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Musique - Page 8

  • Concert aux 15 chandelles

    Vendredi dernier: une belle nuit d'été, chaude et parfumée s'annonce : nous entrons dans la petite église romane de Dore-l'église, à la frontière du Puy de Dome et de la Haute Loire, près de La Chaise-Dieu.

     

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    De la pénombre troublante et fraîche de la nef, on aperçoit dans le choeur le clavecin, la viole et le théorbe (précisé dans le programme) sous les lueurs vacillantes des chandeliers. Ambiance simple et solennelle, ambiance nostalgique : qu'allons nous fêter? la musique, l'art vocal! En particulier celui de François Couperin qui, en 1714, composa ses Leçons des ténèbres. Les lamentations de Jérémie sur la destruction de Jérusalem (Ancien Testament) lui inspirent des chants à une ou deux voix pour trois jours sombres, mercredi, jeudi et vendredi saints, trois jours où Jésus est si seul devant les épreuves, abandonné par les apôtres, au coeur des ténèbres. Chantée par deux sopranos, Olga Pitarch et Bethsabée Hass, la musique de Couperin est baroque, belle et déchirante.

    La croyance en Jésus Christ, en son mystère et en sa lumière ont nourri l'âme de nombreux musiciens : quelles sont aujourd'hui nos sources d'inspiration?

    Comme dans les offices traditionnels de la semaine sainte, les 15 chandelles symbolisent les onze apôtres fidèles, les trois Marie et Jésus lui-même. 0n les éteint une par une après chaque lamentation. La dernière flamme, celle de Jésus meurt pour nous rappeler son dernier souffle.

    C'était l'ouverture du festival annuel Les chants de la Dore : du 9 Juillet au 3 septembre dans les petites églises du Pays d'Arlanc, la musique aux multiples visages s'offre aux habitants et aux touristes, Couperin, Bach, Chopin, Onslow, Schumann... C'est presque gratuit (libre participation au profit des artistes) et de grande qualité. Excellentes soirées en perspective.

    Programme sur le site www.leschantsdeladore.fr

  • Couleur vocale

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    Quatres femmes, Odile (soprano), Christine (soprano), Isabelle (mezzo) et Ghislaine (alto) habillées de rouge et de noir forment depuis une quinzaine d'années cet ensemble choral qui interprète a capella un répertoire de chants et d'airs européens du XIII° au XX° siècle.
    Couleur vocale se produisait ce samedi 5 juillet dans l'église Saint-Etienne de Connangles à l'invitation de Maryse Pourrat, maire de la commune et du comité des fêtes. Une petite cinquantaine de personnes composait l'auditoire pour ce concert d'une heure et demi sur le thème de Ainsi va la vie, de la naissance à la résurrection en passant par l'éveil, le bonheur et la peine. Près de 25 chants, du Moyen-âge, de la Renaissance, baroques ou contemporains. Mes préférés : Come ye sons of Arc d'Henry Purcell (1659-1695) et Ave verum corpus de Francis Poulenc (1899-1963).
    A l'entracte, malgré l'orage, dégustation de tartes aux abricots et de clafoutis aux cerises préparés par le comité des fêtes. Une belle réussite pour cette petite commune de 129 habitants qui en comptait 1036 en 1841 mais qui essaie de résister au déclin. Ancien prieuré de La Chaise-Dieu, Connangles peut s'ennorguellir d'un petit patrimoine rural non négligeable à découvrir cet été à l'occasion d'une balade.
    Couleur vocale http://couleurvocale.free.fr/index.html chante à la demande, gratuitement en Haute-Loire, frais de déplacement à prévoir au delà. Le quatuor se produit dans des églises ou des chapelles et demande juste à être chauffé l'hiver. Les filles sont prêtes à aller loin puisqu'elles ont fait cette année une tournée en Albanie.
    Ce quatuor est sans aucun doute une très belle aventure humaine pour ces amateures. On les envie!

  • Nouveaux lieux à La Chaise-Dieu

    Le nouveau lieu cette année à La Chaise-Dieu sera inconstestablement l'Auditorium Georges Cziffra. Aménagé dans les anciennes écuries de l'abbaye, il sera inauguré à l'occasion du 44ème Festival de musique de La Chaise-Dieu,le 20 août.  Pascal Amoyel proposera une création inspirée de la vie de Georges Cziffra, le fondateur du Festival, intitulée le pianiste aux cinquante doigts.

    En dépit des apparences, les travaux de l'auditorium avancent bien, on en devine bien aujourd'hui la structure intérieure, tout devrait être prêt vers la mi-juin. Il restera à résoudre la question du chauffage d'ici le prochain hiver puisque la ville a semble-t'il renoncé à son projet de réseau de chauffage au bois pour les batiments publics.

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    Dès ce mercredi 14 avril, les amateurs d'art et de thé peuvent se rendre à l'Espace Marckus. Place de la fontaine, face à l'Abbatiale, Eric et Marckus ont aménagé dans l'ancienne galerie des tourelles un espace accueillant qui permet de déguster dans de grands fauteuils blancs une large gamme de thé et de découvrir les bijoux originaux de Marckus et ce mois-ci les sculptures d'Audrey Dumarchey : http://espacemarckus.com/default.html

    Enfin, il faut signaler la nouvelle carte du Four à bois, face à la pharmacie, repris par Pascal et Florence qui avaient l'an passé crée La Grignotte repris depuis par Peggy.

    L'esprit d'entreprise souffle sur La Chaise-Dieu! Bonne saison à tous!

     

  • Tokio hotel

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    Mardi matin. Neuf heures, quel est ce rassemblement? Le concert n'a lieu que mercredi 14 avril au soir mais ils sont déjà là, ils ont passé la nuit sur les marches du Palais omnisport de Bercy, dans des couvertures...

    Ils? Les fans du groupe allemand "Tokio hotel" qui se produit en france à la suite de la sortie de son nouvel album "humanoïde" : http://www.bercy.fr/programme/concert/1129/Tokio_Hotel .  Deux jours à passer ensemble, deux jours de rassemblement pour une sorte de communion.

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    Ce ne sont pas encore les vacances de printemps à Paris mais manifestement, pour ces jeunes, il n'y a pas plus important que d'être ensemble avant de vivre ce concert qui sera sans doute inoubliable... pour eux. Renseignement pris, la file d'attente pour les meilleures places commence ce soir pour demain soir, en attendant, ils écoutent le groupe sur leurs portables...
  • Au pays de Heidi

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    A la baguette de l'Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, le jeune chef Darell Ang, à la mise en scène, Laura Scozzi et la musique de Mozart nous emmène par vallées et montagnes, de cîmes en cîmes pour une suite d'épreuves, à la recherche de nos limites, à la découverte de soi. Cela se passe à ski, en luge, en téléphérique... L'héroïne est en jupe plissée et socquettes roses, comme dans les histoires de Heidi, le héros, un peu gauche mais déterminé, en fuseau et anorak blanc, la Reine de la nuit est une patronne de night-club éméchée, il y a des clochettes magiques et une flûte enchantée, car c'est bien de la Flûte enchantée qu'il s'agit ce vendredi 5 février au Grand théatre de Bordeaux.
    Difficile d'aborder, de qualifier La Flûte enchantée, créée en 1791 à Vienne. Avec cette mise en scène, on revient semble-t'il à la source, il s'agit d'un conte féérique, écrit pour un public populaire. Laura Scozzi met un peu de côté le message maçonnique, la victoire du bien sur le mal, pour ne retenir que le premier degré de l'oeuvre.
    Comment d'ailleurs qualifier de moderne, du côté du bien, un personnage comme Sarastro, qui rapte une jeune fille, Pamina, pour son bien, possède des esclaves, octroie les libertés. Quant à Papageno son idéal féminin est tout simplement machiste à souhait, ce que souligne élégamment la mise en scène.
    Une mise en scène tout à fait agréable donc qui rend l'oeuvre simple à aborder, une vraie réussite, même si le spectateur se laisse parfois emporter davantage par l'enchainement des gags que par celui des airs!

  • Les plaies mobiles

    Les plaies mobiles, c'est le nom de la fanfare des étudiants en médecine de l'université René Descartes Paris V. Des carabins joyeux et festifs qui faisaient sonner leurs cuivres sur les marches de l'Opéra Garnier sous le patronage de Bach, Haydn, Pergolèse et Cimorosa dont les masques à l'antique ornent le fronton de l'édifice. Des notes de chaleur qui faisaient oublier la froidure et le ciel bas de ce dimanche 24 janvier 2010 à Paris! http://www.plaies-mobiles.fr/index2.htm

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  • Piano à domicile

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    C'est sur ce piano, un Pleyel de 1920,  qu'Ivan Ilic www.ivancdg.com, pianiste américain d'origine serbe, donne des concerts à son domicile dans une vieille demeure près de la place Camille Julian à Bordeaux. Vendredi dernier, il interprétait Bach, une chaconne transcrite pour le piano par Brahms, puis sept études de Chopin transcrites ou recomposées par Léopold Godowski (1870-1938), pianiste américain d'origine polonaise ou plutôt balte.
    Particularité de ce concert suivi par une cinquantaine de personnes rassemblées par Bordeaux Accueille, toutes ces oeuvres étaient jouées de la seule main gauche, la main la plus maladroite! Une performance de virtuosité, que peu de ceux qui ne voyaient pas les mains du pianiste ont su déceler. Une épreuve de rigueur que de se donner cette contrainte de ne jouer que d'une seule main, un peu comme Georges Perec avec son roman La disparition écrit sans recourir à la lettre e.
    Ivan Ilic enregistre actuellement ces oeuvres. Un disque sortira après 2010 qui viendra s'ajouter à celui édité en 2008 consacré à Debussy.
    Excellente soirée qui s'est terminée avec nos hôtes autour d'un verre de Bordeaux et de patisseries allemandes.
    Pour participer à un concert à domicile et rencontrer Ivan Ilic laisser vos coordonnées sur son site.

  • Die tote Stadt ou la ville morte

    Die Tote Stadt est un opéra d'Erich Korngold (1897-1957) donné à l'Opéra Bastille jusqu'au 27 octobre et qui sera diffusé sur France Musique le 24 octobre au soir.

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    Au départ, die tote Stadt est un roman de Georges Rodenbach (1855-1898), écrivain belge appartenant au courant symboliste, publié en 1892. Dans ce roman, il y a une sorte d'identification entre Bruges, la ville morte, une ville de Flandres, belle, apaisée, triste, immuable, relgieuse, ses canaux, ses béguinages, où tout se passe derrière les rideaux, et le héros du roman, un homme qui vient de perdre sa jeune épouse et qui vit dans le souvenir de sa bien aimée, conservant ses cheveux dans un reliquaire jusqu'au jour où il rencontre par hasard dans la rue son sosie, une danseuse d'un théatre voisin, Marietta...bruges la morte.jpg

    C'est ce roman qui va servir de livret à Paul Schott, pseudonyme de Julius Korngold, le père d'Erich, pour un opéra que ce dernier compose à l'age de 23 ans, c'est déjà son troisième, attendu avec tant d'impatience qu'il y aura simultanément deux premières à Cologne et à Hambourg le 4 décembre 1920.

    Dans l'opéra, la ville n'apparait qu'en arrière plan de l'intrigue qui n'est dans le roman que le pretexte pour évoquer Bruges, la réelle héroïne de l'ouvrage de Rodenbach. Paul le héros, plongée dans l'affliction, rencontre Marietta, danseuse ravissante, pleine de vie, désirable, la renvoie, mais pour plonger dans un délire schizophrène qui donne lieu à du théatre dans le théatre. Dans son délire, Paul est séduit par Marietta et finit par devenir son amant, sans renier pour autant le souvenir de Marie, sa chère et tendre femme. Pour lui Marietta et Marie ne font qu'un, mais Marietta va refuser la marginalité dans laquelle Paul la confine et va essayer d'éliminer sa rivale.

    Ce thème du veuf affligé, torturé par le souvenir, du combat entre la fidélité aux morts et le désir de vivre nous apparait un peu naif aujourd'hui mais après la première guerre mondiale le grand nombre de situations de veuvage était tel qu'il rencontra un écho enthousiasme en Europe et aux États-Unis.

    La mise en scène de Willy Decker est superbe et rend très bien le côté onirique de l'opéra avec ses plateaux et ses plafonds mobiles d'une grande sobriété. La musique est excellente : Compte tenu de son jeune âge, Erich Korngold a empriunté à son environnement immédiat, les musicologues y reconnaissent Puccini, Strauss, Mahler... une musique du début du XX siècle fort agréable, très bien exécutée sous la direction de Pinchas Steinberg. Citons enfin Robert Dean Smith et Ricarda Merbeth qui jouent et chantent fort bien des rôles exigeants puisqu'ils sont quasiment toujours en scène ce qui expliquerait que cet opéra soit assez peu joué.

    p_korngoldph.gifEn 1935, Erich Korngold, juif, s'exila aux États-Unis où il devient l'un des plus célèbres compositeurs de musique de film à Hollywood, pour la société Warner Bros, carrière qui lui vaudra deux oscars. En Europe sa musique est bannie. Après la guerre, il revient à la musique classique en Europe, avec notamment son concerto pour violon opus 37 de 1947 mais cette musique sérieure n'intéresse plus guerre en Europe. il décéde, paralysé,à la suite d'une attaque à l'âge de 60 ans. La redécouverte de ses oeuvres ces dernières années n'est que justice.

  • Miracles au Festival de La Chaise-Dieu

    Tous les soirs lorsque la musique du concert retentit dans l'Abbatiale de La Chaise-Dieu, deux ou trois pisistelles, difficile de les compter, mues par les lumières des projecteurs tracent leur chorégraphie au dessus de l'orchestre et des solistes. Un jour, une des stars qui se produisent, un brin trop capricieuse, interrompra sans doute sa prestation estimant qu'il lui est impossible de chanter ou de jouer en concerto avec les chauves-souris. Jusqu'à présent cela ne s'est pas produit, premier miracle.

    Jeudi, miracle que la rencontre entre Giulano Carmignola (photo), violoniste virtuose, spécialiste de Vivaldi,  et Paul McCreesh, réputé pour ses interprétations de musique renaissance et baroque. Les deux musiciens refusent évidemment de se faire enfermer dans des "boites" mais leur parcours témoigne cependant de cette spécialisation. Camignola et McCreesh n'avaient jamais joué ensemble, ne s'étaient jamais rencontrés,  ils ont fait connaissance avant leur première répétition dans le studio de France Musique à l'invitation de Marc Dumont. Le soir du concert, Carmignola, physique de play-boy italien, il m'a fait un peu penser, en plus âgé à Alain Delon dans Le Guépard, était tendu. Lorsqu'il joue du violon, tous les muscles de son visage sont en action, dans un effort qu'on devine violent. Paul McCreesh au contraire semble s'amuser lorsqu'il dirige son ensemble de Bâle, il danse littéralement, avec une agilité incroyable, tout sourire, de son visage poupin un peu rosé d'anglais. Ce couple inattendu nous a donné un magnifique concerto pour piano et cordes en ré mineur de Felix Mendelssohn-Bartholdy.

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    Miracle, enfin le plus grand par définition, que celui de La Résurrection, ici de Georg Friedrich Haendel interprétée par le Collegium 1704 dirigé par Vàclav Luks. Jean, Marie-madeleine, Marie Cléophas, Lucifer, et un ange nous content cette histoire bimillénaire que nous connaissons par coeur, qui se trouve illustrée en images, autour de nous, au dessus des 144 stalles, par les merveilleuses tapisseries flamandes de La Chaise-Dieu. Où mieux qu'à La Chaise-Dieu revivre cette histoire qui nous émeut toujours, surtout quand elle est aussi magifiquement interprétée par cet ensembe tchèque,  les solistes et chacun des pupitres donnant tour à tour le meilleur d'eux-mêmes? La standing ovation réservée à Vàclav Lutz, ses solistes et ses musiciens était amplement méritée.

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    La Chaise-Dieu est bien décidément un miracle de tous les instants!

  • france musique à La Chaise-Dieu

    France Musique a eu l'excellente idée de s'installer pour quatre jours à La Chaise-Dieu à l'occasion de la 43é édition du Festival de Musique dont c'était l'ouverture ce 19 août.

    Marc Dumont y recevait, en direct et en public, pour son magazine, de 18 heures à 20 heures des musiciens venus présenter leur travail.

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    Paul McCreesh (ci-dessus) qui dirige le 20 l'Orchestre de chambre de Bâle, avec en particulier le concerto pour violon et cordes de Felix Mendelsohn, avec, au violon, Giuliano Carmignola (ci-dessous).

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    Et puis Martin Gester (ci-dessous) qui ouvrait le Festival avec le Parlement de musique et la Maitrise de Bretagne avec un programme consacré à Haydn Joseph, à son frère Michael et à Franz Xavier Richter qui fut maitre de chapelle à Strasbourg : la messe dite de lord Nelson.
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    Et enfin, cerise sur le gateau, on découvrit Patrick Ayrton, directeur du festival Bach en Combrailles, un bon complément à celui de la Chaise-Dieu, puisque du 1er au 15 août chaque année, qui nous fit découvrir, au clavecin et au violon, en direct, une fugue de Bach et une oeuvre méconnue d'un musicien méconnu Joseph Touchemoulin originaire de Bourgogne: http://www.lesinventions.fr/touchemoulin/fr/index.html, un musicien qui lui a donné l'idée de créer une formation musicale : les inventions.
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    Une belle occasion d'écouter de la bonne musique et leurs interpretes : à ne pas manquer.