Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Chemin du Puy et Camino francés - Page 2

  • Ponferrada - Trabelado

    2 mai 2018 - J5  : 32 km de quasi plat et pour l'essentiel le long d'une nationale. Quelques échappées parmi le vignoble du Bierzo. Des bourgades de 5000 habitants : Cacabellos, Villafranca del Bierzo... Ce matin à la sortie de Ponferrada il pleuvait! Le temps est ensuite resté gris et frais avec de petites averses. Un vrai petit déjeuner ce matin à 6:30 et une paella à midi et ma première pêche de la saison. Ce soir repos dans un gîte de 12 lits tenu par une australienne et son compagnon de Barcelone Firmin avec home cooking... L'occasion de boire du vin de Bierzo, de d&guster de bonnes pâtes chutes, des haricots blancs avec de la charcuterie. Diner communautaire avec deux danoise, deux néerlandais, une canadienne et une japonaise qui travaille en France et va bientôt rentrer au Japon avec son fiancé français qui se met au japonais...et demain 700 m de dénivelé pour monter à O'Cebreiro à 1350m... Très bonne adresse mais s'il a fait un peu frais et qu'une cheminée serait la bienvenue.

    À demain

  • Foncebadon- Ponferrada

    1er mai 2018 - J4 : 29,5 km huit heures. Un vrai PDJ au départ à sept heures et une bonne salade mixte à 12 heures à Molinaseca près d'un vieux pont au soleil retrouvé. Il faisait -2 ce matin au départ. J'ai vraiment regretté mes gants que j'ai finalement décidé au départ de laisser à la maison pour une question de poids! Passage de La Croix de fer et du sommet du chemin à 1550 m pour redescendre via un chemin ravineux à Molinaseca puis Ponferrada à 550m.

    Petite chute sans gravité physique mais j'ai tout de même cassé un verre de lunette et eu quelques égratignures avec saignement sur le visage et les mains.Mon bandana et un fontaine d'eau m'ont permis de nettoyer les plaies. Le soir ma petite trousse de pharmacie m'a permis de désinfecter en l'absence de pharmacie en ce premier mai...

    Les descentes sont plus dangereuses que les montées comme en témoigne une "statue" de vélo en mémoire d'un cycliste DCD sur le chemin. C'est le troisième mémorial vu en quatre jours. Plus de villages en ruines mais des maisons à balcons fleuris, des armoiries, des oliviers, de la vigne... Logé dans une Auberge moderne avec casier mais qui manque un peu d'âme par rapport à hier soir ou l'ambiance était refuge et le repas pris en commun : homos, charcuterie, paella, pomme. J'y ai rencontré quatre français qui refont la partie du chemin interrompu l'an dernier pour cause de fracture de fatigue pour l'une et de fracture au poignet pour une autre. les trois femmes sont accompagnés en voiture par leur mari, un ancien surveillant pénitentiaire de Fleury qui a pris sa retraite à 52 ans... il les attend tout au long du parcours chaque jour en faisant des mots croisés! Ce soir il faut dîner à l'extérieur.

    A l'arrivée à Ponferrada, rencontre avec un suisse qui vient de repartir de Santiago. il a fait le chemin depuis son pays il y'a trois ans et là il le fait dans l'autre sens. il compte trois mois de voyage. Sa femme le suit en camping car le premier mois en Espagne. il a un cache nez pour éviter les coups de soleil, qu'il va voir de face pendant trois mois! Il est bien svelte!

    À demain

  • Astorga - Foncebadon

    30 avril 2018 - J3 : 26km et 550m de dénivelé. Un vrai petit déjeuner au départ un grand Yoplait et deux mandarines et en route. 6 km de plat puis montée progressive vers Santa Catalina et El Ganso à 1000m. À partir de El Ganso les villages montrent de nombreuses ruines et ce serait pire sans le chemin qui a suscité la création d'auberges et de bars. Nouvelles côtes pour atteindre Rabanal del Camino via un vrai sentier de montagne. J'achète une banane et décide d'aller jusqu'à Foncebadon ce qui permet de nouveau via un sentier escarpé et sous des averses de neige d'atteindre les 1450m. Des genêts, des petits chênes, des pins... Les seuls habitants sont les aubergistes mais il y a des chantiers d'autres auberges probablement...une salle commune un grand dortoir, une cheminée. De la petite épicerie... Beaucoup de coréens...dîner communautaire très sympa à 19h et petit déjeuner à 7.00. Cette auberge est ouverte toute l'année. Les gérants, originaires de la côte méditerranéenne ont une petite fille qui va à l'école à Astorga. Il y a deux ramassages scolaires par jour, un à 7:30 pour le collège et un à neuf heure pour le primaire. Dortoir de 16 lits. Douches et toilettes en nombre suffisant. Cheminée bien agréable dans la salle de restaurant/bar. 

  • Villar de Mazarife - Astorga

    29 avril 2018 J2 : 32 km 6:30-14:30 D'abord les chemins rectilignes de feu le désert du Paramo et aujourd'hui très bien irrigué. Le long pont romain qui précède Hospital de Orbigo ou je trouve en ce dimanche un bar ouvert pour compléter mon sommaire petit déjeuner. Puis jusqu'à Astorga une suite de petites montées et descentes, des villages sans habitants apparents, des arbres et de la pluie. Avant de descendre vers Astorga, on aperçoit les sommets enneigés des monts du Leòn dont le sommet du Toleno culmine à 2200 m. Et on aperçoit de loin la cathédrale d'Astorga, il reste bien 3km... Dernière côte et voilà l'Alberghe de la place San Francisco. Et c'est la routine : douche lessive préparation de l'étape de demain pas de sieste car Tour en ville pour voir la vieille ville le palais Gaudi et prendre des repères pour dîner... On est à 800 m d'altitude et il fait 8 degrés.

  • Leòn - Villar de Mazarife

    28 avril 2018 - J1 : 22km départ à 6:30 pour éviter la pluie annoncée pour midi et qui n'arrivera qu'à 17 heures. Traversée de la vieille ville. Il suffit de suivre les flèches jaunes au sol ou sur le bas des murs. Ne pas prendre la direction d'Oviedo que 3 français vus hier vont emprunter. Le jour se lève sur la périphérie industrielle que l'on traverse. On est samedi très peu de monde et avec un coréen je suis le seul "peregrino". Apres le petit bourg de Virgen del Camino je prends la variante dite de la calzada qui passe par le paramo, le désert autrefois infesté de brigands et de vautours que l'irrigation à transformé en un paysage agricole souriant. L'autre option aurait été de longer la N120. Quelques petits villages animent un peu un chemin qui reste austère. Il y a des cigognes sur les clochers. À Villar, j'hésite un peu à aller plus loin mais c'est 9km et il vaut mieux équilibrer les étapes. L'alberghe Tio Pepe a des lits libres dans des chambres de 4, sur la place de l'église, pour 9 euros. Et ils sont ouverts toute la journée bar restaurant TV... lessive, douche,
    Déjeuner sur un banc au soleil de mes sandwiches achetés inutilement à Leòn et rencontre avec une équipe de marcheurs et marcheuses du Gers. Sympa! Puis Sieste lecture Instagram...

  • Journée ferroviaire

    27 avril 2018 - Journée ferroviaire! Bordeaux à 5 heures se réveille, le personnel de la Métropole s'active sur les quais, et depuis le tram, on voit des kyrielles de jeunes qui reviennent du Quai de Paludate et vont se coucher. J'ai la tête à Santiago mon objectif pour la quinzaine mais il faut d'abord rallier Hendaye en TER, puis Irun en Euskotren et enfin Leòn avec la Renfe. Beaucoup de randonneurs dans ce train qui ne comporte que deux ou trois voitures. C'est le WE du 1er mai. La nouvelle gare de Leòn est face à l'ancienne, mon point de départ pour le chemin à pied sac au dos. Tout se passe bien, les correspondances sont au RV et à Leòn il fait beau en attendant la pluie annoncée pour les deux premières étapes. Je loge au Globe-trotter Hostal juste à côté de la cathédrale dont la façade est en travaux. Des chambres de huit lits avec casiers individuels sécurisés, couette, serviettes... 20 euros...Nous sommes trois. Dîner sur place avec de petites courses faite au Carrefour du coin. Promenade en ville, je retrouve avec plaisir le quartier où je suis arrivé il y a deux ans avec Marie. Marie n'est pas au départ cette fois, retenue à Bordeaux et peu désireuse de souffrir à nouveau...Marcher longtemps avec un sac sur le dos n'est plus un plaisir. Mon sac fait un peu moins de huit kilos hors ravitaillement. En route!

  • Camino frances

    Je repars avec l'espoir de rallier Santiago depuis León ce samedi 28 avril. A suivre sur instagram sur le compte : ferdinand_liebaux.

  • Mansilla de la Muras - Leòn

    Etape peu agreable aujourd'hui mais heureusement courte puisque de 19km.

    Le parcours longe en effet le plus souvent la N601 et la N120 au trafic soutenu. Il n'y a meme pas de site propre pourla traversee de Villamoros. Heureusement il y a un beau passage sur une passerelle pour enjamber le rio Porma et admirer le vieux pont. Une aire de repos couverte avec fontaine au sommet du village d'Arcahueja puis on aborde les faubourgs de Leon (130000habitants) : alternance d'anciens batiments industriels desaffectes et de nouveaux sites. Bretelles autoroutieres, passerelles... Encore quelques centaines de metres et on franchit le rio Torio avec là encore un joli pont et une belle promenade amenagée.
    Hebergement a une centaine de metres de la cathedrale Santa Maria calle ancha a l'hotel Paris. Confortable. Dejeuner en face ou quasi d'un risotto aux legumes puis 20´ a pieds pour acheter nos billets de train pour Hendaia via valladolid. La nouvelle gare date de 2011 et remplace l'ancienne gare du nord juste en face et toujours là.

    Retour au centre, un vrai plaisir d'etre en ville, regarder la population depuis les terasses vaquer a ses occupations. Visite de la cathedrale gothique construite au XIII lorsque Leòn ne comptait que 5000 habitants. Un vaisseau de pierres et de vitraux qui filtrent la lumiere. C'est tres beau, la foi souleve les montagnes.

    Que construisons nous aujourd'hui? Nous avons pour la plupart perdu la foi, mais nous contnuons d'admirer ces edifices temoin d'une epoque obscurantiste mais qui sont beaux.

    J'espere retrouver le chemin en octobre.

  • Terradillos de los templarios - El Burgo Ranero

    C'est l'etape de la semaine qui fait un peu peur : 32 km.

    Depart à 7:00 pour une fois notre alberghe propose le desayuno des 6:30. Usuellement c'est 8:00! Excellent jus d'oranges frais pour le reste tres banal et pas frais.

    On demarre sur un sentier qui nous fait traverser les villages de terradillos, de Moratinos et de San Nicolas del camino. Pas un habitant en vue! Puis on rejoint la fameuse senda de peregrinos qui longe la N120. Peu de trafic routier, c'est dimanche et un peu plus loin on entend l'autoroute Burgos Léon. La senda est bordee de platanes assez jeunes encore, dans quelques annees le chemin sera totalement ombragé avec de temps en temps un banc. C'est comme dit le topo guide couscous royal, apprecié maispeu conforme a l'esprit des lieux qui implique desert et solitude.

    8km et c'est Salagun. Petite ville bi millenaire dont le rayonnement fut renforcé à partir de 904 par l'arrivée de moines exiles de Cordoue. On la compare souvent a Cluny. Tres beaux edifices religieux en briques.

    Il reste encore 18km toujours sur le senda pour rallier El Burgo Ranero. Apres la pause Queso de Sahagun on dejeune d'une salade mixte a Bercianos. Plus on avance plus les salades sont riches : asperges thon feta...

    A Bercianos on voit enfin des habitants. Presque tous! Ils processionnent la statue de Nuestra Señora de Perales, precedée de grands drapeaux, aux hampes tres hautes et du curé. Toutes les associations sont là.

    Les 8 derniers km beneficient d'un ciel voilé et d'un Ice Tea offert par un neerlandais qui accompagne un groupe avec son fourgon et sui en profite pour collecter en faveur d'une refugiée.

    A El Burgo Ranero accueil sympathique dans une alberghé familiale denommee Peregrinos. Toutela fin d'apres mudi des vieux dissertent a n'en plus finir autour d'une vieille photo de groupe autour d'un religieux. Les petits enfants eux vivent dans le present avec leut tshirt Fly emirates et leurs portables...

    Diner copieux en terrasse avec paella et poivrons fourres a la morue. Riz au lait.

    Petit tour dans le village : on a fait 35km.

  • El Burgo Ranero - Mansilla de las Mulas

    20 km de Senda de Peregrinos. A gauche la haie de platanes et des champs blé, orge, luzerne, en attente de semailles et a droite petite route goudronnée ou passent essentiellement les cyclistes en route pour Santiago puis les memes champs et auloin une viie ferrée ou circulent des trains blancs etincelants.

    Seul evenement vers 11 heures un orage qui bous incite a sortir notre equipement de pluie.Nos neerlandais sont là avec leur fourgon. Le the brulant estlebienvenu. Quelques gouttes seulement et e soleil revient une heure plus tard.

    Dejeuner d'une tortilla con patatas au Bar Gil à Reliegos. A la sortie on apercoit assez vite Mansilla.

    Cité romaine bien situee. Population qtable depuis trenteans au moins a 1800 habitants. Pasmal depetits commerces qu'in ne rencontre plus cheznous dans des bourgs similaires : quincailleries, plusieurs boucheries, grainetiers...pas de grandes surfaces commerciales.

    La ville est construite comme une bastide du sud ouest : desplaces des arcades des rues orthogonales, le tout entouré de murailles.

    La ville est reputée pour ses nombreuses fetes du debut de l'ete a novembre avec une forte paricipation d'équins d'où la mulas.