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Chemin du Puy et Camino francés - Page 5

  • Oloron Saint Marie - Saint Jean Pied de Port sur le chemin du Piémont pyrénéen

    Notre GR 65, le chemin du Puy s'était arrêté à Saint Palais et notre GR 653, le chemin d'Arles à Oloron Saint Marie. D'où l'idée d'achever ces deux voies d'accès au camino frances par le GR 78 dit chemin du Piémont et de relier Oloron Saint Marie à Saint Jean Pied de Port (SJPP) et de franchir enfin la Porte Saint Jacques puis descendre sa fameuse rue de la citadelle.

    Marchant exceptionnellement seul, j'ai fait le choix raisonnable de quatre étapes : Oloron, Hopital Saint Blaise, Mauléon-Licharre, Saint Just Ibarre et Saitn Jean Pied de Port. On peut n'en faire que trois. Oloron, Hopital saint blaise, Garaibie, Saint Jean Pied de Port mais cela fait deux étapes successives de plus de 30 km.

    Pour les gites aucun problème, le Relais du Bastet à Oloron est impeccable, seule difficulté trouver de quoi manger un lundi de pentecôte, une pizzeria fit l'affaire. Et j'au pris soin de rendre hommage à la pâtisserie Artigarrède en dégustant la spécialité du Russe. A L'hôpital Saint Blaise, atteint plein de boue du fait des orages des journées précédentes, le gite communal est tout aussi parfait. Installé dans l'ancien préau de l'école communale réaménagée,l'accueil par Coralie qui assure aussi la visite de l'église et le son et lumière un soir sur deux est impeccable. Pour le diner deux restaurants, qui lorsqu'ils sont fermés proposent des plateaux pour le diner, le soir ou je suis passé c'était Garbure, cerf et pommes de terre en sauce, fromage de brebis, pour le petit déjeuner un distributeur automatique, un peu bruyant depuis qu'il a été victime d'une tentative de dévalisation, propose des packs petit déjeuner. C'est parfait. A Mauleon, là aussi gite communal, les clefs sont à prendre à la mairie, dans un ancien appartement de fonction d'instituteur. Le soir passage très sympathique de bénévoles de l'association jacquaire des Pyrénées atlantiques, celle qui gère l'accueil des pélerins à SJPP. Enfin à Saint Just Ibarre, je recommande l'Auberge des platanes, seul endroit qui propose une offre de restauration  à moins d'avoir la chance de tomber sur la camion de Simply lorsqu'il passe. L'Auberge ne fait à diner qu'aux clients qu'elle héberge. Au menu ce soir là, trois patés excellents, rôti de boeuf et mange-tout bien assaisonnés, gâteau basque of course! compter 10 à 12€ pour les gites et 50 € la demi pension complète en chambre individuelle à l'Auberge.

    Pour l'itinéraire j'ai suivi les recommandations du site :  http//:vppyr.free.fr/vpp-index-etapes-php qui reprend la traditionnelle voie du piémont plutôt que le tracé du GR 78 qui navigue fréquemment sur le haut des collines et qui a pour inconvénient d'allonger la distance et les cumul des dénivelés. Le site décrit parfaitement la comparaison des itinéraires. seul inconvénient de cette solution, plus de goudron et un balisage totalement aléatoire.

    La meilleur surprise fut la rencontre à 6h30 du matin à Ibarolle le dernier jour des frères Harispuru qui fabriquent des Makilak et dont nous avait parlé notre hôtesse l'année passée à Monein

  • Etape zéro du chemin de Saint Jacques au Puy en Velay

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    En  s'adressant au Syndicat d'initiative du Puy en Velay, on peut se faire remettre un petit guide qui comporte dans l'encart de couverture le plan de cette étape zéro dont l'objectif est de retenir un jour de plus dans la capitale ponote les candidats au chemin de Saint Jacques de Compostelle.

    C'est tout simplement une chemin de petite randonnée très bien balisé en jaune qui croise les GR en rouge et blanc qui desservent la ville sainte. C'est une petite étape annoncée pour 6,8 m mais qui comporte finalement pas mal de dénivelés.

    En s'attardant quelque peu sur ce que l'on découvre on peut facilement y consacrer une après-midi et encore sans visiter réellement. Le sentier nous mène à la cathédrale, son cloitre, au Conseil général, à l'église Saint Michel, Aiguilhe, la statue de Notre Dame, les rives de la Borne, de nouveau la montée vers la cathédrale, l’Hôtel-Dieu, la place du Breuil, le Musée Crozatier, les jardins, la remontée vers le Couvent Sainte claire...

    On découvre ou on redécouvre une petite ville bien gérée sans doute depuis plusieurs années avec des nombreuses rénovations (Conseil général, Cinéma, Hôtel-Dieu, Musée crozatier, le Camino), des immeubles plutôt bien entretenus, des rues propres, pas de ghettos en centre ville comme souvent.

    On termine en prenant un pot place du plot au soleil.

    Cerise sur le gâteau on a pu bénéficier du dernier jour de l'exposition sur le Codex de Saint jacques, un ouvrage du XII° siècle dont le chapitre V décrit avec précision le chemin de Saint Jacques, un ouvrage connu sous le nom de Calixtinus en référence à Calixte II (env. 1060-1124), le pape qui l'a signé à titre posthume. Il faut cependant aller à Saint Jacques pour espérer voir l'original. seul un fac-similé était exposé.

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  • GR 65 - La ferme de Bohoteguia

    Avec la Ferme de Bohoteguia, à l'entrée d'Aroue, on est de plain pied dans l'histoire. Behortegia signifie l'endroit où il y a des juments et il s'agirait d'un relais postal recensé depus le 14éme siècle.

    88da66eaddc8c53a930ad315887b7878.jpgAu premier coup d'oeil l'endroit est peu rassurant, les anciens bâtiments d'exploitation tombent en ruine, chaque intempérie apporte sa contribution à ce dépérissement...

    Mais la ferme, elle, est bien tenue. Elle est consacrée à l'élevage bovin et les nouveaux bâtiments qui abritent le cheptel, derrière la ferme sont parfaitement entretenus.

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    Accueil très chaleureux, comme l'étape a été courte (18 km depuis Navarrenx), on déjeune sur place avec nos provisions et le secours d'une bonne carafe de vin rouge offerte par la fermière.

    Pour la nuit, il y a un dortoir au rez de chaussée de la ferme et deux chambres individuelles au premier étage, meublées dans le style année 30, armoire à glace, parquet ciré...

    Le soir, très belle tablée internationale, il y a un travailleur social allemand, un instituteur norvégien, une infirmière suédoise spécialisée en soins intensifs, une étudiante suisse, une violoncelliste allemande, une anthropologue allemande,  et quatre français, une enseignante, un diplomate et deux jeunes retraités.

    Un menu copieux à souhait servi par la fermière et son fils exploitant : omelette fourrée aux légumes, pâté de tête, chorizo, veau accompagné de chou, salade, fromages variés (brebis, roquefort), tarte aux pommes chaudes, en apéritif un petit vin blanc d'espagne avec des "tucs" et puis le vin rouge de la propriété déjà mis à contribution à midi. anglais, français et allemand, les conversations fusaient de partout.

    Le lendemain, excellent petit déjeuner avec du pain frais et des confitures maison et, cerise sur la gâteau, pour la route : saucisson, oeuf dur, gruyère, banane, pomme.

    Vraiment une étape formidable pour le couvert et la convivialité!

  • GR 65 - Le bar du centre de Navarrenx

    A Navarrenx, il y a deux gîtes le communal et le gîte Charbel www.chemindecompostelle.com/etapecharbel/index.html à l'écart de la ville et du chemin. Mais Charbel pour toux ceux qui ont mis le pied au Liban c'est Saint Charbel et on ne pouvait pas laisser passer cela. Le gîte Charbel est parfait moderne, fonctionnel, haut de gamme,  grand parc, piscine, belles chambres individuelles ou à quatre lits, excellent accueil...

    Ce soir là, la tenancière, qui a rencontré au Liban des personnes miraculées gràce à Saint Charbel, ou qui se disent telles, handicapée par une vilaine fracture nous a gentiment emmenés au Bar restaurant du centre, celui de Jean-Pierre et Monique.

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    Situé sur la place principale, face à l'hôtel de ville, le bar du centre est à ne pas manquer. Jean-Pierre nous a régalé de plats simples mais bien cuisinés : potage (pommes de terre, carottes, oignons, crème culinaire), hors d'oeuvres variés, beefsteack avec de vrais frites, fromage de brebis ou sorbet, vin rouge.2eca17624751e44439823755710d6eba.jpg

    Mais là n'est pas l'essentiel, après le dîner, Monique nous a raconté sa ville sur la terrasse de la place, la commune d'un millier d'habitants, la communauté de 22 communes, les deux écoles et collèges publiques et privés, les remparts oeuvre de Fabricio Siciliano, un italien., un siècle avant Vauban.., la fontaine souterraine,972b4dc48b79946480ffc10a9364c455.jpg la poudrière, la fabrique de cigares toute récente et ses employées cubaines et basques, le championnat du monde de pêche au saumon, le jumelage avec Rheinstetten, le prochain voyage en Hongrie avec le village hongrois jumelé à Rheinstetten...

    Puis Jean-Pierre, qui a passé plus de trente ans derrière son bar, tous les jours de l'année, et qui prépare son prochain voyage en Hongrie, nous a reconduit gentiment au gîte Charbel sans manquer de nous montrer le patrimoine de Navarrenx, la porte de la Navarre.

    Le bar du centre, une étape incoutournable!

  • GR 65 - Gite de Cambarrat à Arragnon (64)

    On arrive au gîte de Cambarrat http://www.compostelle.net/argagnon/index.htm après avoir parcouru une magnifique allée de chênes, franchi un petit cours d'eau et si dans la journée on a pris les variantes on aura apprécié les chapelles de Caubin et de Cagnez, petits bijoux du XII éme siècle sauvés de la ruine par les habitants des villages à la fin du siècle dernier. Bravo à eux!90b7cf520e95434fb56b21272fe67271.jpg

    Le gîte de Cambarrat est sans doute l'un des plus agréables sur le chemin du Puy à Saint-Jean Pied de Port. Après le Cami salé, la route du sel, c'est un havre de calme et de beauté champêtre. Nicolas est exploitant sylviculteur et joueur de banjo, Isabelle est styliste dans la maison Artiga http://www.maisonartiga.com/. Ils ont des "mains d'or".

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    On est un peu comme dans un airial, la maison de style traditionnel est entourée de vieux chênes, et s'il n'y a plus de place, il y a des chambres aménagées dans des roulottes en bois.

    Deux belles chambres dna la<maison avec des lits bateaux ou superposés, tout est dans le détail, patères sur les poutres, frises de couleurs verticales rappelant les sept provinces du Pays basque, petits mobiles, parquet vieux rose assorti aux bas de lit, draps mauves, essuie mains avec GR 65 brodé à la main...Que de petites attentions qui font tout le charme de ce gîte bien équipé qu'il s'agisse des sanitaires ou de la cuisine/salle à manger mise à disposition.

    Dîner sur la terrasse : rillettes d'oie, petit salé aux petits pois, fromage de brebis, gâteau béarnais et vin de l'Aude. Bon petit déjeuner.

    Pour le crédential, le traditionnel tampon est dessiné à la main, ce qui le rend unique!

    Enclos pour les ânes et les chevaux...

    Excellente étape!

  • GR 65 - Pomps

    Pomps est une toute petite commune, autour de 200 habitants, mais en expansion, gràce à sa bonne situation géographique et sans doute son dynamisme intrinsèque. Elle est membre de la communauté de communes d'Arzacq-Arraziguet et revendique son appartenance au Soubestre, terroir historique du nord du Béarn. On peut suivre l'actualité communale sur http://pomps.unblog.fr/.

    La commune possède un gymnase depuis une trentaine d'années et elle organise depuis 1971 une course cycliste, les 24 heures de Pomps, devenue plus récemment les 12 heures de Pomps : http://ccplescar.unblog.fr/

    Le Gymnase justement sert l'été de gîte pour les pélerins. Les deux vestiaires sont tout simplement transformés en chambres à quatre lits et en cas de besoin, il y a un algeco, sûrement à déconseiller par fortes chaleurs. Dans les chambres, on dispose ainsi grâce aux bancs traditionnels des vestiaires de vastes tables de nuit. Les douches collectives sont quasiment dans la chambre mais il y a également des douches individuelles de disponibles. Les repas, à commander à l'avance, sont servis dans l'espace cuisine bien équipé également pour ceux qui apportent leurs provisions. Les repas proviennent de la cuisine gérée par une société privée de restauration collective du sud ouest sise sur la commune. Au menu, l'inévitable canard avec ce soir là des flageolets.

    A raison de 8 EUR la nuit et de 1700 nuitées par an cela fait une recette non négligeable pour la commune. Longtemps c'est la famille Sainte Cluque tenancière depuis 90 ans de l'épicerie éponyme qui a assuré bénévolement l'accueil des pélerins. elle y avait également un intérêt commercial...C'est depuis peu un salarié de l'entreprise de restauration qui a pris le relais.

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    L'épicerie Sainte Cluque, elle, est en cours de rénovation sous l'impulsion de la troisième génération. L'accueil y est fort agréable, dégustation de Jambon de Bayonne, de Fromage des Pyrénées et de vin, du Bordes Lubat  rouge 2006 en l'espèce : http://www.bordes-lubat.com/. Bien achalandée, équipée d'une terrasse pour les dégustations, une excellente halte pour les randonneurs.

     

  • GR 65 - Arzacq-Arraziguet

    Avec Arzacq, http://www.arzacq.com on quitte les Landes et on entre en Pyrénées atlantiques, en Béarn pour être précis, la différence ne saute pas aux yeux, il y a toujours autant de maïs sur les bords du chemin, même s'il s'est un peu plus valonné! A signaler la belle bastide tout en longueur de Pimbo http://fr.wikipedia.org/wiki/Pimbo.

    A Arzacq il y a deux places, celle de la bastide avec ses arcades et celle du foirail, dite de Marcadieu, immense espace dédié aux foires qui apparait aujourd'hui surdimensionné mais Arzacq était autrefois le plus grand marché de Guyenne. Le lundi, à l'heure du déjeuner, tout cet ensemble donne un sentiment d'abandon, tous les magasins et presque tous les restaurants sont fermés, il fait un soleil de plomb, pas de banc digne de ce nom dans la bastide...

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    Le gîte est communal, immense, 70 places, la moitié est dédiée aux familles  qui séjournent à la semaine et l'autre aux pélerins randonneurs. C'est fonctionnel et confortable, la chambre Italie qui nous est dédiée pour deux personnes est dotée d'une douche lavabo WC accessible aux handicapés. L'accueil est sympathique, il y a une salle réservée aux pélerins qui veulent cuisiner eux-mêmes

    Pour ceux qui ont choisi le dîner proposé par le gîte, c'est comme à la cantine scolaire, d'ailleurs les recommandations sont encore affichées, ne pas parler à table, ne pas se lever, ne pas dire c'est pas bon mais j'aime pas...et le personnel a conservé ses habitudes de l'année scolaire : il faut finir les plats : salade de tomates, pâté de porc, manchons de canards, frites, yaourth et gâteaux secs, le tout arrosé d'un vin rouge de l'Aude!

    Une belle initiative, à Arzacq, le grand mât qui présente avec des petits drapeaux toutes les associations présentes sur le canton!

  • GR 65 Le gîte de Miramont-Sensac

    De Miramont-Sensac (Landes), comme le nom du village l'indique, on peut voir par temps clair du pied de l'église les Pyrénées.

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     Dans la langue locale, le nom du village se dit Miramount. En Aquitaine, les anglais ne sont jamais loin. L'une des activités locales est d'ailleurs le vignoble de Tursan, dont le vin, rouge, blanc et rosé,  s'exporte chez nos amis britanniques depuis huit siècles! http://www.tursan.fr

    Le gîte du GR est communal, situé dans l'ancien logement du directeur de l'école, bien aménagé, mais l'été sa gestion est confiée par la commune à une Association d'hospitaliers des Landes, en d'autres termes d'anciens pélerins qui se consacrent de nouveau au Chemin en accueillant bénévolement d'autres pélerins. Le tarif est de 8 EUR la nuit plus ce que vous voulez pour le couvert préparé par les hospitaliers.

    Et là cela se gâte car nous n'avons pas de Crédential, ce document sur lequel chaque gîte mentionne par l'apposition d'un tampon votre passage. Les deux hospitalières de service cette semaine là nous expliquent que dans ces conditions, elles ne peuvent pas nous accueillir malgré la réservation effectuée deux mois auparavant! Le crédential est la carte d'identité du pélerin et prouve que vous n'êtes pas un simple randonneur voué à fréquenter le camping ou l'hôtel. La question sera posée : Etes vous pélerin ou randonneur? Chez Jean-Michel (cf.chronique précédente) 9000 raisons de faire le chemin, ici deux seulement, pélerin ou randonneur. Avec moi ou contre moi, l'intégrisme commence comme cela...

    Tout cela finira par s'arranger et la conversation autour des cuisses de canard aidée par le vin de Tursan sera enjouée. En Espagne, il semble d'après les dires des anciens que ce crédential a réussi à s'imposer comme clé d'accès à tous les hébergements. Dommage, ce document rappelle bougrement les carnets anthropométriques imposés par la loi de 1912 aux populations nomades, aux vagabonds, qui devaient être visés en mairie, remplacés depuis 1969 par les livrets et carnets de circulation. La liberté d'aller et venir reste à conquérir même sur le GR 65 et les bureaucraties privées sont parfois plus redoutables que celles mises en place par les pouvoirs publics!

     

     

  • GR 65 - La Maison des Pélerin(e)s d'Aire sur l'Adour

    La Maison des pélerin(e)s est sans contestation possible l'une des haltes sur le chemin que l'on n'oublie pas. Le gîte lui même, situé sur une des places d'Aire sur l'Adour, ne paye pas de mine de l'extérieur, une maison banale. C'est la qualité de l'accueil de son créateur, Jean-Michel, qui ne peut s'oublier. On en a un aperçu quelques km avant Aire sur l'Adour en découvrant au milieu de la forêt l'Abri du pélerin. Un toit pour s'abriter de la pluie, une paillase ou un banc pour dormir ou s'asseoir, une poubelle pour préserver l'environnement et alléger les kilos portés par le marcheur, un gros bouquin noir pour laisser un message....tout l'esprit du chemin est là! Le nécessaire et l'accueil. Cette année, Jean-Michel a complété ses marques sur le terrain en installant un signal au point de passage du Méridien de Greenwich.

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    A la Maison des pélerins, on trouvera là aussi le nécessaire et l'accueil. Des chambres à deux ou quatre lits baptisées du nom de grandes étapes du chemin, des sanitaires confortables, douches et baignoires, deux grands espaces pour la cuisine et la lessive, une grande table pour les repas que peuvent se confectionner les marcheurs. Beaucoup de bois! c'est le métier de Jean-Michel. Une bibiothèque consacrée aux livres du voyage.

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    Et sur les murs des témoignages écrits par les pélerins et les randonneurs, sur le chemin, le gîte, l'accueil...libre expression, des messages de sympathie dans toutes les langues.

    Jean-Michel qui aujourd'hui, après en avoir rêvé, entreprend des voyages au Maroc, au Mali, au Viet-Nam, au Cambodge, au Proche-Orient, possède l'art de la conversation dans la discrétion.

    Pas de table d'hôtes chez Jean-Michel, l'occasion d'aller dîner à côté à l'Ahumat, excellent restaurant à la carte abondante.

    Depuis son ouverture le 1er 2004, la Maison des pélerins de Jean-Michel a reçu près de 9000 pélerins, de plus de 40 nationalités différentes, 9000 raisons différentes de marcher vers Compostelle!

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  • GR 65 - Le chemin de Saint Jacques : une bulle confortable

    Le chemin de Saint Jacques de Compostelle est en passe de devenir un petit phénomène de société. Les statistiques manquent mais il semble bien que chaque année 10 000 à 15 000 pélerins emprunteraient le GR 65 qui conduit du Puy en Velay à 6d979eeda7c6e762175eb790929f2869.jpgSaint Jean Pied de Port. Les témoignages laissent penser qu'il faut multiplier par 10 ce chiffre sur la partie espagnole El camino frances, et peut être par 100 pour les derniers 100 km qui sont indispensables à l'obtention de la fameuse Compostella, ce certificat qui atteste de la réalité du pélerinage.

    A raison d'une semaine par an, le randonneur que je suis est parvenu à Aire sur l'Adour au mois d'août avec l'espoir d'atteindre les Pyrénées l'an prochain.

    En apparence, on rencontre sur le chemin différentes catégories de Pélerins. La Maison du Pélerin à Aire sur l'Adour en a vu passer près de 7000 depuis son ouverture en 2004. Il y autant de femmes que d'hommes, une très grande majorité de français, suivis par les allemands, les suisses et les néerlandais, souvent venus à pied de leur pays. En mai et juin, on rencontre beaucoup de jeunes retraités,c4f1084a4642df10a2e2fb2e47054ca2.jpg qui vont ou envisagent d'aller jusqu'à Saint Jacques avec comme objectif d'y arriver le 25 juillet, fête de l'apôtre. L'été, on trouver plus de personnes en groupe, qui font le chemin par morceaux faute de pouvoir y consacrer deux mois d'affilée.

    Cette diversification apparente masque en fait une très grande homogénéité des marcheurs. Bien sûr, il y a les vrais pélerins, animés par leur foi ou soucieux de la conforter, il y a les simples randonneurs, heureux de découvrir la France à pied...mais au fond tous ces marcheurs pour l'essentiel appartiennent aux classes sociales moyenne ou aisées. Il y a peu d'ouvriers, on est très loin de la France black, blanc, beur...

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    Tout au long du chemin, le pélerin est à peu près certain de ne rencontrer que des semblables ou presque, la rencontre avec l'autre si célébrée par les dévôts du pélerinage est à peu près sans risque. Le pélerinage est une période de retrait du monde ou plutôt une plongée dans un mode révé, un monde sans conflit, soucieux de l'environnement, de spiritualité, de convivialité, de fraternité...

    Le monde réel est là à côté du chemin mais on ne le voit pas, on l'entr'aperçoit avec dédain au détour d'une traversée de ville, le plus vite possible.

    Oui, le Chemin de Saint Jacques est une sorte de bulle confortable et rassurante.