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Auvergne - Page 2

  • Festival de La Chaise-Dieu 2015

    Depuis mardi les bénévoles et l'équipe de permanents s'activent pour transformer le temps du festival l'abbatiale de La Chaise-Dieu en salle de spectacle : podium, éclairages, son, vidéo, fauteuil, scène, rafraîchissement, communication, presse, vente de programmes, boutique, stationnement, transport, accueil, amabilité, sourires, beau temps, rien n'est laissé au hasard et tout est prêt pour une 49 éme édition pleines de réussites et de moments musicaux forts. 

  • Réseau casadéen

    casa.JPGUne bonne idée que celle qui consistait à créer un Réseau des sites casadéens, un réseau qui relierait La Chaise-Dieu et les anciennes dépendances de sa congrégation, abbayes, monastères, Grands prieurés, prieurés, en France, en Espagne (Burgos), en Suisse (Grandson) et en Italie (Frassinoro). Sur chaque ancienne dépendance, l'association a réussi à faire apposer un logo, ci-contre, très réussi, qui marque l'appartenance du lieu au réseau.

    Mais depuis, malgré des subventions européennes, un secrétariat, quelques expositions, quelques itinéraires,  peu d'initiatives et au fond un bilan en demi-teinte voire en quart de teinte et peu de continuité dans la démarche.

    Subsiste ce panneau indicateur du village de Saint Vert sur la route entre La Chaise-Dieu et Brioude, précisément entre Laval sur Doulon et Champagnac le Vieux. C'est le seul que je connaisse. C'est dommage car c'est sans doute un bon moyen d'assurer une visibilité à ce réseau.

  • Le Feu d'artifice annuel de La Chaise-Dieu

    C'est à l'occasion de la Saint Robert dite d'été, la fête patronale, que La Commune de La Chaise-Dieu offre un feu d'artifice, pas pour le 14 juillet qui ne fait pas l'objet ici de cérémonie particulière en dehors du pavoisement rituel.

    Hier soir, malgré le vent, le feu d'artifice est donc venu clôturer deux jours de festivités traditionnelles, tournoi de pétanque, randonnée, manèges, bal, métiers traditionnels. 

    C'est sans doute la manifestation qui rassemble le plus de monde, dans le recueillement.

    La place de la Fontaine devant l'abbatiale est noire de monde, on se presse aux fenêtres, sur les terrasses de café, on attend. Une innovation cette année, l'amicale musicale de Marsac en Livradois, la fanfare comme on disait autrefois quand chaque commune de France en avait une ou presque est venue jouer quelques airs d'un répertoire marquée par les année soixante.

    Et puis le bouquet de ces deux jours. Tiré devant l'abbatiale, sur les marches, depuis le chemin de ronde, le feu d'artifice : au delà des rouges , des bleues et des vertes,permet de découvrir la façade de l'abbatiale sous un éclairage totalement inhabituel, fugitif, c'est incontestablement ce qu'il yn a de plus beau.

    Vingt minutes de sérénité et de communion de toute une population rassemblée.

  • Jesus : que disent les historiens?

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    Samedi dernier, à l'invitation des Amis de l'abbatiale Saint Robert de de La Chaise-Dieu, le père Michel Quesnel, casadéen, recteur honoraire de l'Université catholique de Lyon et Professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris, donnait une conférence en l'auditorium Georges Cziffra sur le thème : la personne de Jésus  vue par les historiens.

    Il n'était pas question ici de foi mais seulement de faits historiques. Que nous disent les sources disponibles, leur traitement, sur Jésus?

    Si l'archéologie est de peu d'utilité, les sources écrites elles sont multiples et surtout indépendantes les unes des autres. Il y a bien sûr le nouveau testament, les quatre évangiles, écrits entre 50 et 120 de notre ère. Celui de Jean, est de 90. les évangiles apocryphes de Pierre, de Thomas, de Judas, on devrait dire en hommage à , car Pierre, Thomas et Judas n'en sont pas les auteurs. Mais il y a aussi des acteurs romains comme Tacite, Pline le Jeune ou Juif scomme Flavius Joseph qui évoquent Jésus.

    9782204089753_1_75.jpg51iGj01cZPL._AA160_.jpgDe toutes ses sources, on peut conclure que Jésus est né en 4 avant JC, sous le règne d'Hérode mort en 4 av. JC, qu'il est mort le 7 avril 30, la veille de la Pâques juive. qu'il n'est pas né le 25 décembre, cette date ayant été choisie tardivement pour correspondre au solstice d'hiver et d'ailleurs les premiers chrétiens fêtaient la résurrection mais pas Noël, qu'il était le fils de Marie, que son père est plus douteux, on parle rarement du fils de joseph, donc né de père inconnu, voire fils d'une prostituée, on ne sait pas, ce qui laisse de la place au mystère de l'incarnation, qu'il avait sans doute des frères et soeurs ou des demi-frères et soeurs, les églises divergent sur ce point. La naissance à Bethléem est assez probable ainsi que l'enfance en Galilée. Sa condamnation ressemble à un assassinat politique d'une rebelle dangereux pour la stabilité du pouvoir en place à la demande des représentants juifs mais pas de l'ensemble du sanhédrin. Une affaire banale en somme et fréquente.

    Pas de témoin de la passion et encore moins de la résurrection. 

    Bref ce ne sont pas les historiens qui trancheront ce qui relève de la foi. 

     

     

     

  • Pierre sèche

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    J'ai participé samedi dernier à un des ateliers de pierre sèche organisé par la Société d'Archéologie, d'Histoire et de Géologie de Craponne sur Arzon en Haute-Loire, atelier qui s'est déroulé à Chomélix.

    Je recommande vivement la participation à ces ateliers c'est l'occasion d'apprendre une technique ancestrale, écologique, de contribuer à la restauration du petit patrimoine dans le canton du Haut-Velay Granitique, le tout dans une ambiance amicale, avec une vingtaine de participants.

    Je reproduis donc le programme type de ces journées, d'autres vont avoir lieu en août.

     

    I- Accueil des participants

    1-    Objectifs des ateliers : sensibiliser et initier à la sauvegarde d’un patrimoine menacé

    2-    Origine des murets en pierre sèche

    3-    Leur rôle écologique, climatique, esthétique

    4-    Leur sauvegarde 

    II- Exposés :

    1-    sécurité

    2-    les principes constructifs

    3-    méthodologie (pas de précipitation) (projet, état des lieux, diagnostic, terrassement, approvisionnement, fondations, 

    III- Pratique :

    1-    observation du mur et diagnostic

    2-    repérage (emplacement, fruit, hauteur,)

    3-    démontage, tri et stockage des matériaux selon typologie

    4-    pose des cordeaux

    5-    vérification, voire reprise des fondations

    6-    remontage

    IV- Pour compléter :

    1-    Observation des paysages de diverses régions

    2-    Bibliographie conseillée : Louis Cagin/Laetitia Nicolas « Construire en pierre sèche » (Ed. Eyrolles) – René Sette/Fabienne Pavia « Calades, les sols de pierre » (Ed. Le Bec en l’air).

    3-    Visite de sites : Meyrac (Bellevue la Montagne), Montarcher, terrasses d’Artias, chibottes de Vals, terrasses de Léotoing, sanctuaire de Corent, rempart de Gergovie, Pailhas de Molompize, oppidum de Bibracte,… )

    4-    Liens Internet :

    http://www.pierreseche.net/

    http://pierreseche.over-blog.com/article-support-theorique-d-un-cours-pierre-seche-100658823.html

    http://dutranoynorbert.canalblog.com/albums/la_pierre_seche_et_les_murailhers  http://fr.wikipedia.org/wiki/Cabane_en_pierre_s%C3%A8che

     V - LES PRINCIPES CONSTRUCTIFS 

    La pose obéit à quatre règles fondamentales :

    1-    Le croisement des pierres : permet la répartition du poids et des forces qui lient les pierres entre elles.

    2-    L’assise : assure l’appui d’une pierre sur le rang inférieur et sa préparation pour soutenir le rang supérieur.

    3-    Le blocage : utilise la stabilité de chaque pierre pour bloquer les pierres entre elles.

    4-    Le fruit : en inclinant les pierres, dirige les forces vers l’intérieur du mur.

  • Joseph

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    De Marie Hélène Lafon, j'avais beaucoup aimé Les pays. Joseph est un peu de la même veine.

    Joseph, c'est le portrait d'un homme, un ouvrier agricole, mais un ouvrier logé par ses patrons, il fait partie de la ferme sans en faire vraiment partie. Il a une soixante d'années, bientôt la retraite. il adore compter, il mémorise bien les chiffres, surtout les dates, beaucoup moins les lettres, les mots ce n'est pas son affaire, c'est un taiseux, mais il observe.

    Vers la trentaine il a aimé Sylvie, qui le lui a bien rendu, pendant un temps. Puis Sylvie est partie pour un autre, comme les fois précédentes, plaqueur, plaqué, et il s'est mis à boire, puis s'est soigné. Depuis, il va de place en place, il aime les chiens, les vaches, il les connait par coeur, il n'a pas son pareil dans le pays pour les mener.

    Il observe le monde, le mémorise, mais il n'en est pas un acteur. il est à sa place. il ne dira pas ce qu'il en pense. il garde tout pour lui.

    Le soir, après le diner, il parcourt le journal de la veille pendant que la patronne fait les mots croisés du journal du jour.

    Son frère qui a mieux réussi à pris sa mère chez lui, Joseph s'est retrouvé seul et vit désormais en permanence chez ses patrons, il connait déjà bien l'hospice ou il ira finir ses jours.

    Joseph est donc aussi le portrait d'un monde qui disparait, un monde rude, dans le Cantal, un monde de solidarité, de respect.

    Marie Hélène Lafon sait trouver les mots justes.

  • Festival de La Chaise-Dieu 2015

    La programmation est en ligne ici Les réservations sont ouvertes : 10 jours de musique, 30 concerts, 1000 musiciens, Bach, Haendel, Scarlatti, Beethoven

  • Clément VI au travail

    Pierre Roger, devenu Clément VI, pape en Avignon de 1342 à 1352, est peu évoqué à La Chaise-Dieu même s'il y a son tombeau au centre de l'Abbatiale, Abbatiale qu'il fit construire pour cet usage, en souvenir des années qu'il y passa de 1301 sans doute, date de son entrée en religion, à 1307 date de son départ pour l'université de Paris.

    L'ouvrage d'Etienne Anheim, tout récemment paru aux Publications de la Sorbonne, permet de découvrir non pas la biographie de Clément VI mais le travail de ce pape savant à travers son parcours, sa bibliothèque, ses écrits.

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  • La Chaise-Dieu en 1896

    En 1896, Jean Ajalbert publiait L'Auvergne, un ouvrage illustré, hymne à son pays natal, qui sera couronné par l'Académie française en 1906. Voici ce qu'il ecrivait à propos de La Chaise-Dieu.

    "Même aux temps de splendeur, les pentes vêtues de pins, et La Chaise-Dieu richement entretenue avec l'activité du village, sous le rude climat, à ces hauteurs, dans cet éloignement, cela devait être d'une morne tristesse ; à présent, par l'etendue rasée, le village dépéri, l'église nue et verdie, celà est d'une indicible désolation, plus poignante peut-être maintenant que c'est la vie qui s'est retirée d'ici, après y avoir été intense... 

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