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Cas@d€i - Page 41

  • Pierre sèche

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    J'ai participé samedi dernier à un des ateliers de pierre sèche organisé par la Société d'Archéologie, d'Histoire et de Géologie de Craponne sur Arzon en Haute-Loire, atelier qui s'est déroulé à Chomélix.

    Je recommande vivement la participation à ces ateliers c'est l'occasion d'apprendre une technique ancestrale, écologique, de contribuer à la restauration du petit patrimoine dans le canton du Haut-Velay Granitique, le tout dans une ambiance amicale, avec une vingtaine de participants.

    Je reproduis donc le programme type de ces journées, d'autres vont avoir lieu en août.

     

    I- Accueil des participants

    1-    Objectifs des ateliers : sensibiliser et initier à la sauvegarde d’un patrimoine menacé

    2-    Origine des murets en pierre sèche

    3-    Leur rôle écologique, climatique, esthétique

    4-    Leur sauvegarde 

    II- Exposés :

    1-    sécurité

    2-    les principes constructifs

    3-    méthodologie (pas de précipitation) (projet, état des lieux, diagnostic, terrassement, approvisionnement, fondations, 

    III- Pratique :

    1-    observation du mur et diagnostic

    2-    repérage (emplacement, fruit, hauteur,)

    3-    démontage, tri et stockage des matériaux selon typologie

    4-    pose des cordeaux

    5-    vérification, voire reprise des fondations

    6-    remontage

    IV- Pour compléter :

    1-    Observation des paysages de diverses régions

    2-    Bibliographie conseillée : Louis Cagin/Laetitia Nicolas « Construire en pierre sèche » (Ed. Eyrolles) – René Sette/Fabienne Pavia « Calades, les sols de pierre » (Ed. Le Bec en l’air).

    3-    Visite de sites : Meyrac (Bellevue la Montagne), Montarcher, terrasses d’Artias, chibottes de Vals, terrasses de Léotoing, sanctuaire de Corent, rempart de Gergovie, Pailhas de Molompize, oppidum de Bibracte,… )

    4-    Liens Internet :

    http://www.pierreseche.net/

    http://pierreseche.over-blog.com/article-support-theorique-d-un-cours-pierre-seche-100658823.html

    http://dutranoynorbert.canalblog.com/albums/la_pierre_seche_et_les_murailhers  http://fr.wikipedia.org/wiki/Cabane_en_pierre_s%C3%A8che

     V - LES PRINCIPES CONSTRUCTIFS 

    La pose obéit à quatre règles fondamentales :

    1-    Le croisement des pierres : permet la répartition du poids et des forces qui lient les pierres entre elles.

    2-    L’assise : assure l’appui d’une pierre sur le rang inférieur et sa préparation pour soutenir le rang supérieur.

    3-    Le blocage : utilise la stabilité de chaque pierre pour bloquer les pierres entre elles.

    4-    Le fruit : en inclinant les pierres, dirige les forces vers l’intérieur du mur.

  • Joseph

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    De Marie Hélène Lafon, j'avais beaucoup aimé Les pays. Joseph est un peu de la même veine.

    Joseph, c'est le portrait d'un homme, un ouvrier agricole, mais un ouvrier logé par ses patrons, il fait partie de la ferme sans en faire vraiment partie. Il a une soixante d'années, bientôt la retraite. il adore compter, il mémorise bien les chiffres, surtout les dates, beaucoup moins les lettres, les mots ce n'est pas son affaire, c'est un taiseux, mais il observe.

    Vers la trentaine il a aimé Sylvie, qui le lui a bien rendu, pendant un temps. Puis Sylvie est partie pour un autre, comme les fois précédentes, plaqueur, plaqué, et il s'est mis à boire, puis s'est soigné. Depuis, il va de place en place, il aime les chiens, les vaches, il les connait par coeur, il n'a pas son pareil dans le pays pour les mener.

    Il observe le monde, le mémorise, mais il n'en est pas un acteur. il est à sa place. il ne dira pas ce qu'il en pense. il garde tout pour lui.

    Le soir, après le diner, il parcourt le journal de la veille pendant que la patronne fait les mots croisés du journal du jour.

    Son frère qui a mieux réussi à pris sa mère chez lui, Joseph s'est retrouvé seul et vit désormais en permanence chez ses patrons, il connait déjà bien l'hospice ou il ira finir ses jours.

    Joseph est donc aussi le portrait d'un monde qui disparait, un monde rude, dans le Cantal, un monde de solidarité, de respect.

    Marie Hélène Lafon sait trouver les mots justes.

  • Jacob, Jacob

    Livre magnifique, justement récompensé par le prix Livre Inter, mais il aurait pu tout aussi bien avoir d'autres prix. Jacob est un jeune homme de Constantine, en Algérie, né dans une famille nombreuse, juive, comme son prénom l'indique, Jacob, Jacob deux fois, parce qu'un de ses frères ainés, déjà prénommé Jacob, est décédé prématurément, il le remplace donc.

    Jacob est un garçon intelligent, poète, sensible, qui vit dans une famille fruste, où les hommes font la loi, oppressent les femmes, battent les enfants. Ils font les fiers alors qu'ils n'ont pas de quoi pour citer Jean de la Ville de Mirmont.

    On est en 1940, Jacob est d'abord interdit de lycée parce qu'il est juif, et son professeur lui donne des cours particuliers pour compenser, puis c'est la mobilisation, et l'incorporation, pour défendre la France, la judéité n'est plus un problème.

    Il part, effectue le débarquement en Provence, remonte en Alsace... tue des boches, sa mère n'a pas de nouvelles, la Lucette, qui rêve de lui toutes les nuits non plus. 

    Quelques années plus tard, son neveu, Gabriel combattra les fellaghas...

    C'est la vie, la vraie vie, l'amour filial, la camaraderie des combats, l'amour tout court...

  • Bleus horizons

    Ce livre est un bel hommage rendu par Jérome Garcin à un poète bordelais trop méconnu Jean de la Ville de Mirmont (1884 - 1914).

    Un poète fauché comme tant d'autres sur le Chemin des Dames, l'auteur d'un seul roman intitulé Les dimanches de Jean Dezert qui conte de façon autobiographique la vie d'un jeune poète  bordelais qui se retrouve à Paris pour gagner sa vie dans des bureaux où il s'ennuie. Et un recueil de poèmes publié à titre posthume intitulé L'Horizon chimérique.

    On comprend mieux le titre de l'ouvrage.

    Jérome Garcin a créé un second personnage, Louis Gémon, un camarade de combat qui blessé aux jambes échappe à l'enfer des tranchées et qui va sa vie durant cultiver la mémoire de son ami, chercher de toutes ses forces à faire émerger son oeuvre.

    C'est ainsi que l'on rencontre la maman de Jean de la Ville de Mirmont, François Mauriac, Gabriel Fauré, Bernard Grasset et bien d'autres.

    C'est un ouvrage bien attachant, à lire et faire lire.

    A Bordeaux, sur les bords de la Garonne, rive droite, entre le jardin botanique et le pont de pierre un bel hommage est rendu  à Jean de la Ville de Mirmont.

    Cette fois mon coeur c'est le grand voyage

    Nous ne savons pas quand nous reviendrons

    Serons nous plus fiers, plus fous ou plus sages?

    Qu'importe, mon coeur, puisque nous partons!

    et

    Nous sommes au fond des enfants malades

    Qui faisons les fiers sans avoir de quoi

  • Félix Arnaudin - le guetteur mélancolique

    félix arnaudin,musée d'aquitaineTrès belle exposition au Musée d'Aquitaine des images, on devrait dire des tableaux, amassés par Félix Arnaudin, un landais de Labouheyre qui consacra sa vie (1844 -1921) à recenser un monde en voie de disparition, celui des Landes de Gacosgne, des bergers, des airails, des chansons, des traditions.

    Felix était méticuleux, il ne travaillait pas à demi, chaque image était réfléchie, faisait l'objet d'une mise en scène, les objets photographiés étaient précisés à l'avance, leur position dans le tableau ne laissait rien au hasard. Aucune place pour des photos sur le vif. IL faut dire que les temps de pose avaient leurs exigences.

    Cela donne une exposition magnifique, et émouvante, Félix Arnaudin, n'a semble-t-il jamais été reconnu de son temps, il passait pour à moitié fou, il a du attendre la mort de sa mère pour vivre avec sa bien aimée, est monté à Paris une fois pour l'exposition universelle de 1889. A la fois moderne et passéiste, il n'a pas par exemple documenté les bourgs, l'arrivée de la modernité...

    Ne pas manquer l'entretien sonore réalisé tardivement avec un de ses modèles de bergère qui décrit bien les conditions de réalisation d'une photographie.

    Une seule chose manque dans cette exposition : le vélo qu'utilisait Félix pour ses déplacements.

  • Charlotte

    Charlotte est un beau, un très beau roman de David Foenkinos publié dans la collection blanche de Gallimard qui retrace la vie de Charlotte Salomon, une jeune juive allemande déporté et assassinée à 26 ans, enceinte, en 1943.

    Un peu avant son arrestation, Charlotte qui avait fui l'Allemagne nazie pour se réfugier en zone libre, sur la côte d'azur a écrit une oeuvre composée de 800 gouaches, de textes, d'indications musicales intitulée Leben, oder Theater, Vie? ou théâtre.

    C'est toute une vie a-t-elle dit à son médecin qui l'avait accompagné lorsqu'elle lui remit son travail.

    Toute une vie marquée de bout en bout par la tragédie dans une atmosphère de folie que retrace magnifiquement et avec beaucoup d'admiration Foenkinos qui a adopté pour l'occasion, par nécessité dit-il, une forme de poème en vers libres qui dépassent rarement une ligne. 

    C'est très réussi. Et il serait judicieux de remonter une exposition à propos de Charlotte Salomon, sa vie et son oeuvre le méritent.

  • Première personne du singulier

    Quatre nouvelles remarquables, déchirantes de Patrice Franceschi, un homme qui cumule beaucoup de  talents : aventurier, combattant, écrivain, marin, voyageur, aviateur, charmeur.

    Un homme habité par l'esprit d'aventure, auquel il a consacré un essai avec Gérard Chaliand.

    Ici quatre histoires où un individu, quatre hommes et une femme, est confronté à un choix impossible, tragique, terrifiant mais qu'il va assumer.

    Je vous laisse découvrir c'est remarquable.

  • Le négoce bordelais des denrées tropicales

    Une série d'articles publiés en 1996 par la revue Les Cahiers de la Mémoire de Bordeaux. La Mémoire de bordeaux a été créée en 1987 à l'initiative de Jacques Chaban Delmas pour sauvegarder la mémoire récente de Bordeaux, depuis la guerre.

    Tous les articles sont rédigés par des professionnels du commerce des denrées tropicales : Jean Touton, Gérard Delalande, Philippe Doutreloux, Alain Huetz de Lemps et Jean Roger Domecq.

    On revit un des âges d'or de Bordeaux quand le port était le premier ou un des tous premiers pour le commerce du Café, du poivre, de la vanille, du sucre, du rhum, des fruits et primeurs. On revoit les Entrepôts Lainé, le centre d'art contemporain d'aujourd'hui, alors relié à la voie ferrée emplis de produits tropicaux, le cours du Médoc et ses barriques de rhum, le Hangar 15 ou débarquaient les fruits tropicaux, le tout nouveau hangar climatisé de Bassens, le débuts du port du Verdon et des conteneurs...

    Autrefois tout ce commerce avait ses maisons rue de la Rousselle et rue Saint Colombe, la mémoire disparait rapidement. C'est le mérite de cette revue.

    D'Afrique, il est question, des Antilles aussi mais pas des africains, du commerce triangulaire pas un mot, il est simplement fait état de relations économiques étroites qui ont connu de profondes mutations.

    Les historiens, les universitaires doivent s'y mettre aussi, le regard des seuls professionnels ne suffit pas.

  • Dans la colère du fleuve

    Un roman américain, de nouveau. Un roman écrit à deux ou quatre mains comme on voudra par Tom Franklin et Betj Ann Fennelly, mari et femme. Dans la colère du fleuve dans la traduction française.

    Mississipi, 1927. La crue du fleuve est là. La prohibition aussi. Voilà pour le contexte. Deux agents fédéraux Ham et Ted arrivent dans la ville de Hobnob à la recherche du meurtrier d'un de leurs collègues parti à la recherche d'un contrebandier d'Alcool. Pendant ce temps là la population accumule les sacs sur les digues car l'eau monte et menace d'inonder La Nouvelle Orléans.

    Ham et Ted ont des souvenirs communs forgés dans les tranchées de la Somme. Ted est orphelin. Aussi lorsqu'ils découvrent deux cadavres avec un bébé bien vivant Ted n'a de cesse que de lui trouver une maman de substitution. Il tombe sur Dixie qui justement vient de perdre son bébé et est toute heureuse d'en trouver un autre. Mais Dixie  mariée trop jeune à Jesse un garçon peu recommandable est en fait une contrebandière de haut vol qui distille du Wisky que son mari volage et violent écoule dans toute la région à son insue.

    Les deux auteurs alternent les récits de Dixie et et de Ted, les digues sautent à la dynamite, pour sauver NewOrleans il faut bien inonder Hobnob. Dixie et Ted, deux personnes qui n'auraient jamais du se rencontrer vont vivre une belle histoire d'amour.

    Un beau roman dans le cadre d'un épisode aujourd'hui méconnu de l'histoire américaine.

  • Bordeaux fête le fleuve - # BBF 2015

    Pour la deuxième année , Bordeaux Fête le Fleuve accueille le départ de la Solitaire du Figaro. Des milliers de personnes sur le quais vendredi dernier pour regarder l'arrivée de la flottille des héros de la course dans le sillage du Belem. Et des milliers de personnes sur les quais les jours suivants pour admirer Bordeaux tout simplement, le port de lune, les skippers, les dériveurs, visiter le Belem, le Tenace, un remorqueur de la marine nationale, les richesses du bois des Landes et ses applications, la grande roue bavaroise installée place des Quinconces, l'industrie nautique bordelaise, les concerts le soir..., le feu d'artifice de clôture, les runs tous les jours sur la Garonne, la traversée de la Garonne à la nage et le vrai départ de la course en solitaire dimanche.

    Venez il reste de la place pour vous!

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