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  • Platon a rendez-vous avec Darwin

    Dans cet essai brillant, Vincent le Biez, ingénieur des mines de 35 ans, fonctionnaire à Bercy esquisse des analogies entre les sciences philosophiques et politiques et les sciences naturelles et sociales, physique classique, physique quantique, biologie, génétique, théorie des jeux...Il convoque les plus grands philosophes et scientifiques : Platon, Darwin, Xavier Bichat et Thomas Hobbes, Richard Dawkins et Jean-Jacques Rousseau, Rudolf Clausius et Henri Bergson, Sadi Carnot et Hannah Arendt, Geoffrey West et Ivan Illich, Ludwig von Bertalanffy et Friedrich Hayek, Ernst Ising et Alexis de Tocqueville et enfin Ilya Prigogine et charles Percy Snow.

    C'est tout simplement fascinant, bien entendu cela n'apporte pas de solutions immédiates à nos problèmes contemporains mais tout de même des pistes sérieuses et des repères pour éviter les écueils périlleux qui nous guettent.

  • L'ami arménien

    Dans ce roman , Andreï Makine exhume un vieux souvenir d'enfance. Son amitié à quinze ans avec Vardan, un ado du même âge arménien, venue vivre dans un village de Sibérie à proximité de la prison où sont incarcérés des arméniens de leur famille condamnés pour subversion antisoviétique.

    Vardan est un enfant malingre mais très intelligent et donc victime de harcèlement de la part de ses camarades de collège qui le prennent comme bouc émissaire. Andreï va le protéger et faire ainsi connaissance de cette petite communauté qui habite des masures au bout du monde. Il y  là, Sarven, un vieux sage, un close qui protège la communauté,  la mère Chamiram, qui devine tout, soigne, calme, Gulpizar la jeune femme dont le mari est enfermé en prison auquel elle rend visite chaque jour, en attente de condamnation, Ronine un professeur russe de mathématique, seul, manchot, il a combattu pour le socialisme...

    Makine met un peu de tout dans ce roman, le génocide arménien, la guerre entre arméniens et azeris, la recherche d'identité, des origines, peut être un peu trop, mais c'est bien écrit, très bien écrit même et on se laisse prendre et on rêve d'aller nous aussi contempler un jour le mont Ararat.