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  • Moissac - Toulouse à vélo

    Chaque année depuis l'âge de 45 ans j'essaie de faire quelque chose d'un peu particulier au mois d'août. A 45 ans j'étais monté à la course à pied au Drachenfels, Le Rocher du Dragon, un ancien volcan, une colline aujourd'hui sur la rive droite du Rhin, qui fait face à Bad Godesberg, où nous habitions alors. Le Drachenfels culmine à 321 m.

    En 2016, j'avais pédalé, de La Chaise-Dieu à Saint Etienne et l''an dernier j'avais effectué 50000 pas entre Pouy-Roquelaure et Montréal du Gers, soit environ 40 km.

    Cette année, j'ai longé le canal latéral de la Garonne entre Saint Nicolas de la Grave, en amont de Moissac et les ponts jumeaux à Toulouse. 75 km sur une piste cyclable dans le calme, sans voiture, en silence, en toute sécurité, ombragée avec quelques haltes où j'ai retrouvé ma compagne qui avait accepté de faire l'assistance au cas où en me suivant pas très loin en voiture. Bien agréable. L'occasion de découvrir les ponts jumeaux à Toulouse au confluent du canal latéral de la Garonne, du canal du midi et du canal de Brienne. Ces deux ponts sont décorés d'un magnifique bas-relief qui mériterait d'étre davantage mis en valeur d'ailleurs.

    L'activité sur le canal est assez réduite : j'ai croisé deux ou trois bateaux qui naviguaient et pas un seul dans une écluse. Beaucoup de bâtiments vétustes appartenant à VNF font l'objet d'appels à projet, sans grand succès apparemment. Plusieurs cyclistes, des randonneurs à pied et à vélo, de simples promeneurs. Un bel endroit. Cela peut paraître monotone mais le calme et la sérénité l'emportent. 

    Une expérience à renouveler sur un autre tronçon, il y a de quoi faire jusqu'à Sète.

  • Maïmaï

    Une belle nouvelle de l'écrivaine québécoise née au Japon, Aki Shimazaki. C'est le premier roman que je lis d'elle. Elle écrit en français mais la situation de ses livres se déroule toujours au Japon. Il y a une intrigue qui se révèle au fil des pages, j'ai trouvé la solution dès la page 123 et le roman en compte 172. C'est agréable à lire, pas très ambitieux, mais bien fait et c'est l'occasion de vivre quelques heures au Japon.

  • Les furtifs

    700 pages! Mais exceptionnelles. Le stade ultime de l'aliénation décrit par Alain Damasio. On est en 2040 en France, les villes sont privatisées par des grands groupes : Paris par LVMH, Orange...par Orange. Chaque individu est doté d'une bague connectée qui contient toutes ses données personnelles, c'et aussi le stade ultime de la servitude volontaire : le self serf vice comme l'écrit joilment Damasio.

    Le livre raconte le combat de deux parents qui ont perdu leur fille de six ans, Tischka, partie un matin furtivement. Sa mère la croit morte, son père la croit vivante, elle a rejoint le monde des furtifs, un monde passé jusqu'ici inaperçu mais pourchassé par une petite cellule spécialisée de l'armée à laquelle appartient le père de Tischka qui espère ce faisant mettre toutes les chances d son côté pour retrouver sa fille... Les furtifs pourraient être des êtres  apparus avant la séparation des mondes animal et végétal, capables de s'hybrider avec les humains, je n'en dit pas plus...

    Au fil du livre, la connaissance de ce monde des furtifs s'améliore, sa compréhension aussi et parallèlement, la résistance à l'ordre totalitaire du numérique s'organise en zones autogérées, à défendre... avec des citoyens qui s'allient aux furtifs...et qui sont victimes d'une répression de plus en plus brutales...

    Au delà de la description d'un monde qui nous guette, le livre est extrêmement inventif sur le plan du style ou plutôt des styles, du vocabulaire, de la typographie, une typo spécifique est associée à chacun des personnages, il n'y pas de narrateur, chaque personnage s'exprime à la première personne.

    Il faut certes un certain temps pour ee mettre au niveau de l'écrivain, de ce qu'il a voulu faire mais cela en vaut fichtrement la peine.

    Il y a du neuf dans la littérature.