Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

attentats

  • Comparaison n'est pas raison

    Ce midi, dans un moment d'égarement, un peu après l'attentat qui a tué quatre personnes à Beyrouth et en a blessé de nombreuses autres, je me suis surpris à me demander si je préférai l'ambiance des attentats ou celle de la guerre de l'été 2006!

    Dans le premier cas, surtout au Liban où les attentats ne sont jamais revendiqués, l'ennemi est inconnu, invisible, il est impossible de riposter, de se défendre, et, depuis 2004, la série croissante des actes de terrorrisme montre que la prévention est peu efficace sauf à l'égard d'éventuels amateurs...Il faut subir, puis retourner vaquer à ses affaires, le seul moyen de résister.

    La guerre, elle, est plus meurtrière, aveugle elle aussi, mais l'ennemi est identifié, connu, il est posible de tenter d'agir, de répliquer...

    Vaste débat mais inutile, les gens ordinaires n'ont pas le choix de la situation! 

    Take care!

  • Beyrouth juin 2007 - Londres juillet 2005

    Les messageries électroniques, il faut les vider de temps en temps, faire le ménage pour améliorer la performance de son PC. Alors en ce jour de deuil national au Liban, après l'assassinat de Walid Eido et de ses compagnons d'infortune, tous rendez-vous annulés et pas franchement l'envie d'engager des travaux de fond, je m'y colle et je retrouve des vieux messages d'il y a deux ans.

    Parmi eux, celui-ci, envoyé du Caire pour conforter les européens victimes du terrorisme à Londres en juillet 2005.

    “Our determination to defend our values and our way of life is greater than their determination to cause death and destruction”
    Tony Blair

    Et :

    So back to work, to the streets, to the underground…that will send this message to the terrorists “You failed again”
    The Herald Tribune

    medium_mas10614.jpg


    Face à la barbarie qui a sévi hier sur la corniche de Beyrouth, aujourd'hui encore à Nahr el Bared et à Gaza, à Bagdad, que faire d'autre en effet, pour se donner du courage, que passé le deuil, reprendre une vie normale.

  • VERDUN à Beyrouth

    Beaucoup de quartiers et de rues à Beyrouth portent des noms français de la toute première partie du XXéme siècle : Clémenceau, Foch, Monot, Verdun...

    Le quartier de Verdun est avec le quartier chrétien d'Achrafieh, et plus récemment le nouveau centre ville restauré sous l'impulsion de Rafic Hariri par SOLIDERE, un des quartiers de prédilection des boutiques de luxe. Pour les principales d'entre elles, il faut être présent en ces trois points pour bien couvrir le marché.

    Avec les explosions des bombes à Achrafieh, dimanche 20 mai, puis à Verdun, lundi 21 mai et le sit-in imposé par l'opposition au centre ville depuis la fin de novembre, ces trois quartiers auront été victimes d'attaques délibérées.

    Verdun avait déjà vécu un épisode tragique, le 10 avril 1973, lorsqu'une unité de commandos de l'armée israélienne, commandée par le futur Premier Ministre Ehud Barak ,deguisé pour l'occasion en femme, y a débarqué et y a assassiné trois importantes personnalités de l'Organisation de libération de la Palestine. Ces assassinats, en représaille au massacre des jeux olympiques de Munich de 1972, ont donné lieu à un film documentaire : "la liste de Golda (Meir)".

    medium_love_life.jpg

    Aujourd'hui, Achrafieh et Verdun pansent leur plaies, reconstruisent, pour demeurer dès demain des pôles d'attractivité commerciale, accueillir dans leurs boutiques les visiteurs du monde entier. C'est leur manière de résister au fanatisme, de dire comme le soulignait la campagne de cet hiver : J'AIME LA VIE!