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Auvergne - Page 17

  • Lucien Durosoir

    Belle soirée organisée par l'Académie de musique de la Chaise-Dieu en cette veille de Pentecôte. Au programme mijoté par son directeur Cyril Huvé, deux quatuors, Diotima (http://www.quatuordiotima.fr/) et Novalis, qui ont enchanté les trop rares auditeurs avec la musique d'Onslow, de Ravel et de Durosoir.

    Le quatuor Diotima a été fondé il y a dix ans par quatre jeunes gens Yin Peng Zhao, Naaman Sluchin, Franck Chevalier et Pierre Morlet. Ce bel ensemble a interprété le quatuor op 55 de George Onslow. George Onslow, (1784-1853) héritier d'une famille aristocratique anglaise est né et décédé à Clermont-Ferrand. Très célèbre de son vivant, il était surnommé le Beethoven français, il est aujourd'hui injustement oublié.

    Le quatuor Novalis, beaucoup plus récent, 2008, composé de Ambroise Aubrun, Quentin Joussaud, Clémence Gouet et Sophie Chauvelet a interprété le quatuor en Fa majeur op 35 de Maurice Ravel. On ne présente  pas Maurice Ravel (1875-1937), il faut lire ou relire Ravel le magnifique roman de Jean Echenoz sur les dix dernières années de sa vie. Le quatuor n° 35 fut crée en 1902-1903, 2lève de Gabriel Fauré, Ravel montra dès cette époque sa détermination, son génie en refusant à son maître de modifier le quatrième mouvement, vif et agité, de cette oeuvre de jeunesse.

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    Luc Durosoir était là pour présenter la vie et l'oeuvre de son père, Lucien Durosoir (1878 - 1955) avant que Diotima n'interprète le quatuor n° 2.

    Lucien Durosoir a vécu trois vies. la première pendant la première mondialisation, la mondialisation heureuse d'avant la guerre de 1914. Violoniste virtuose, il interprétait les grandes oeuvres du répertoire dant toute l'Europe, en particulier dans cette Europe germanique et centrale, le monde d'hier de Stefan Zweig. Août 1914, il est mobilisé et va passer les années de guerre au front comme simple soldat d'abord puis à partir de la mi 1915, grâce à la protection du général Mangin, comme brancardier, puis colombophile, avec d'autres musiciens dont le violoniste et compositeur André Caplet. A l'issue de la guerre, Lucien Durosoir ne va pas parvenir à reprendre son activité de concertiste. Il va se retirer à Bélus, dans les Landes, vivre une vie de reclus et se consacrer à la composition à laquelle l’a initié André Caplet.

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    Une vie brisée par la guerre, même si Lucien Durosoir est aujourd’hui de plus en plus reconnu comme un des grands compositeurs du XX siècle.

    La vie de Durosoire nous montre combien nous avons de la chance de vivre dans une Europe en paix. C’est un bien  précieux dont nous n’apercevons pas toujours la valeur.  Alors le 7 juin prochain allons voter, montrons notre attachement à l’Europe et écoutons la musique de Durosoir.

     

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  • Le lièvre de Patagonie est aussi de Brioude

    Lièvre.jpgLe livre de mémoires de Claude Lanzmann, Le lièvre de Patagonie, est formidable. Je ne l'ai pas encore terminé mais d'ores et déjà je peux en recommander la lecture à tout un chacun. C'est le livre d'un homme qui aime passionnément la vie, un journaliste, un portraitiste remarquable, un écrivain, un cinéaste. Toute sa vie il a livré des combats justes, dans la résistance, pour l'indépendance de l'Algérie, pour Israël, et il est bien sûr l'auteur de l'indispensable Shoah... Directeur de la revue "Les temps modernes", il a aussi beaucoup écrit sous des pseudonymes dans Elle, France Observateur...

    Claude Lanzmann a aussi beaucoup aimé les femmes, beaucoup de femmes, Simone de Beauvoir, dans un curieux ménage à trois avec Sartre, Judith Magre, une infirmière nord coréenne, Angelika... Mais ce n'est pas l'essentiel. Toute sa vie, il a fait preuve d'une grande vitalité et d'un courage, intellectuel et physique, exceptionnel.

    Le livre s'ouvre par un magnifique chapitre, très bien écrit, sur la peine de mort, qui laisse sans voix et qui, il faut l'espèrer, parviendra à convaincre quelques partisans de la peine de capitale de changer d'avis. Ce seul chapitre justifie la lecture du livre.lanzmann.jpg

    Suivent des pages passionnantes sur sa résistance en Auvergne. les transports d'armes du Lycée Blaise-Pascal, où il est étudiant en khagne, à la gare de Clermont-Ferrand, les embuscades contre les allemands à Saint Jacques des Plats et les courses poursuites avec l'occupant dans les rues de Brioude. Lanzmann cite aussi un groupe de résistants d'un certain Commandant Raffy à La Chaise-Dieu dont on comprend qu'il a bien fait pour sa vie de ne pas le rejoindre.

    A dévorer sans plus tarder, chaque page est un enchantement, et pour compléter, regarder, à partir du site de France 5, l'épisode de la série Empreintes qui lui a été consacré.

  • Gouvernance du Festival de la Chaise-Dieu

    portraitcziffra400.jpgComme attendu (cf. chronique du 9 avril dernier), Daniel Boudet, le président par interim de l'Association culturelle de La Chaise-Dieu qui gère le Festival de musique, vient d'inviter par écrit l'ensemble des adhérents de l'association à une assemblée générale extraordinaire le samedi 13 juin prochain., à 9 h 30 salle neuve de l'écho, à La Chaise-Dieu.

    Cette assemblée générale aura pour objet de compléter le conseil d'administration puisqu'à la suite de la démission de son Président, Guy Ramona, 22 autres administrateurs avaient démissionné, qui par solidarité avec Guy Ramona, qui pour ne pas avoir à assurer la tâche de Président par intérim.

    L'assemblée générale extraordinaire aura comme unique ordre du jour d'élire 23 administrateurs, à l'exclusion donc de tout changement de statuts. Dix des 23 administrateurs élus auront un mandat jusqu'en 2010, les treize autres jusqu'en 2013, les mandats étant de six ans et le Conseil d'administration étant renouvelable par moitié. La répartition des mandats sera effectuée par tirage au sort.

    Le nouveau conseil d'administration élira le même jour, le nouveau bureau et son nouveau président.

    Sagement, les nouvelles demandes d'adhésion, qui doivent statutairement être agréées par le bureau, sont suspendues du 22 avril jusqu'à l'élection du nouveau bureau, cela évitera d'éventuelles demandes d'adhésion ayant pour seul objet de favoriser l'élection de tel ou tel au conseil d'administration.

    Les candidatures au Conseil d'administration doivent être adressées au bureau du Festival par courrier avant le 15 mai. La lettre fait mention par erreur du mercredi 15 mai 2009 et dans le doute, c'est, il faut l'espérer, la date du vendredi 15 mai qui sera retenue par le Président par interim

    Les adhérents de l'association ayant réglé leur cotisation entre le 1er janvier 2008 et le 22 avril 2009 recevront à partir du 25 mai la liste des candidats et le matériel pour un vote par correspondance, par pouvoir nominatif ou lors de l'assemblée générale. Les pouvoirs en blanc, à la disposition du président, semblent être exclus ce qui là aussi est sage.

    Il faut saluer la démarché du Président par interim, Daniel Boudet, bénévole depuis plus de trente ans. La neutralité du ton de sa lettre, son souci de s'appuyer sur les statuts de l'association, pour la doter d'un nouveau conseil d'administration à même d'assurer la continuité de son fonctionnement, en partenariat avec les partenaires publics et privés du Festival, sont de nature à contribuer à ramener la sérénité indispensable à la poursuite de l'oeuvre initiée par Georges Cziffra (photo).

  • Plan de relance à La Chaise-Dieu

    L'abbaye de La Chaise-Dieu bénéficie du plan de relance. Le ministre de la relance, Patrick Devedjian, nous l'avait annoncé : on pourra suivre son exécution projet par projet sur Internet.

    C'est fait, du moins un début : http://www.relance.gouv.fr/Abbaye-de-la-Chaise-Dieu.html mais à part la photo, peu représentative de l'abbatiale, on ne sait pas trop ce qui se passe.arton260.jpg Sur le terrain, Albanel, Devedjian, Wauquiez peuvent venir, la relance publique se voit, encore un peu timide mais elle est là qui va faire sortir la France de la recession.032.JPG

    Et d'autres projets publics sont dans les cartons, pris dans les rêts des procédures administratives des diverses collectivités parties prenantes et de l'architecte des batiments de France : joints de façade et toitures de l'abbaye, aile ouest (ancienne mairie et ancienne école), maison du cardinal, pour la seule année 2009, selon l'excellent bulletin municipal d'avril 2009.031.JPG Sans parler du réseau de chaleur...

    Et le secteur privé est aussi de la partie : A l'hôtel de l'écho, à la tour carrée, au Bar de la fontaine, on agrandit, on rénove... dommage que les travaux de l'hôtel du  Tremblant aient l'air suspendu, quant à ceux de la Maison forte, on les attend toujours. Et puis bientôt sans doute, un nouveau dynamisme au village de vacances, une gare rénovée, de nouvelles galeries d'art, la Grignotte...034.JPG

    Le vie continue, malgré la crise, bravo pour toutes ces initiatives.

  • Gouvernance du festival de musique de La Chaise-Dieu

    GR.jpgCrise de gouvernance au Festival de La Chaise-Dieu. Le président de l'association gestionnaire, Guy Ramona (photo : le progrès.fr) qui a dirigé le festival de 1976 à 2003, vient de démissionner ainsi que la majorité des membres du conseil d'administration. Démission sans explication à ce jour. 

    L'assemblée générale extraordinaire du 28 mars, convoquée par Guy Ramona, pour approuver de nouveaux statuts n'a pas délibéré et repoussé sa décision. Division des adhérents, fortes réserves des partenaires publics... Qui va la convoquer maintenant? Un conseil d'administration réduit à quelques membres?

     

    Morale de cette histoire, une nouvelle assemblée générale devrait clarifier les rôles respectifs du Président de l'association et du Directeur général. Le président doit présider, pas diriger, c'est au Conseil d'administration de recruter le Directeur, de surveiller sa gestion, mais c'est au directeur de gérer le festival. Seul cet équilibre des pouvoirs permettra d"eviter que des ambitions personnelles viennent interférer avc la gestion d'un évènement artistique au risque de le mettre en péril.

  • La Chaise-Dieu dans le plan de relance

    couvciact-150x150.jpgL'abbaye de La Chaise-dieu est dans le plan de relance pour 200 000 € de crédits de paiement, dont 80 % en 2009 et le solde en 2010. Merci à tous ceux qui ont veillé à défendre ce dossier.

    Extraits :

     "Les communes et tout particulièrement les petites communes sont propriétaires d’une grande partie

    du patrimoine national, sans toujours disposer de moyens suffisants pour entretenir et restaurer les

    monuments leur appartenant. La préservation de ce patrimoine bénéficiera d’une dotation de 13,3 M€.

    Il est ainsi prévu

    une centaine d’opérations réparties sur l’ensemble du territoire, notamment :

    - l’église de Pluméliau en Bretagne,

    - la Manufacture de tabac de Morlaix en Bretagne,

    - l’abbaye de La Chaise Dieu en Auvergne,

    - l’ancienne abbatiale de Beaulieu-sur-Dordogne en Limousin,

    - ou encore la restauration intérieure de l’église de Montargis en région Centre."

    Cf : http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/CIACT_020209_CartesTransport_1100-2.pdf pages 151, 157 et carte page158.

  • Au sujet de l'Echo Casadéen

    noël casadei 2008 029.jpgL'Echo Casadéen, c'est le bulletin d'information de la mairie de La Chaise-Dieu. Il a été distribué dans les boites aux lettres des résidents permanents le 2 janvier. Non destinataire, bien que présent sur la commune à l'occasion du nouvel an, un aimable voisin m'a donné le sien, ce qui me donne l'occasion d'effectuer remarques et suggestions à la municipalité et à nos amis casadéens.

    D'abord, il faut féliciter la nouvelle équipe municipale, déjà neuf mois, pour son souci d'informer mais ce serait bien de poster l'Echo Casadéen sur le site Internet de la communauté de communes, la diaspora casadéenne pourrait ainsi se tenir informée à distance de l'actualité municipale. Autre solution ouvrir un blog!

    Il faudrait également doter l'Echo Casadéen d'un rédacteur en chef soucieux de corriger coquilles et fautes de français qui émaillent certains textes, les enseignants au conseil municipal doivent se mordre les doigts de ce numéro.

    Il faudrait considérablement renforcer l'appareil statistique du bulletin. On apprend qu'il y a eu 13500 visites à l'Abbatiale en juin, juillet et août, ce qui est plus que l'an dernier, mais de combien? L'idéal serait de disposer de la série statistique sur les 20 dernières années, voire plus, de façon à se faire une idée de la tendance générale. Les données existent très certainement. Idem pour le nombre de nuitées au camping, 1201, là c'est pour toute l'année, mais on ne nous dit pas si c'est plus ou moins que les années précédentes.

    De façon générale, la municipalité, en accord avec les acteurs économiques, devrait se doter d'un véritable tableau de bord permettant de mesurer l'attractivité de La Chaise-Dieu : nuitées en hôtel et en chambre d'hôtes, au village de vacances, au camping, dans les huttes, gites de séjour et d'étape... entrées payantes à l'Abbatiale, au Festival de musique, à l'Historial, conctacts du Syndicat d'Initiative, ... Seul un tel tableau de bord, établi si possible rétrospectivement, permettrait à tous les acteurs de répondre à la question de l'évolution de la fréquentation de La Chaise-Dieu, en baisse selon les conversations, mais qu'en est il vraiment? Et seul un tel tableau de bord permettrait de jeter les bases d'une politique...

    Le maire nous apprend que le projet de création d'un réseau de chaleur va retarder la réfection des rues. Dommage pour l'attractivité de La Chaise-Dieu et espérons que cela ne va pas être le pretexte pour retarder les choix indispensables à effectuer en matière d'usage l'été de la place de la fontaine et de celle du monument transformées en parking.

    Retardés les travaux mais de combien de mois? Quel est d'ailleurs le calendrier de ces travaux? Qui va construire et gérer le réseau de chaleur? Mystère. Certes les travaux du Bâtiment Lafayette ont commencé fin 2007 mais que s'est-il passé en 2008, à part l'édification d'un poteau d'électricité sur la place? Le plan de relance du Gouvernement prévoit une accélération de la mise en place des crédits de restauration du patrimoine culturel. La Chaise-Dieu saura-t-elle, pourra-t-elle en profiter, une promenade dans le cloître suffit à en comprendre l'urgence.

    A l'ancienne gare, les ouvertures ont effectivement été refaites, enfin certaines, car au premier étage de vieilles fenêtres subsistent derrière les volets neufs. Quel est l'avenir du petit bâtiment chaque année un peu plus en ruines de l'autre côté des voies. En jetant un oeil par les fenêtres on apercoit encore, les skis de fond, les chaussures, la traceuse du Foyer casadéen de ski nordique, l'enseigne est sagement rangée elle aussi. Etait-il possible de faire du ski de fond pendant les fêtes avec toute cette neige et ce grand soleil depuis le 1er janvier? Une occasion de perdue sans doute pour le dynamisme de La Chaise-Dieu.

    Merci pour la double page sur le tri des déchets. Mais tous les emplacements des conteneurs ne sont pas mentionnés, il y a par exemple un conteneur à verre place du monument. Une suggestion si l'on veut vraiment inciter les habitants à faire le tri : doter systématiquement tous les locaux à poubelles de conteneurs à étiquettes vertes, jaunes et bleues. 

    Bon courage à la commission des finances qui "a évoqué tous les points sur lesquels elle pourra être amenée à réfléchir..." les sujets évoqués sont vastes et j'en ajoute un : pourquoi y a t-il un tarif hors casadéen pour la location de la nouvelle salle de l"écho et pour elle seule?

    Voilà, tout cela semblera bien trop critique pour les rédacteurs de ce bulletin qui le rédigent bénévolement en sus du travail qu'ils effectuent tout aussi bénévolement au service de la commune et des casadéens. J'espère qu'ils me pardonneront car comme l'a dit Beaumarchais "sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur". Et si j'écris ces lignes c'est parce que je suis profondément attaché à La Chaise-Dieu.

    Une dernière suggestion reprise de ma chronique précédente "voeux 2009" : pourquoi ne pas envisager de créer un évènement culturel à l'occasion de la fin de l'année, un concert du nouvel an par exemple, salle Cziffra, suivi d'un réveillon dans un des restaurants de la commune? Cela conforterait la tradition musicale de La Chaise-Dieu et créerait une occasion supplémentaire de festoyer collectivement et d'animer un peu la commune en cette période de l'année où chacun a tendance à se replier sur son chez soi? 

  • Foyer saint Jean des Quatre couronnés

    Le 8 novembre, l'église catholique fête le martyre des Quatre couronnés : "Les Quatre couronnés furent Sévère, Séverin, Carpophore et Victorin qui, par l’ordre de Dioclétien, furent fouettés à coups d'escourgées de plomb jusqu'à ce qu'ils en moururent. D'abord leurs noms furent inconnus, mais longtemps après Dieu les révéla. On décida donc que leur mémoire serait honorée sous les noms de cinq autres LCD nov 2008 050.JPGmartyrs, Claude, Castorius, Symphorien, Nicostrate et Simplicien, qui souffrirent deux ans après eux. Or, ces derniers martyrs étaient d'habiles sculpteurs qui ayant refusé à Dioclétien de sculpter une idole, et de sacrifier aux dieux, furent mis vivants, par ordre de cet empereur, dans des caisses de plomb et précipités dans la mer vers l’an du Seigneur 287. Le pape Melchiade ordonna d'honorer sous les noms de ces cinq martyrs les quatre précédents qu'il fit appeler les Quatre couronnés, avant que l’on découvrît leurs noms; et l’usage en a toujours prévalu, même quand on eut su comment ils se nommaient réellement (http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/165.htm).

    C'est donc ce 8 novembre que le nouveau Foyer Saint Jean des quatre couronnés a ouvert ses portes au public à La Chaise-Dieu, dans l'ancienne grande maison du Dr Degeorges à l'entrée du village en venant d'Issoire.

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    L'objectif de cette structure est de former au métier de la taille de pierre des jeunes hommes majeurs désireux d'approndir leur foi en Dieu. Il y a six places (3 chambres de deux). Trois adultes assurent l'encadrement un formateur en sculpture, une "mère" et un animateur chargé des temps libres. Pas de mineurs pour ne pas avoir à respecter la réglementation relative à l'hégergement des mineurs, pas de diplôme à la sortie, les "élèves" pourront présenter les épreuves en candidat libre, donc pas besoin de se plier aux réglements de la formation permanente, pas de jeunes femmes, ce serait trop compliqué, la grande liberté quoi!

    Ou presque! l'emploi du temps laisse plus de place à la prière qu'à la réverie : lever à 6h 45, ; dès 7h10 vingt minutes de prière, puis petit déjeuner, atelier, déjeuner, atelier, douche, vingt minutes obligatoires d'adoration, détente, diner-veillée, quatre messes par semaine et le samedi des temps de formation, sans compter un dîner avec les moines de la Communauté Saint Jean par semaine.

    Les ateliers de sculpture sont aménagés dans les anciens garages, on trouve à l'étage un oratoire à côté des chambres et au sous sol une chapelle en cours d'aménagement...

    Bref il faut être motivé! y aura t-il beaucoup de candidats? A l'heure de l'ouverture il y avait deux stagiaires dont un moine.

    Potentiellement c'est 9 habitants de plus pour La Chaise-Dieu, probablement un peu frugaux mais la tentative mérite d'être saluée. Tous nos veoux de réussite pour cette entreprise singulière et ambitieuse.

    De bonne augure : l'accueil des responsables était très sympathique et la collation excellente.

     

  • Mélodies françaises à La Chaise-Dieu

    Samedi 9 novembre, Salle Cziffra, troisième concert commenté de la semaine organisé par l'Académie de musique de La Chaise-Dieu, autour cette fois de Delphine Collot (Soprane) et de Robert Expert (contre ténor : http://www.robertexpert.com) accompagnés au piano par Cyril Huvé.

     

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    Au programme, des mélodies françaises, de grands auteurs comme Hugo ou Baudelaire mis en musique par de grands musiciens comme Debussy, Bizet, Chausson ou Duparc mais aussi des oeuvres auvergnates collectées et harmonisées par Joseph Canteloube qui à, l'instar de Dvorak en Hongrie, parcourut le Massif central à la recherche des mélodies traditionnelles.

    Pour un soir, on retrouve l'ambiance de l'époque où sans radio et sans télévision, on se retrouvait chez l'un ou l'autre pour faire ou écouter de la musique, entendre des chansons d'amour, dans une ambiance de légèreté.

    On y a apprend cependant au passage qu'Henri Duparc, né en 1848, victime de la déchirure franco-allemande de 1870 va cesser de composer à 38 ans et détruire l'essentiel de son oeuvre.

    La musique ne peut pas s'abstraire de l'histoire.

    Une excellente soirée, Merci à Cyril Huvé www.cyrilhuve.com/  et à l'Académie de musique pour cette excellente semaine musicale à La Chaise-Dieu.

  • La grande guerre du Plateau de La Chaise-Dieu

    Premier onze novembre sans ancien combattant de la grande guerre à l'occasion du 90 éme anniversaire de l'armistice de 1918. Il faut faire presque une centaine de km pour se rendre dans chacune des onze communes du Plateau de La Chaise-Dieu. L'idée est de faire l'inventaire des monuments aux morts du plateau et de compter les morts pour la France (voir Album photos)

    Le tribut des villages qui constituent aujourd'hui la communauté de communes est de 309 morts pour une population recensée en 1911 de 7152 habitants (2198 aujourd'hui), soit 4,3 % de la population. Ce pourcentage varie peu d'une commune à l'autre, de 3,8 % à La Chaise-Dieu, la commune la plus peuplée (1537 habitants) à 5,9 % à Berbezit la moins peuplée (239 habitants).

    Grande uniformité des monuments qui très majoritairement représentent un poilu casqué, l'arme au pied, le regard porté au loin. La peinture diffère cependant d'une commune à l'autre, bleu horizon, marron..., seules La Chaise-Dieu, Félines, Laval sur Doulon et peut-être Berbezit (le monument est visiblement récent) se sont démarqué de la tendance générale.

    Le plus souvent, le monument trouve sa place près de l'église, pas loin d'une statue de la sainte vierge ou d'un calvaire, sauf à La Chaise-Dieu (sur l'emplacement de l'ancienne église Saint Vital et Agricol) et à Laval sur Doulon (au cimetière).

    Parfois les monuments portaient les photos des soldats comme à Malvières et à Félines mais malheureusement il n'en reste presque rien.

    Bref peu d'audace architecturale, rien en tout cas de semblable à ce que l'on trouve à Sauveterre sur Lémance avec la Victoire aux drapeaux (voir la chronique du 19 août 2008).