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Un très grand roman, un roman philosophique, un roman d'aventure, un roman policier, un roman d'histoire. Gregorius, vieux professeur de latin et de grec à Berne, respecté mais grisâtre, décide du jour au lendemain de partir à la recherche de l'auteur d'un livre de mémoires trouvé par hasard, un médecin portugais, Amadeu Prado, décédé un peu avant la révolution des oeillets.
On se retrouve à Lisbonne et on accompagne Gregorius dans sa quête, c'est la vieille Europe, le Portugal de Salazar, des vieilles femmes en noir, des petites lâchetés, des grandes, des résistants, des amitiés devenus impossibles, des amours impossibles, tout se révèle peu à peu au fil de la rencontre de ceux qui ont connu Amadeu.
On joue aux échecs, la vie est-elle une partie d'échec?. Et on s'interroge sur sa propre vie : S'il est vrai que nous ne pouvons vivre qu'une petite partie de ce qui est en nous qu'advient-il du reste ? Question lancinante posée dès le début de cet ouvrage et qui revient sous différentes formes. Question fondamentale que l'on n'ose pas se poser tant elle nous imposerait de prendre le train de nuit pour qui sait où, de changer radicalement de vie, d'aller à la rencontre de l'inconnu. Trop risqué!
Le Belem, plus vieux trois mâts français, avait jeté l'ancre dans le Port de la lune, à Bordeaux, ce Week-end à l'occasion de Bordeaux fête le vin, manifestation qui a accueilli 450 à 500 000 visiteurs sur les quais de la Garonne : dégustations de vins, gastronomie régionale, mais aussi feux d'artifice, son et lumière sur le palais de la Bourse, musique classique, Jazz avec Marciac in Bordeaux place des Quinconces. Une vraie réussite populaire. Des leçons à tirer pour la Biennale d'art contemporain Evento à l'automne 2011 si elle veut attirer un aussi large public.

Le Belem a attiré beucoup de monde. Ce monument historique, plus que centenaire, fait toujours rêver, petits et grands, et le rêve ici est à portée de main: 4 euros pour arpenter le pont et la dunette, visiter les cabines et si le coeur vous en dit des stages de trois jours à une semaine pour naviquer au large des côtes françaises, anglaises, belges ou même irlandaises, des stages ouverts à tous, pour jouer au matelot, au corsaire, aux gars de la marine : http://www.fondationbelem.com/programme_de_la_saison_2010.htm
Une petite aventure à la portée de tous, un bond en arrière d'un siècle, un voyage au gré du vent, du soleil, de la tempête, des éléments en compagnie d'Eole et de Neptune... Pourquoi donc se priver?