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Cas@d€i - Page 40

  • Avec les ripeurs de Bordeaux Métropole

    Ce samedi matin, à cinq heures, à l'invitation de Bordeaux Métropole, petit déjeuner avec les 150 rieurs en charge de la collecte des ordures ménagères sur le secteur nord de la métropole. L'ambiance est conviviale, que des hommes, plutôt jeunes mais pas tous, une cinquantaine de chauffeurs de bennes et une centaine de ripeurs ou d'éboueurs. Café, croissants, vérification de la benne, feuille de route et à 5h25 les cinquante bennes quittent le dépôt en file indienne c'est impressionnant.

    Ces hommes vont faire deux tournées.  pour desservir le secteur d'environ 4000 habitants qui leur est alloué. sept heures de travail environ, mais c'est, comme à Marseille le régime du fini parti, le travail doit être fini qui qu'il arrive, panne de véhicule bouchon, accident... La gardien c'est le client qui ne manque pas de protester si le service ne lui plait pas. Cinq jours de travail par semaine, mais six jours de collecte, les équipes ne sont jamais les mêmes et puis il y a les remplaçants en cas de retard, maladie, congés et les renfors en cas de défaut des remplaçants, les service public ne souffre pas de défaillance de la collecte.

    Sur Bordeaux Rive droite il y un concessionnaire privé. Avantage, cela permet à la métropole de bien avouer sa délégation de service public de par sa connaissance des mériters et d'avoir un aiguillon en termes de gestion et d'immolation pour ses troupes.

    92 % des déchets sont recyclés sous forme d'électricité ,de chauffage urbain bientôt de réseau de chaleur.

    Bientôt chaque benne disposera d'un système embarqué pour indiquer les itinéraires ce qui permettra de les modifier en fonction des travaux, et de comptabiliser ce qui est collecté puisque les bacs seront prochainement équipés d'une puce électronique. Sur l'ensemble de la métropole il y'a 300 secteurs géographique set 440000 bacs verts et noirs pour les 350000 foyers recensés. La métropole a décrit 33000  sections de voies à desservir.

    Le budget d'environ 100 M€ est financé à 80 % par la taxe sur les ordures ménagères et à 20 % par la valorisation de la collecte.

    Les ripeurs comme il se désignent aujourd'hui cherchent à valoriser leur métier en organisant des journées portes ouvertes, des visites pour leurs familles, des actions caritatives, il ne ramassent pas de la merde mais contribuent à valoriser nos déchets, à rendre la ville belle et propre, ils ont besoin de nous et nous d'eux.

    Allez voir leur page Facebook ici

  • Les partisans

    Je m'appelle Edmund et j'ai 17 ans. C'est ainsi que commence ce magnifique récit d'Aharon  Appelfeld qui fait appel à ses souvenirs pour nous restituer un épisode de la seconde guerre mondiale.

    Un petit groupe de juif ukrainiens a réussi à échapper aux rafles des SS et a trouvé refuge dans une forêt en Ukraine, en altitude, il fait froid, la bataille de Stalingrad est en cours. Ce sont des partisans, les règles sont militaires sous l'autorité d'un commandant un peu mystique mais plein d'humanité. Il y des croyants mais aussi des communistes, certains veulent ressusciter l'hébreu d'autres le yiddish, tous pensent à leur parents abandonné dans une gare, partis dans des camps d'où l'on ne revient pas. Tous pensent à demain, tous sont solidaires dans l'adversité.

    Etre partisans implique de combattre, de toute façon, pour survivre, il faut s'approvisionner et donc mener des raids allez piller dans telle ou telle maison, se procurer des médicaments pour les blessés, enlever un médecin...

    Etre partisan va au-delà, le petit groupe s'enhardit et fait dérailler des convois de juifs, il en sauve plusieurs dizaines qu'il fait monter sur la cîme de la montagne, qu'il soigne, des gens hébétés, amaigris, sans la force de marcher.

    La retraite allemande est en route mais jusqu'au bout, l'ennemi s'acharne à réduire ce groupe de partisans, il ne lâche rien comme on dit aujourd'hui.

    Entre deux patrouilles, deux raids, les partisans rêvent, des beaux rêves souvent, ils voient leurs parents, mangent des pâtisseries, se retrouvent, une idée de l'au-delà qui les attend quoi qu'il arrive.

  • Une enfance à La Chaise-Dieu

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    Jean-Luc Bayard, auteur de P.O.L nid d'espions présente son livre dans un entretien paru dans Libération et à cette occasion, évoque son enfance à La Chaise-Dieu. C'est très émouvant. La totalité de l'entretien est  ici, la partie relative à La Chaise-Dieu dans "lire la suite". 

    Lire la suite

  • Atlas d'un homme inquiet

    Il n'y a pas de cartes dans cet Atlas commis par Christoph Ransmayr mais 70 petites nouvelles qui commencent toutes par les mots Je vis et qui se situent dans 70 lieux différents sur les cinq continents, avec une prédilection particulière pour l'Asie, les Amériques et l'Europe, les lieux privilégiés par Ransmayr pour ses pérégrinations au cours de sa vie.

    Les nouvelles ne sont pas datées mais elles témoignent de notre époque, c'est un portrait de notre monde contemporain, des défis auxquels est confrontée l'humanité. C'est empreint de sagesse, de romantisme et d'interrogations pour notre avenir.

  • Festival de La Chaise-Dieu 2015

    Depuis mardi les bénévoles et l'équipe de permanents s'activent pour transformer le temps du festival l'abbatiale de La Chaise-Dieu en salle de spectacle : podium, éclairages, son, vidéo, fauteuil, scène, rafraîchissement, communication, presse, vente de programmes, boutique, stationnement, transport, accueil, amabilité, sourires, beau temps, rien n'est laissé au hasard et tout est prêt pour une 49 éme édition pleines de réussites et de moments musicaux forts. 

  • Réseau casadéen

    casa.JPGUne bonne idée que celle qui consistait à créer un Réseau des sites casadéens, un réseau qui relierait La Chaise-Dieu et les anciennes dépendances de sa congrégation, abbayes, monastères, Grands prieurés, prieurés, en France, en Espagne (Burgos), en Suisse (Grandson) et en Italie (Frassinoro). Sur chaque ancienne dépendance, l'association a réussi à faire apposer un logo, ci-contre, très réussi, qui marque l'appartenance du lieu au réseau.

    Mais depuis, malgré des subventions européennes, un secrétariat, quelques expositions, quelques itinéraires,  peu d'initiatives et au fond un bilan en demi-teinte voire en quart de teinte et peu de continuité dans la démarche.

    Subsiste ce panneau indicateur du village de Saint Vert sur la route entre La Chaise-Dieu et Brioude, précisément entre Laval sur Doulon et Champagnac le Vieux. C'est le seul que je connaisse. C'est dommage car c'est sans doute un bon moyen d'assurer une visibilité à ce réseau.

  • 1177 avant J.-C. Le jour où la civilisation s'est effondrée

    Les minoens, les mycéniens, les hittites, les assyriens, les babyloniens, les mitanniens, les cananéens, les égyptiens, entre 1500 et 1200 avant J.-C. ont constitué un monde complexe, interconnecté, globalisé dans le bassin méditerranéen, c'est l'âge de bronze récent.

    Les découvertes des archéologues montrent qu'à cette époque ces civilisations échangeaient des céréales, des minerais venu d'Afghanistan, de l'étain, du cuivre, des poteries, de la résine de térébenthine, des armes, on échangeait des courriers sur tablettes d'argile.

    Et puis , un peu après 1200, ces civilisations se sont effondrées en quelques dizaines d'années. Les hypothèses sont nombreuses pour expliquer le phénomène : tremblements de terre, sécheresse, famine, révoltes intérieures, agressions extérieures, invasions des peuples de la mer, arrêt du commerce international?

    Eric H. Cline qui est professeur d'histoire et d'anthropologie à l'Université Georges Washington examine et discute ces différentes hypothèses. Il plaide pour une combinaison de tous ces éléments qui ont sans doute interagi et provoqué par un effet de dominos un effondrement systémique du système de l'âge du bronze récent.

    Cette enquête est passionnante pour l'histoire mais aussi pour son actualité plus que jamais actuelle pour notre monde globalisé d'aujourd'hui.

  • Le Feu d'artifice annuel de La Chaise-Dieu

    C'est à l'occasion de la Saint Robert dite d'été, la fête patronale, que La Commune de La Chaise-Dieu offre un feu d'artifice, pas pour le 14 juillet qui ne fait pas l'objet ici de cérémonie particulière en dehors du pavoisement rituel.

    Hier soir, malgré le vent, le feu d'artifice est donc venu clôturer deux jours de festivités traditionnelles, tournoi de pétanque, randonnée, manèges, bal, métiers traditionnels. 

    C'est sans doute la manifestation qui rassemble le plus de monde, dans le recueillement.

    La place de la Fontaine devant l'abbatiale est noire de monde, on se presse aux fenêtres, sur les terrasses de café, on attend. Une innovation cette année, l'amicale musicale de Marsac en Livradois, la fanfare comme on disait autrefois quand chaque commune de France en avait une ou presque est venue jouer quelques airs d'un répertoire marquée par les année soixante.

    Et puis le bouquet de ces deux jours. Tiré devant l'abbatiale, sur les marches, depuis le chemin de ronde, le feu d'artifice : au delà des rouges , des bleues et des vertes,permet de découvrir la façade de l'abbatiale sous un éclairage totalement inhabituel, fugitif, c'est incontestablement ce qu'il yn a de plus beau.

    Vingt minutes de sérénité et de communion de toute une population rassemblée.

  • Jesus : que disent les historiens?

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    Samedi dernier, à l'invitation des Amis de l'abbatiale Saint Robert de de La Chaise-Dieu, le père Michel Quesnel, casadéen, recteur honoraire de l'Université catholique de Lyon et Professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris, donnait une conférence en l'auditorium Georges Cziffra sur le thème : la personne de Jésus  vue par les historiens.

    Il n'était pas question ici de foi mais seulement de faits historiques. Que nous disent les sources disponibles, leur traitement, sur Jésus?

    Si l'archéologie est de peu d'utilité, les sources écrites elles sont multiples et surtout indépendantes les unes des autres. Il y a bien sûr le nouveau testament, les quatre évangiles, écrits entre 50 et 120 de notre ère. Celui de Jean, est de 90. les évangiles apocryphes de Pierre, de Thomas, de Judas, on devrait dire en hommage à , car Pierre, Thomas et Judas n'en sont pas les auteurs. Mais il y a aussi des acteurs romains comme Tacite, Pline le Jeune ou Juif scomme Flavius Joseph qui évoquent Jésus.

    9782204089753_1_75.jpg51iGj01cZPL._AA160_.jpgDe toutes ses sources, on peut conclure que Jésus est né en 4 avant JC, sous le règne d'Hérode mort en 4 av. JC, qu'il est mort le 7 avril 30, la veille de la Pâques juive. qu'il n'est pas né le 25 décembre, cette date ayant été choisie tardivement pour correspondre au solstice d'hiver et d'ailleurs les premiers chrétiens fêtaient la résurrection mais pas Noël, qu'il était le fils de Marie, que son père est plus douteux, on parle rarement du fils de joseph, donc né de père inconnu, voire fils d'une prostituée, on ne sait pas, ce qui laisse de la place au mystère de l'incarnation, qu'il avait sans doute des frères et soeurs ou des demi-frères et soeurs, les églises divergent sur ce point. La naissance à Bethléem est assez probable ainsi que l'enfance en Galilée. Sa condamnation ressemble à un assassinat politique d'une rebelle dangereux pour la stabilité du pouvoir en place à la demande des représentants juifs mais pas de l'ensemble du sanhédrin. Une affaire banale en somme et fréquente.

    Pas de témoin de la passion et encore moins de la résurrection. 

    Bref ce ne sont pas les historiens qui trancheront ce qui relève de la foi.