intermédiaires. C'est toute l'histoire de l'Amérique, de la difficle émancipation, jamais achevée, des révoltes, des pogroms, Hiroshoma, Nagasaki, l'incompréhension du père de Daley qui estime que la bombe, surtout la second à la construction de laquelle David a contribué est un acte non seulement inhumain mais aussi raciste...Beaucoup de questions, de considérations, sur la musique, sur le temps, on croise Einstein et Gödel. vraiment un magnifique roman.

  • My absolute darling

    Ames sensibles s'abstenir! C'est un livre coup de poing à l'estomac qui vous laissera souvent sans voix qu'a écrit Gabriel Tallent!

    Turtle (Tortue, c'est ainsi que son père l'appelle) a quatorze ans. Elle n'a pas connu sa mère, elle vit seule avec son père, Martin, dans la forêt, dans une maison au désordre indescriptible, à Mendocino, en Californie, sur la côte du Pacifique. Son père est obsédé par les armes à feu, les couteaux, il a transmis sa passion à Turtle, il est à la fois intellectuel, il lit des livres de philosophie, écologiste non militant, un peu survivaliste, tant il est certain que le monde va à sa perte, et qu'il faut apprendre à se débrouiller tout seul. Il boit aussi, des bières, beaucoup de bières.

    Il adore sa fille, il l'accompagne tous les jours à l'école, veut qu'elle soit forte pour affronter l'adversité, passe auprès des enseignants et des autres parents d'élève pour un original un peu bourru, mais il déteste que Turtle fasse preuve d'un peu d'indépendance et surtout il abuse régulièrement d'elle, par amour? Et elle semble ambivalente sur ce sujet.

    Jusqu'au jour où Turtle rencontre dans la forêt deux jeunes lycéens, Jacob et Brett, qui vont lui ouvrir les yeux sur l'extérieur. L'éveil de ses sens à l'amitié va l'amener à prendre ses distances avec son père, ce qui va renforcer sa jalousie et lui donner le sentiment qu'elle le trahit. Elle va tout de même se lancer dans l'aventure de l'indépendance au risque de sa vie.

    Je vous laisse découvrir la suite, la description de la nature, de la forêt est magnifique, la tension est toujours à son comble, et le dénouement évidemment dramatique.

  • Déconfinement

    On va pouvoir sortir de notre cage d'un km de rayon, parfois je rêve d'être suédois! ou Espagnol, les plages réouvrent à Saint Sébastien!

  • Schopenhauer

    "Très peu de gens savent réfléchir mais tous veulent avoir une opinion"

    Cela nous plonge dans un abime de réflexions : j'en retire une : les journalistes devraient se donner pour mission de faire le tri entre toutes les opinions et mettre en évidence celles qui apparaissent les plus pertinentes plutôt que de les déverser sans aucune vérification des faits à charge pour les auditeurs téléspectateurs de faire eux-même le tri. Donner la parole aux auditeurs aux téléspectateurs aux lecteurs ce n'est pas un métier.

    Un bon exemple est celui du nombre de lits de réanimation en France et en Allemagne bien analysé par Patrick Cohen : Patrick Cohen C à vous

     

  • Déconfinement

    Les moins de 60 ans ont plus de chance de décéder d'une maladie cardio-vasculaire, de mort violente, de maladies infectieuses, parasitaires, respiratoires, de suicide... et pour les moins de cinquante ans d'un accident de la route, que du Covid19. Conclusions les personnes de plus de soixante ans doivent se protéger, les autres peuvent reprendre une activité avec précaution.

  • Trois minutes pour comprendre

    Je m'installais à Paris pour le reste de l'hiver. Je n'avais aucune connaissance des sciences et crus le moment venu d'en acquérir au moins une notion élémentaire. Je lus énormément. Je ne sache pas avoir appris beaucoup, si ce n'est que j'étais d'une ignorance crasse.

    William Somerset Maugham dans le fil du rasoir (cf.chronique du 13 avril Le fil du rasoir).

    Cette situation me convient bien. Après avoir lu Kosmos, l'épopée des particules (cf chronique du 16 février), j'ai cherché un ouvrage sur les éléments du tableau de Mendeleiv et j'ai finalement jeté mon dévolu sur cette collection 3 mn  pour comprendre et j'ai démarré avec les 50 éléments les plus répandus  en chimie et les 50 notions élémentaires de la chimie.

    Cette collection est assez plaisante. Chaque notion expliquée fait l'objet de deux pages juxtaposées, à gauche les textes à droite une illustration en couleur. Les textes sont systématiquement présentés en cinq rubriques un condensé en une phrase, la théorie en deux ou trois paragraphe en trente secondes, le renvoi aux sujets connexes, des biographies brèves.

    Entre chacune des parties un glossaire sur deux pages et des portraits détaillés.

    Le niveau est assez élevé, ce n'est pas toujours facile, et je crois qu'il faut lire et relire pour bien se pénétrer des sujets évoqués, les reliefs entre eux.

    Mais j'ai été séduit après avoir lu les deux premiers, j'ai attaqué les 50 notions fondamentales en biologie et les 50 plus grandes théories de la physique quantique.

    Vive le confinement.

  • L'horizon chimérique?

    L'horizon chimérique c'est le titre d'un poème de Jean de la ville de Mirmont poète bordelais tué au combat en 1914.

    Espérons que l'horizon tracé par notre président en ce 13 avril 2020 ne sera pas chimérique.

  • Le fil du rasoir

    On somnolait chez nous, comme ça
    Dans notre jungle, le calme plat
    Il a déboulé dans l'soir
    En disant, "Mes malles
    Sont encore au port"
    Moi j'étais largué, classé
    Elle était bouche bée
    Et lui, c'était Robert Taylor
    Comme dans ces nouvelles pour dames
    De Somerset Maugham
     
    Alain Souchon
     
    Qui ne s'est pas laissé bercer par cette chanson ? sans avoir jamais des nouvelles ou un roman de William Somerset Maugham, anglais né à Paris à l'Ambassade du Royaume-Uni en 1875 et mort à Saint Jean Cap Ferrat en 1965.
     
    Dans ce roman publié en 1946 par Plon, il dissèque la société américaine des riches et des snobs. Il y a Elliott, un viel aristocratique sans doute bisexuel qui passe sa vie de réceptions en réceptions, marchand d'art, il migre au gré des invitation de New-York à Paris puis Londres et la Côte d'Azur, de saison en saison. Et puis, Isabel, riche américaine, avide d'argent, de boutiques de mode,, de dîners à la recherche d'un mari argenté qui lui apporte ce train de vie, ce sera Gray, un triste sire qui sera ruiné avec la crise de 1929, et surtout Larry, un jeune américain, peu fortuné, qui a été aviateur pendant la grande guerre et qui a vu sa vie sauvée par son meilleur ami qui s'est sacrifié pour lui. Depuis, il cherche...
    Isabel et Larry sont amoureux l'un de l'autre mais Larry ne peut se résoudre à embrasser une carrière dans la finance et donc Isabelle renoncera à l'épouser mais toute sa vie cherchera à le maintenir dans ses filets et à la ramener à lui. Et il y a le narrateur, William Somerset Maugham, Snob comme Elliott, cosmopolite comme Larry, tenté par le mysticisme.
    C'est désuet à souhait, un monde qui n'existe plus, mais le personnage de Larry en recherche de l'absolu dans une mine en Allemagne, dans un ashram en Inde reste d'actualité.
    Et c'est très bien écrit, on suit avec plaisir les rebondissements de cette histoire.

  • Poulet de Bresse et confinement

    Au Journal officiel de ce jour cette disposition réglementaire : 

    En raison de la lutte contre la propagation du virus covid-19, les conditions de production du cahier des charges du rouge de l'AOP « Volaille de Bresse » sont modifiées temporairement comme suit :
    Au chapitre « 5. DESCRIPTION DE LA MÉTHODE D'OBTENTION DU PRODUIT », paragraphe « 5.5. Surgélation des poulets » :
    La disposition :
    « La date limite d'utilisation optimale (DLUO) maximale après surgélation est fixée à douze mois. »
    est complétée par :
    « Du 27 mars 2020 au 31 août 2020, pour tout poulet abattu pendant cette période, la date de durabilité minimale (DDM) maximale après surgélation est fixée à dix-huit mois. »

    il y a du télétravail au ministère de l'agriculture! et des comme cela on en lit tous les jours. La bureaucratie a encore de beaux jours devant elle.