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Cas@d€i - Page 122

  • Kosovo/Chypre

    Le Kosovo déclare son indépendance aujourd'hui et sauf coup de théatre, la France va reconnaître le nouvel Etat. A ma connaissance, il y a eu peu de débat sur ce sujet au sein de la classe politique et encore moins au Parlement. Fait du prince ou des diplomates...

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    Source de la carte : Jean Arnault Dérens, les petits peuples oubliés des Balkans - Le Monde Diplomatique Juillet 2003.

    Le même jour Chypre, du moins sa partie grecque, élit son Président de la République, la partie nord n'est reconnue que par la Turquie.

    Le désir d'indépendance des kosovars est reconnu, pas celui des chypriotes turcs. On aimerait des explications...

    Toutes ces questions sont pourtant cruciales pour notre vieille Europe...Pays basque, Catalogne, Flandres, Ecosse, Lombardie, toutes ces "nations" rêvent d'être demain des Etats à part entière, comme la Slovénie, ou les Pays baltes, de la nébuleuse qu'est en passe de devenir l'Union européenne.

  • Morales

    Donc la morale religieuse serait complémentaire de la morale, la laïque. Tant pis pour ceux qui n'ont pas de religion et donc pas de morale religieuse, il leur manque sans doute quelque chose aux yeux de notre président!

    Les morales religieuses ne sont forcément pas les mêmes selon les religions. Par exemple, en Arabie saoudite, là-même où notre président a vanté le caractère modéré de l'islam, la Saint Valentin est jugée contraire à la charia et les vendeurs de fleurs rouges sont pourchassés par la police des moeurs et de la vertu qui veille au respect de la morale religieuse.

    On voit bien ce qui nous attend à valoriser la morale religieuse, demain retour du foulard et après-demain chasse aux roses rouges!

    Vive la République laïque!

  • Taxis d'Attali à Paris et à Beyrouth

    Comparer la situation des taxis à Paris et à Beyrouth est assez stimulant.

    A Paris,  il y aurait  selon la presse environ 15000 taxis (40000 en France). Les tarifs sont chers, il est difficile d'en trouver, ils sont parait-il coincés dans les embouteillages ou en attente d'un client dans une file de plusieurs heures à l'aéroport de Roissy.

    Au Liban, qui ne compte que 4 millions d'habitants contre 63 en France, il y aurait entre 35000 et 45000 "plaques rouges". Ces véhicules regroupent les mini-bus privés, les taxis analogues aux taxis parisiens et les taxis services ou collectifs. Les tarifs sont très bon marché, on en trouve très facilement, ce sont eux qui encombrent le reste de la circulation. Les revenus générés sont faibles, les véhicules le plus souvent en mauvais état, confort et mécanique. Le seul attrait est pour le propriétaire l'accès quasi gratuit à l'assurance maladie.

    Conclusion, multiplier sans limite le nombre de taxis sans précaution peut effectivement conduire à la détérioration du service, à la réduction du revenu et du capital détenu par les artisans. La situation beyroutine a de quoi effrayer les taxis parisiens!

    Mais il ne faut pas renoncer, il faut agir avec doigté. Il est en effet fort probable qu'entre le modèle de rationnement parisien et le modèle d'ouverture totale de Beyrouth , il existe une situation intermédiaire gagant-gagnant. Pour s'en rapprocher, il suffit sans doute en concertation avec la profession parisienne d'accroître très modérément le nombre de taxi et de quantifier l'effet de cette mesure sur l'évolution de la demande. Si le prix de la course baisse, le nombre de clients doit augmenter. Si la taille du gâteau à partager entre les taxis augmente plus rapidement que celle du nombre de taxis tout le monde gagne, les taxis et les consommateurs...L'environnement ce n'est pas sûr!

    A l'inverse à Beyrouth, il faut réduire progressivement le nombre de plaques rouges afin de revaloriser la profession, et améliorer le service rendu, en accompagnant cette réforme par une offre plus importante de transport collectif. 

  • Attentats à Beyrouth et Damas

    Attentat mardi soir à Damas à la voiture piégée. Le mode opératoire est le même qu'à Beyrouth. A l'avant veille de la commémoration de la saint Hariri, on s'attendait bien à quelque incident au Liban mais pas à un attentat à Damas en plein quartier quadrillé par les services de renseignement irano-syrien puisque proche d'intérêts iraniens.

    Même mode opératoire qu'à Beyrouth. La grande différence c'est qu'à Beyrouth  on sait dans les minutes qui suivent quelle est l'identité de la victime. A Damas, il faut attendre plusieurs heures, une fois toute trace effacée, pour apprendre qu'il s'agit d'un attentat, en l'espèce contre Imad Moghniyé, figure légendaire du Hezbollah, accusé de terrorisme international par les Etats-Unis, la France et Israël, entre autres. Il serait le cerveau des enlèvements de français au Liban, de l'attentat contre le Drakkar...

    La date de cet assassinat n'est sans doute pas le fruit du hasard pour ceux qui veulent attiser la tension entre chiites et sunnites.

    Peu importe, ce qui domine devant cet assassinat  terroriste et lâche, quels qu'en soient les auteurs, c'est l'écoeurement à l'égard des assassins et de ceux qui se réjouissent ouvertement de la mort d'un homme.

    Peu de voix malheureusement, si ce n'est heureusement celle de la France, pour dire qu'il est regrettable qu'Imad Moghniyé n'ait pas pu rendre compte de ses actes devant la justice.

  • Marie-Noêlle et les fonds souverains

    La semaine dernière, dans les pages Opinions du Monde, Marie-Noêlle Lienemann a illustré une fois de plus, l'incohérence absolue des socialistes en matière de politique économique. cf aussi : lienemann.typepad.fr/

    MNL plaide pour la création de fonds souverains à la Française afin de lutter contre le capitalisme financier, les délocalisations...Bref la solution magique est trouvée. Au lieu de créer des fonds de pensions privés à la française pour financer nos retraites, créons des fonds souverains qui pourront ainsi prendre des participations publiques dans le capital des entreprises en péril comme le site de Gandrange d'Arcelor Mittal par exemple...

    MNL ne le dit pas mais les pays qui se sont dotés de fonds souverains sont des pays qui accumulent les excédents budgétaires parce qu'ils bénéficient d'une rente pétrolière, Norvège, EAU, Koweït, Qatar, Libye, Russie, Vénézuela ou la Chine qui engrange des excédents du commerce extérieur et donc de l'épargne. cf carte du WSJ: http://online.wsj.com/public/resources/documents/info-launch.html?project=foreignSWF08&w=980&h=530

    En France, MNL, ne le dit pas, on accumule de la dette pour payer les retraites et les dépenses maladie d'aujourd'hui, même les dépenses de chômage et même les salaires publics avec les comptes épargne temps. Qu'à cela ne tienne, MNL propose d'augmenter les impôts, alors que la France est un des pays les mieux dotés en prélèvements obligatoires. Mais de ce point de vue les socialistes ne changent pas. Ce sont eux qui avaient eu l'audace d'inventer l'expression de réhabilitation de l'impôt!

  • N'djamena

    Je me souviens de N'djamena. le premier pays d'Afrique noire que j'ai découvert. C'est un de ceux que je préfère. Le Tchad, c'est le désert, des hommes aux traits fins, des musulmans, des chrétiens, des noirs, des arabes, une mosaïque de populations, durs à la tâche, des combattants, magnifiques avec leurs habits blancs, leurs turbans, des femmes aux robes chatoyantes, toujours dignes, dans la pauvreté, comme le sont très souvent les femmes en général, dans tous les pays en développement, le Chari, Toumaï, notre ancêtre...

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    Quelle émotion que de revoir ce soir à la télévision, l'avenue Charles de Gaulle de N'djamena, ses cadavres, ses boutiques pillées....et les colonnes de réfugiés qui se pressent au Cameroun ou au Nigeria, ces pays qui comme le leur sont tenus par leurs dirigeants dans le non développement depuis tant d'années...

     En ce début d'année , l'afrique n'en finit pas d'être mal partie.

  • By the sea!

    Dimanche matin, temps magnifique, à l'horizon, dans la brume on devine le rivage marin.
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    Mais ce n'est qu'une illusion, un mirage, nous sommes Porte de la Villette et à défaut de la plage, il y a le parc éponyme et l'Ourcq.

  • Comparaison n'est pas raison

    Ce midi, dans un moment d'égarement, un peu après l'attentat qui a tué quatre personnes à Beyrouth et en a blessé de nombreuses autres, je me suis surpris à me demander si je préférai l'ambiance des attentats ou celle de la guerre de l'été 2006!

    Dans le premier cas, surtout au Liban où les attentats ne sont jamais revendiqués, l'ennemi est inconnu, invisible, il est impossible de riposter, de se défendre, et, depuis 2004, la série croissante des actes de terrorrisme montre que la prévention est peu efficace sauf à l'égard d'éventuels amateurs...Il faut subir, puis retourner vaquer à ses affaires, le seul moyen de résister.

    La guerre, elle, est plus meurtrière, aveugle elle aussi, mais l'ennemi est identifié, connu, il est posible de tenter d'agir, de répliquer...

    Vaste débat mais inutile, les gens ordinaires n'ont pas le choix de la situation! 

    Take care!

  • Haute Loire : Danger sur les routes

    La performance de la Haute-Loire en matière de sécurité routière est désastreuse!

    En 2006, le taux de mortalité sur les routes altigériennes a été de 12,9 pour 100 000 habitants contre 8 pour la France entière.

    Et ce ne sont pas les caractéristiques du réseau routier ou le trafic qui expliquent cette mauvaise performance, la Sécurité routière calcule un indicateur d'accidentologie qui tient compte de la longueur des réseaux (autoroutes, routes nationales, routes départementales) et du trafic afin de pouvoir comparer les départements entre eux. Sur la période 2002-2006, l'indicateur montre que la probabilité de mourir sur les routes altigériennes est 19 % plus élevée que pour la France entière, toute choses égales par ailleurs.

    Les causes sont connues : l'alcool et la vitesse.

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    Et elles sont connues depuis longtemps. Alors s'il vous plait, M. le Président du Conseil Général de la Haute-Loire, ne donnez pas l'impression de négliger ce problème en abandonnant  à son triste sort le panneau préventif que vous avez installé il y a quelques années à l'entrée de La Chaise-Dieu et que vous avez manifestement oublié!

  • Liberté toujours

    LIBERTE TOUJOURS, c'est le slogan de la campagne publicitaire des gauloises au Liban.

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    La publicité pour le tabac n'est pas interdite au Liban et chacun se félicite ouvertement de pouvoir fumer comme il l'entend au restaurant.

    Liberté pour les convives de la table voisine de fumer de gros cigares toute la soirée sans s'inquiéter de l'avis des voisins.

    Et la liberté ne s'arrête pas là

    Liberté d'emprunter les sens interdits en voiture ou de doubler en troisième ou quatrième file sous l'oeil débonnaire de la police

    Liberté de porter des armes

    Liberté de ne pas payer l'électricité et l'eau,

    Liberté pour les  supporters du Hezbollah de crier Mort à Israël et aux Etats-Unis,

    Liberté pour les Palestiniens d'interdire l'accès de leurs camps à la police et à l'armée libanaise et liberté pour les libanais de dénier aux palestiniens quelque droit à l'implantation

    Liberté de repousser sans fin l'élection du Président de la République...

    Bref, depuis plusieurs années, Freedom House range le Liban dans la catégorie "partiellement Libre" http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=363&year=2007&country=7213. Ce qui fait du Liban un des pays arabes les plus libres avec le Maroc, le Yemen, le Koweit et Bahreïn. Selon cet indicateur, le Liban n'est plus qualifié de " libre" depuis 1975 et il a été qualifié de "non libre" pendant presque toute la période de l'occupation syrienne.

    Allez, encore une bouffée de cigare! Cela permettra d'oublier le reste, notamment le nouveau report, au 11 février cette fois, de l'élection présidentielle. A ce train,  le Liban risque bien d'être classé "non libre" pour 2008.