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Auvergne - Page 5

  • Vorey - Le Puy par le GR3

    Dernière étape pour rallier La Chaise-Dieu au Puy. on se retrouve avec le GR3 http://www.gr-infos.com/gr3a.htm sur un chemin de Compostelle celui de Vézelay au Puy et ce sera la plus belle de notre petit périple de trois jours avec des paysages magnifiques, le plaisir de croiser des papillons de toutes les couleurs et des champs de blés remplis de coquelicots..

    Petit déjeuner  à la maison de la presse qui fait aussi salon de thé et qui détient la clef du gîte municipal. La boulangerie juste à côté ouvre également à 6h30, idéal pour un départ de bonne heure.

    Une anecdote sur notre compagnon de gite d'étape un salarié du groupe SNCF basé en Normandie, venu en train à Bordeaux chercher une voiture d'Aquitaine rail pour venir travailler une semaine sur le voie ferrée Le Puy Saint-Etienne et hébergé au gite communal... un voisin sympathique au demeurant mais quelle organisation à la SNCF a priori.

    L'étape d'aujourd'hui nous mêne à Ceneuil, Chalignac, Lavoute sur Loire, La Roche, Rachat, Chanceau, Polignac et Le Puy. 27km, partis à 7h15 on arrivera à 16h30.

    Aucune encontre sur le chemin, pas de pèlerins!

    Au départ, pour raccourcir on a fait l'impasse sur Ceneuil mais il faut signaler qu'il existe une chambre d'hôte à Ceneuil et que pour ceux qui enchainent le chemin Allégre Le Puy par Vorey il est donc possible de faire étape à Ceneuil et d'éviter ainsi Voey et sans doute pas loin de 6km.

    Aucun problème jusqu'à Lavoute où l'on prend un café au bord de la Loire encore sauvage, puis après un bel aperçu sur le cahteau dans son méandre et le pont vieux, c'est la montée sur La Roche en lacets dans les bois un peu pénible. Une fois à La Roche la montée continue jusqu'à Rachat (petite pause chausson aux pommes). Puis c'est la descente, les vues sur les sucs et la Loire sont superbes.

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    On arrive enfin en vue du château de Polignac, encore une montée jusqu'à l'église pour s'attabler à 14 heures au restaurant Les terrasses de Polignac. La cuisine est entièrement maison avec uniquement des produits frais : poitrine de porc grillée et petits légumes suivi d'un sabayon aux fruits rouges pour 12,50€. C'est la deuxième saison des propriétaires, la décoration est branchée.

    Reste normalement 7 km pour arriver au Puy en passant par Saint Michel et la cathédrale mais on prend un ancien tracé du GR qui après une belle montée à  la Boriette nous permet de redescendre par l'allée du même nom à travers un quartier chic avec quelques belles maisons d'architectes pour atteindre l'hôpital Emile Roux, rejoindre la place Lafayette, prendre la rue Saint Jacques et arriver place du plot pour prendre une verre de lait au sirop d'orgeat au bar Santa Lucia.

    Enfin prendre le car SNCF place Lafayette qui en une heure nous ramène à La Chaise-Dieu après cette escapade de trois jours.

  • Allègre-Vorey par le GR 40 du tour des monts du Velay

    Toujours sur le chemin du Puy, on abandonne le GR de pays Cotte de maille et robe de bure pour le GR 40 http://www.gr-infos.com/gr40a.htm qui fait le tour des monts du Velay, le temps d'une étape.

    Petit déjeuner au gîte d'Allègre. Thé et excellentes confitures maison dans l'ancienne chapelle de ce qui était jusqu'en 1968 un couvent de franciscaines puis une école avant en 1978 d'être transformé en gîte d'étape. La famille Dondin le gère depuis une vingtaine d'années.

    Hier soir dîner au restaurant Le Leydet. Il y a un menu du jour très copieux pour 12,50€. Salle chauffée l'hôtel offre toute une palette de services : salle de banquet, piscine chauffée l'été ... L'aligot et le contrefilet de bœuf étaient bons. Une alternative à tester le restaurant Saveurs d'ailleurs qui offre de la cuisine polonaise.

    Au départ du GR40 quelques difficultés pour trouver la variante qui évite de grimper au sommet du mont Bar que l'on connaît déjà. Puis ce seront dans l'ensemble de larges chemins de pouzzolane puis sablonneux quelques petites routes qui nous mèneront successivement à Céaux d'Allegre, Anviac, Saint Geneys, le col de la croix de l'arbre ou l'on croise la N106, Labroc et enfin Vorey. Au total 25 km environ. Partis à 8 heures et arrivés à 16h30.

    Peu de montées et une interminable descente entre la N106 et Labroc sur la route dite des chômeurs car construite par des réfugiés pendant la deuxième guerre mondiale. Déjeuner à Saint Geneys sur le pouce puis café et dessert Chez Martine, bar restaurant ouvert en ce 14 juillet.

    Quelques rares rencontres : 4 randonneurs partis de Saint Geneys pour Allègre et plusieurs quais à Anviac.

    Petit problème de balisage à Le Cros qui nous a obligé à s'écarter du GR mais nous apremis de découvrir un beau gite d'étape labellisé Halte de Compostelle, le gîte de La Bergerie,  au Cros. Sans doute un bon hébergement pour ceux qui seraient tentés de faire La Chaise-Dieu Le Puy en seulement deux étapes.

    gr 40,tour des monts du velay

    Pour rejoindre directement Vorey depuis Labroc on a pris une petite route qui traverse Brigols. Le petit gîte d'étape communal de Vorey se situe à côté de la maison de retraite après la crèche (tourner à gauche juste avant la poste venant du pont sur l'Arzon). L'aménagement intérieur est neuf, deux chambres à l'étage et 7 lits en serrant bien. Une douche et un WC au RC mais dans la même pièce. Cuisine-salle à manger. Lave linge. 9,50€ par personne. Il y a contrairement à Allègre des alèses et des taies en papier et bien sûr des couvertures. On a du mal à imaginer sept personnes cohabiter aisément dans ce gîte.

    Dîner à l'hôtel des rives de l'Arzon, tout près du pont, salade complète et tiramisu maison pour 14€, en ce jour férié pas de plat du jour, il existe un menu à 19,80€ et un à 24€. Après une semaine automnale, il fait enfin beau et chaud.

  • La Chaise-Dieu - Allègre par GRP Robe de bure et cotte de maille

    Sur le chemin de Robe de bure et cotte de de maille un GR de pays qui permet de relier La Chaise-Dieu à Allègre, soit un peu plus de 20 km. Notre objectif étant de rallier Le Puy en trois jours via Allegre et Vorey.

    Cette première journée nous conduira successivement à Sembadel-bourg, Hierbes, La Roche, Varennes , Les Ignes, Bonharmes et Allègre. Une vingtaine de km. Partis à 7h nous sommes arrivés à 14h. Pas de difficultés particulières, peu de dénivelés sérieux, un chemin par moment un peu trop herbeux et carrément transformé en petit ruisseau avant la traversée de la Borne occidentale. Un peu avant Hierbes, il a également fallu dans ce secteur négocier avec un troupeau de vaches qui occupait le chemin puis éloigner l'une d'entre elles qui s'obstinait à nous suivre.

    A Varennes rencontre avec un chien peu avenant qui était échappé de son enclos électrifié, sa maîtresse a repris les choses en main. Après le déjeuner aux Ignes, un village très agricole avec un rouleau de vaches d'une cinquantaine de têtes et un troupeau d'au moins cent moutons deux rencontres: la première avec une famille de 3 enfants de Neufchatel (Suisse) partie randonner avec deux ânes et la seconde avec des randonneurs de Saint Paulien à cheval ce qui donne l'idée de regarder les itinéraires de cavaliers, la caracolade en particulier. Ils allaient à Connangles et déploraient la fermeture de l'auberge. Pas d'étapes prévue à La Chaise-Dieu. (il existe effectivement une étape de la Caracolade Saint Paulien La Chaise-Dieu de 32 kmhttp://www.randonnee-cheval-auvergne.fr/haute-loire/itinéraires-montés/caracolade/)

    Le balisage est correct sans plus, moins bien fait que les PR de pays. A Sembadel par exemple un petit panneau Allègre serait le bienvenu. A Allègre, hébergement au gîte d'étape au 17 de la rue entre l'église et la porte Monsieur. Vieille maison avec des petites chambres, parquets en bois, salle à manger, cuisine, une douche, un WC, couvertures, poêle à bois. 13€ par personne l'été, petit déjeuner possible à 5€. Le gîte loue des ânes à la journée ou la semaine.

    robe de bure et cotte de maille

    Selon le propriétaire du gite pas mal de randonneurs vont directement au Puy en passant par des pistes cavalières, au milieu des champs de lentilles, un peu monotone selon lui. Il existerait aussi un nouvel itinéraire entre le Mont Saint Michel et Saint Michel l'Aiguilhe près du Puy.

  • En Haute-Loire, l'avant garde est dans le pré

    Le journal Le Monde de ce jour publie un bel article de Raphaëlle Rérolle intitulé L'avant garde est dans le pré qui dresse le portrait de plusieurs citadins revenus de Dubaï, d'Afrique du sud, de Washington pour s'installer à la campagne en Haute-Loire du côté de Lavaudieu, de Brioude, de Bournoncle-Saint-Pierre, de Troupenat. Ils sont graphiste, psychanalyste, forgeron, coach... travaillent à distance, n'hésitent pas à faire 500 km pour aller voir une expo à Paris, bref des néo-ruraux qui constituent une partie de la solution face au dépeuplement de l'Auvergne, cette région peuplée d'arbres et de vieux.

    Citation : 

    Ils ont quitté la ville pour s'installer dans un environnement rural. A leur manière, ce sont des aventuriers. Aujourd'hui, rencontres avec des artistes et des télétravailleurs en Haute-Loire 

    N'essayez pas de parler français aux chiens d'Isabel et Adriaan : ils ne comprennent que l'anglais. Dans la campagne de Haute-Loire où ils courent en liberté, personne ne ferait la différence entre ces deux gros toutous pacifiques et n'importe quel animal du coin. Sauf que ceux-là portent des noms zoulous, qu'ils viennent d'Afrique du Sud et qu'ils sont arrivés en France dans les bagages de leurs maîtres. C'est au milieu d'un hameau minuscule, trois maisons et des ruines, qu'Isabel et Adriaan ont décidé de s'établir il y a dix-huit mois. Lui, néerlandais, elle, française, et leurs trois filles, dont la dernière, Nelly, est une enfant adoptive, née dans un township de Johannesburg. Ils font partie des 90 000 personnes qui ont choisi de s'installer en Auvergne depuis cinq ans, selon une enquête de l'Insee menée en partenariat avec l'Agence régionale de développement des territoires d'Auvergne. A eux seuls, ces nouveaux arrivants composent maintenant 8  % de la population auvergnate. Des néoruraux, comme on dit. Ou des ex-urbains, si l'on veut, puisque la majorité d'entre eux viennent des villes.

    C'est le cas de tous ceux qui, comme Isabel Parenthoen et Adriaan van den Assem, ont opté pour une profession intellectuelle ou artistique. Le genre de métier que l'on peut exercer à distance, pourvu qu'on ait Internet et le téléphone. Mais pourquoi quitter les villes, si riches justement en offres artistiques et intellectuelles ? Pourquoi venir planter sa tente (en l'occurrence une grange, parfaitement retapée) au lieu-dit Troupenat, avec les collines comme uniques voisines ? " D'ici, on voit loin ", remarque Isabel en montrant la vue sur la chaîne des Puys, derrière la maison. Prendre de la distance, sortir des rails, concevoir l'avenir autrement : les motivations d'Isabel et Adriaan sont aussi celles de nombreux ruraux d'adoption, qui partagent tous une grande pratique de la mobilité, à la fois géographique et professionnelle. Ce qui ne manque pas de piquant, puisque ces aventuriers d'un nouveau genre viennent s'établir dans des lieux définis, justement, par leur immobilité. Hypercontemporains, hyperconnectés, ils font leur trou dans des " trous "...

    Isabel dirigeait le bureau de l'Agence France-Presse (AFP) pour l'Afrique australe, dix pays en tout, quand elle a mis le cap vers la Haute-Loire. Fini le journalisme, finis les zigzags entre les différents pays où la conduisait son métier. " Je ne trouvais plus dans cette vie ce que je cherchais ", se souvient-elle. Depuis quelques années, elle s'était formée au management, puis à la psychothérapie et au coaching en entreprise. Adriaan, de son côté, avait depuis longtemps délaissé la chimie pour des études d'ingénieur du son. A Troupenat, il a aménagé de ses propres mains un studio d'enregistrement pour lui, une salle de séminaire écologique pour elle. Tous deux alternent les sessions à domicile et les missions à l'extérieur. Isabel coache par Skype jusqu'en Australie, dirige des formations à Paris ou à Lyon, travaille avec des clients isolés ou des PME du coin.

    La ville, ils ne l'ont pas fuie, enfin c'est ce qu'ils disent. Ils avaient surtout envie d'autre chose. De nature, d'espace, de ne plus marcher " dans le troupeau ", comme l'affirme Isabel avec une grimace : oublier les heures de pointe, " les grèves, les odeurs des gens, la trop grande proximité ". Et surtout, ne pas se retrouver coincés dans des rythmes qui n'étaient pas les leurs. Etre à la campagne, c'est reprendre la main. Le rêve contemporain par excellence pour les hommes et les femmes du XXIe  siècle, hantés par l'idée de se sculpter un destin sur mesure. D'être dans le " faire " et l'" agir ", plutôt que dans le " subir ".

    Ce désir est aussi celui d'Anthony Taylor Rischard, 44 ans, et de sa compagne. Eux vivent à Bournoncle-Saint-Pierre (Haute-Loire), un village ravissant et très, très tranquille : pas de café en vue, pas un chat dans les rues à 5  heures du soir. Face à l'église, bien en évidence, une plaque " Psychanalyste ", c'est elle, un panneau " Forge d'art ", c'est lui. Quand on se présente, il surgit en vêtements de travail, " dans mon jus ", sourit-il. Cinq minutes plus tard, chemise bleu clair et pantalon beige, c'est un autre homme - ne fût-ce les ongles un peu cernés, on le verrait plus volontiers urbain, branché. Surtout quand, au coin d'une phrase, surgit une pointe d'accent américain.

    Né et grandi à Washington, de mère corse, Anthony a fait des études de production télévisée à Paris, avant de monter une entreprise de matériel électronique aux Etats-Unis, puis de se retrouver dans la communication numérique à Dubaï, en  2004. Là, il a rencontré sa compagne, originaire d'Issoire, Puy-de-Dôme. Ils ont eu deux enfants. Aujourd'hui, Anthony tient beaucoup à préciser qu'il n'a pas quitté le Golfe par aversion. Ce sont pourtant les excès de Dubaï qui leur ont fait lâcher la rampe, en  2009-2010. " Quel environnement voulions-nous pour nos enfants ? Pas celui-là, se souvient-il.Dubaï, c'est le fantasme, la démesure, pas la vraie vie : la goutte d'eau qui a fait déborder le vase urbain. " En s'établissant à Bournoncle, ils ont pu donner libre cours à leurs rêves, ou à leurs passions puisque Anthony travaillait déjà le métal, en parallèle du reste, depuis 1997.

    Au départ, il a fallu s'adapter à certaines particularités locales. Ou se désadapter du train galopant d'une ville mondialisée, c'est selon. " Le fait de ne plus pouvoir aller acheter des vis à 22 h 30, c'était un peu dur, ironise Anthony. D'autant qu'ici, les commerces ont des horaires fantasques. " Accepter, aussi, de dépendre de sa voiture pour presque tous ses déplacements. " Mais enfin, observe-t-il, à Dubaï, l'embouteillage moyen est de deux heures et demie... " Quand on lui demande comment ça marche avec les " locaux ", il n'hésite pas : " Il y a un énorme apprentissage à faire en matière de relations sociales. Ici, on n'ignore pas ses voisins comme en ville, mais il faut un bout de temps pour être invité à l'apéro et se tutoyer.  Une fois que c'est fait, on peut compter sur eux à 150  %. "

    Tout de même, ces " expatriés " d'un nouveau genre n'ont-ils pas tendance à rester entre eux ? La tentation est forte. " D'abord, nous sommes de plus en plus nombreux ",remarque Anthony. Les trois quarts des amis du couple sont pourtant du coin. " Mais ma compagne est d'ici, ça facilite... ", précise-t-il. Pour lui, c'est clair : " Il y a un confort dans le dialogue avec des gens eux aussi éloignés de leurs racines. " Ce tropisme, Sandrine Chimbaud le connaît bien. Graphiste et spécialiste de la communication, cette femme de 40 ans vient de s'installer à Brioude, sous-préfecture de la Haute-Loire, après plusieurs mois dans une ferme isolée. " On va plus facilement vers des gens qui ne sont pas d'ici, constate-t-elle. C'est une curiosité naturelle. " Une question de goûts communs, de culture urbaine partagée, d'esthétique presque. Sans compter que les autochtones ne sont pas forcément très ouverts au brassage de population, comme l'explique Guilhem Vicard, photographe et graphiste originaire de la région parisienne, installé à Lavaudieu, Haute-Loire : " Ici, quand tu es de Brioude, à 25  km, tu seras un étranger toute ta vie. Alors quand tu arrives avec un 92 à l'arrière de ta voiture... "

    Comme Sandrine, tous sont prêts à faire des kilomètres pour aller trouver à Lyon, Paris ou Marseille les expos, les musées, les cinémas qui leur manquent. " Nous n'avons pas tout à fait la même conception des distances que les gens d'ici ", observe Anthony. La ville à la carte, donc, une fois de temps en temps. " J'ai choisi une vie cui-cui, s'amuse Sandrine. Quand j'ai envie d'un restaurant japonais, je vais plus loin. " Quant à Guilhem, il va faire ses courses à la librairie du Centre Pompidou, à Paris. Récemment, avec sa compagne, ils ont fait les cinq heures de route pour assister à un spectacle de Marie-Claude Pietragalla.

    Eux vivent donc à Lavaudieu depuis 2007, avec leurs deux enfants.  Dans ce village historique enroulé autour de son abbaye, ils ont aménagé l'ancienne école laïque en maison d'habitation, au prix d'un an et demi de travail. A l'étage, on pourrait se croire dans un loft parisien si les fenêtres n'ouvraient sur un horizon de ruelles et de forêts. Pourquoi là ? Parce que Guilhem a des racines familiales dans le Cantal, pas loin. Son choix s'est fait au terme d'un itinéraire chahuté, tant géographique que professionnel : facteur, photographe, de nouveau facteur, puis graphiste et toujours photographe. Guilhem n'a " pas voulu fuir Paris ", d'autant qu'il y était bien logé, dans un HLM obtenu grâce à La Poste que tous ses copains lui enviaient. Mais " changer d'air ", ça oui. Et surtout, " avoir plus d'emprise " sur ce qu'ils vivaient, sa compagne et lui. " On est partis à l'essai. "

    Alimentation et déplacements " en conscience ", habitat écolo, projet d'école alternative, création d'un café-lecture associatif, Guilhem a beaucoup fait. Et beaucoup appris sur le tas. Ce qui ne l'a pas empêché d'éprouver, parfois, des inquiétudes et des frustrations. D'abord, l'hiver est long, dans une région rude comme la Haute-Loire. Ensuite, les réseaux professionnels sont incertains. Fin 2012, avec sa compagne, ils se sont demandé si l'" essai " n'allait pas tourner court. A peu près à la même époque, Sandrine a failli laisser tomber sa vie " cui-cui ". Trop d'irrégularité dans les revenus, pas assez d'échanges avec des pairs.

    Et puis, coup de chance, elle a rencontré Guilhem. Ensemble, ils ont créé un collectif qui leur permet de porter des projets, de communiquer " en live " par Internet, de se sentir moins isolés dans cette région largement peuplée " d'arbres et de vieux ", comme le dit Guilhem en riant. Persuadé de représenter une avant-garde, il se dit toutefois que l'isolement ne durera pas toujours. " En  2007, quand je me suis installé, mon grand-père m'a dit : "Tu es fou, c'est le désert, l'Auvergne." Je lui ai répondu : "On n'est pas les seuls. Tu verras, dans dix ans ce sera la banlieue de Lyon." "L'affaire est peut-être en route, espérons seulement qu'il faudra un peu plus de dix ans...

    Raphaëlle Rérolle

  • Les Pas Casaniers

    Ce samedi 5 juillet c'était la troisième édition de ces Pas Casaniers, un rassemblement de randonneurs sur le plateau de La chaise-Dieu.

    A 8h30, Par une petite pluie fine, nous partîmes à quatre de Saint-Pal-de-Senouire. A Sembadel-bourg le flot se grossit des randonneurs partis de Sembadel-Gare et nous nous retrouvâmes 14 en route pour La Chaise-Dieu sous le soleil.

    Vers 11heures 30, la place de la fontaine à La Chaise-Dieu vit aussi converger par dizaines les randonneurs venus de Berbezit, Bonneval, Cistrières, Connangles, Félines, La Chapelle-Geneste, Malvières. Manquait Laval sur Doulon pour que toutes les communes du canton soient représentées.

    Retrouvailles, photo sur les marches de l'abbatiale après une aubade et quelques danses offertes par le groupe folklorique La Crouzade puis déjeuner en musique à la Salle des fêtes offert par le Crédit agricole.

    Une édition pleinement réussie à l'initiative de l'association Sport Nature La Chaise-Dieu.

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  • La Chaise-Dieu : une approche pluridisciplinaire

    chaise dieu plan.pngCe dernier dimanche de juin, les universitaires prenaient la parole dans l'Auditorium Cziffra de La Chaise-Dieu pour présenter au public venu très nombreux le fruit de leurs recherche sur l'abbaye et le village. 

    A l'initiative du Conseil général et du Syndicat mixte qui conduit les travaux de restauration de l'ensemble abbatial actuellement en cours, de nombreux chercheurs se sont associés dans un programme collectif de recherche pluriannuel et ils en présentaient les premiers résultats.

    Frédérique Anne Costantini (Université de Bordeaux) a montré la richesse des archives écrites conservées tant aux Archives nationales qu'à Avignon, au Puy ou à Burgos, des archives exceptionnellement riches.

    Richard Goulois, l'architecte du patrimoine en charge du projet de restauration, a précisé le parti pris retenu pour l'affectation des différents espaces : accueil général, festival, espace muséal, exposition des tapisseries... en le justifiant par la clôture qui prévalait à l'origine et la nette séparation entre village et abbaye...

    Daniel Parent, archéologue, a montré ce que l'archéologie pouvait apporter pour améliorer notre connaissance du site à partir de la mise en évidence du mur de clôture qui préexistait à l'édification de la porte du for.

    Damien Martinez (HADES)a fait état du fruit des prospections géo-radar effectuées fin 2013 dans la nef et le collatéral sud. Sans recourir à l'archéologie, simplement par l'analyse de l'écho d'un signal Radar on arrive à mettre en évidence l'emplacement probable d'un des murs de l'ancienne abbaye qui a été détruite au XIV° siècle pour construire l'édifice actuel.

    Paul Bynski, (Université de Cambridge) a étonné l'auditoire en montrant les ressemblances frappantes entre le tombeau  aux anges musiciens et les fenêtres du cloitre avec des tombeaux et des édifices du gothique flamboyant sis en Angleterre et un peu antérieurs à l'abbatiale actuelle, ce qui montre combien les idées circulaient déjà rapidement.

    Bernard Sanail  (Université de Saint Etienne) a rappelé toute l'importance du manuscrit de Dom Victor Tiolier qui décrit l'abbaye de façon très précise au XVII° et XVIII° siècles.

    Daniel-Odon Hurel, Université de Saint Etienne, et coordonnateur du groupe de recherche, a présenté les premiers résultats de ses recherches sur l'inhumation des moines.

    Enfin, Martin de Framond, directeur des archives de la Haute-Loire a enchanté l'assistance en résumant à grands traits les heures et malheurs de la famille Roger de Beaufort, la famille de Clément VI, corruption et népotisme faisaient alors leur ouvrage...

    Un ensemble de communications prometteur de nature à bien préparer la mise en valeur de l'Abbaye une fois les travaux de restauration terminés, a priori en 2015.

    On a revu avec plaisir et émotion le film sur la dépose des tapisseries en mai 2013 puis on est allé faire un petit tour à la Dorette en fête à Bonneval et écouter dans l'église de Malvières le concert donné par Sylva Doulce de La Chaise-Dieu et Comme un accord d'Ambert

    On a donc manqué le concert amical donné à l'abbatiale par Anne Page, Paul Bynski et Julien Caron avec le choeur de La Valette de Saint Chamond.

    Le programme était trop riche à La Chaise Dieu ce dernier dimanche de juin! 

  • Le plus beau monument d'Auvergne

    abbayevigentte.jpgVoici un lien à diffuser largement, un vote sur France 2 pour le plus beau  monument de l'Auvergne avec l'Abbaye de la Chaise-Dieu parmi les concurrents..
     
     
    Il faut voter avant le 16 juin 2014 et rien n'interdit de voter pour votre monument favori des 22 régions que compte encore notre pays.
     
    Une bonne occasion d'assurer la promotion de notre Casadei!

  • Etape zéro du chemin de Saint Jacques au Puy en Velay

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    En  s'adressant au Syndicat d'initiative du Puy en Velay, on peut se faire remettre un petit guide qui comporte dans l'encart de couverture le plan de cette étape zéro dont l'objectif est de retenir un jour de plus dans la capitale ponote les candidats au chemin de Saint Jacques de Compostelle.

    C'est tout simplement une chemin de petite randonnée très bien balisé en jaune qui croise les GR en rouge et blanc qui desservent la ville sainte. C'est une petite étape annoncée pour 6,8 m mais qui comporte finalement pas mal de dénivelés.

    En s'attardant quelque peu sur ce que l'on découvre on peut facilement y consacrer une après-midi et encore sans visiter réellement. Le sentier nous mène à la cathédrale, son cloitre, au Conseil général, à l'église Saint Michel, Aiguilhe, la statue de Notre Dame, les rives de la Borne, de nouveau la montée vers la cathédrale, l’Hôtel-Dieu, la place du Breuil, le Musée Crozatier, les jardins, la remontée vers le Couvent Sainte claire...

    On découvre ou on redécouvre une petite ville bien gérée sans doute depuis plusieurs années avec des nombreuses rénovations (Conseil général, Cinéma, Hôtel-Dieu, Musée crozatier, le Camino), des immeubles plutôt bien entretenus, des rues propres, pas de ghettos en centre ville comme souvent.

    On termine en prenant un pot place du plot au soleil.

    Cerise sur le gâteau on a pu bénéficier du dernier jour de l'exposition sur le Codex de Saint jacques, un ouvrage du XII° siècle dont le chapitre V décrit avec précision le chemin de Saint Jacques, un ouvrage connu sous le nom de Calixtinus en référence à Calixte II (env. 1060-1124), le pape qui l'a signé à titre posthume. Il faut cependant aller à Saint Jacques pour espérer voir l'original. seul un fac-similé était exposé.

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  • Ecole en danger!

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    Ce vendredi, les élus, les parents d'élèves, la population du plateau de La Chaise-Dieu étaient invités par l’association de parents d'élèves à manifester contre le suppression d'une classe à la rentrée prochaine à l"école de La Chaise-Dieu.

    Parents en colère, plus d'école plus de vie, touche pas à mon école... les slogans habituels.

    De recensements en recensements la population du plateau diminue, la population vieillit, alors, inéluctablement l'inspection académique prend ses ciseaux et ajuste un jour les effectifs au profit des territoires en expansion démographique. C'est ce qui se passe à nouveau cette année.

    La vice -présidente des parents d'élèves a bien vu le problème. elle a évoqué la nécessité d'un village pour habiter et pas d'un village musée, et a souligné que La Chaise-Dieu avec ses services (maison médicale, réseau petite enfance, centre de loisirs, commerce, était en mesure d'accueillir de nouvelles activités et de nouveaux habitants.

    Le nouveau maire de La Chaise Dieu a insisté sur l'impératif d'assurer un enseignement de qualité à tous les enfants.

    Le président de la Communauté de communes et maire de Félines, la Conseillère générale d'Allègre et le Député ont été un peu plus incisifs. Après avoir invoqué la spécificité du monde rural (20 % de la population mais 80 % des territoires), les intempéries, les distances, ils n'ont pu s'empêcher de s'en prendre aux technocrates parisiens qui ne savent décider qu'à partir de ratios (nombre d'élèves par classe) sans tenir compte de ce qui se passera dans les années à venir, des réalités locales... On soulignera simplement ici que la carte scolaire de la Haute-Loire n'est pas décidée à Paris mais par l'Inspection académique du Puy avec le Rectorat de Clermont-Ferrand. Et que ceux qui prévoient un accroissement de la population du plateau casadéen lèvent la main!

    Le Député est allé jusqu'à regretter que pas une seule des 60000 créations de postes dans l'éducation nationale ne soit affectée en Haute Loire, alors que son mouvement politique dénonce chaque semaine ces créations de postes et appelle à des coupes dans les dépenses publiques bien plus importantes que celles qui sont envisagées par le gouvernement.

    Il eut été utile d'informer plus complétement les personnes présentes en exposant clairement les données du problème  effectifs des élèves, des enseignants, répartition par classe, par niveau, perspectives pour la rentrée. conséquences pour l'encadrement scolaire des décisions envisagées, scénarios d'adaptation des classes, des niveaux...

    L'ambition doit être d'assurer l'enseignement de la meilleure qualité possible et pour ce faire nos élus qui sont légitimement attachés au maintien de leur école dans leur commune pourraient se surpasser et prendre en compte l'intérêt général du plateau plutôt que les intérêts particuliers. Il faut étudier avec l'ensemble des parties intéressées (parents, enseignants, élus...) la possibilité d'aller plus loin dans les regroupements pédagogiques, envisager la fusion des écoles de La Chaise-Dieu, de Félines et de Sembadel, privilégier les intérêts des enfants sur ceux des communes. Sans bercer les populations d'illusions.

    Il n'est pas trop tard.

  • Festival de Musique de La Chaise-Dieu 2014

    visuel_2014.jpgDe plus en plus stylisées les affiches de ce Festival dont la 48° édition se déroulera du 20 au 31 août. La lumière se réfléchit au travers du vitrail.

    la première édition dont la programmation aura été entièrement concue par le nouveau directeur Julien Caron.

    Il y a toujours de travaux de grande envergure à l'abbatiale mais d'ores et déjà on peut redécouvrir le cloître entièrement rénové.

    Parmi les 40 concerts, une place privilégiée est faite à Jean-Philippe Rameau, à Carl Philippe Emmanuel Bach, à Gerorges Onslow et au piano à l'occasion du vingtième anniversaire dde la mort de Georges Cziffra, à l'origine du festival.

    Et toujours de grrands oratorio qui sont la marque de La Chaise-Dieu, Le Messie de Haendel, le Requiem de Mozart et la Messe en mi bémol de Schubert, dirigée par Philippe Herreweghe.

    Et puis deux grandes voix, la soprano Sandrine Piau et baryton Stéphane Degout.

    La location est ouverte à partir du 29 avril 2014.

    www.chaise-dieu.com

    Un des enjeux est d'inverser la courbe de fréquentation : 15 213 entrées payantes en 2013, contre 16 418 en 2012. Pour ce faire, il faut parvenir à diversifier le public, le renouveler, attirer des plus jeunes, faire partager le plaisir de la musique, et pour le village améliorer l'accueil des festivaliers, leur donner l'envie de revenir, de séjourner plus longtemps de décoiuvrir toutes les richesses de la région.