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  • Saint Petersbourg - Jour 3

    Il a plu cette nuit et ce matin départ sous la pluie en maugréant et puis par miracle les éclaircies l'ont emporté. Au lieu d'aller visiter le musée russe on est allé de l'autre côté de la Neva en empruntant le pont de la trinité et ses drapeaux aux couleurs de la coupe de la fédération organisée par la FIFA, c'est du foot. Le foot qui au passage a installé une fan zone près de l'église de Saint sauveur sur le sang, c'est d'un délicat.

    La forteresse Pierre et Paul est à l'origine de la ville construite par Pierre le Grand. On est un peu comme dans la citadelle de Blaye des bâtiments espacés consacrés aux garnisons, au stockage des munitions... mais il y aussi la cathédrale Pierre et Paul, dans laquelle sont inhumés les empereurs de Russie y compris depuis peu les restes de Nicolas II et sa famille exécutés par les bolcheviks.

    Et surtout des prisons. Dès sa fondation, l'endroit a été utilisé pour emprisonner et torturer les opposants au régime tsariste à commencer  par Pierre le Grand qui y enferma et mis à mort son propre fils Alexis accusé de complot contre l'Etat Russe. Cette vocation ne cessa jamais. Dostoiewsky y fut emprisonné et les communistes utilisèrent aussi les geôles de la forteresse.

    L'endroit serait calme car sans voiture s'il n'y avait la ronde des hélicoptères qui décollent et atterrissent pas loin pour faire des tours de ville touristiques en 10 mn. et les inévitables rabatteurs de croisières fluviales avec leurs haut-parleurs. De façon générale on a le sentiment que donner des autres aujourd'hui des conseils ou des invitations par haut parleur est resté un trait culturel hérité de l'URSS.

    On peut faire le tour des remparts et il y a une plage.

    On est allé déjeuner un peu à l'écart de deux pizzas végétariennes par défaut dans un restaurant dont on a découvert à la fin qu'il était japonais et était bien celui que l'on cherchait...

    Au retour on admire un grand trois mâts et on file tranquille par les Jardins d'été, c'est dimanche, il y a beaucoup de monde et même des couples de mariés qui font des photos puis la Moyka et le charmant jardin très bien restauré de Mikhaïlovsky

    Retour à l'hôtel sous quelques gouttes, sieste bien tardive puis de nouveau dehors pour le restau végétarien d'à côté où l'on mange à deux pour 7,5 euros! La vie peu ne pas être chère.

  • Saint Petersbourg - Jour 2

    Matinée consacrée au musée de l'Ermitage. Nous avions réservé via Internet une visite gidée de trois heures avec coupe fil avec un guide francophone. Rendez vous à la colonne Alexandre face au musée. Nous y retrouvons sans difficulté notre guide, sibérienne, bon français, et la troisième personne attendue ne viendra pas. Visite du musée intéressante centrée sur l'histoire du Palais et de ses occupants. Il fallait avoir révisé sa dynastie des Alexandre, Nicolas...

    Beaucoup d'or, de marbre, quelques belles pièces, et une foule croissante au fil de la matinée, beaucoup de chinois, on se bouscule et surtout la manie de tout prendre en photos, les tableaux et surtout soi devant les tableaux, c'est horipiilant, à se demander comment étaient les visites avant le portable et surtout que font ils de toutes ces photos une fois de retour au pays?

    j'avais l'idée que l'Ermitage était un musée avec beaucoup d'oeuvres impressionnistes, c'est à moitié vrai, elles sont désormais au musée de l'état-major, de l'autre coté de la Place Alexandre.

    Déjeuner de deux petits sandwichs au saumon et d'une tartelette au cassis au café du musée, facilement accessible puis embarquement pour Peterhof, le palais d'été de Pierre le Grand. Seulement ces jardins. A l'arrivée on aperçoit l'ile de Cronstadt, base de sous-marins et épicentre de la révolte des marins contre la dictature bolchévique en 1921. 

    On vient ici surtout pour les jardins à l'anglaise et à la française qui entourent le château et pour les cascades. Là encore festival de selfies. Beaucoup de russes venus en famille, c'est samedi et il y a du bon air. Les cascades ou jets d'eau sur les statues doses à l'or fin ont beaucoup de succès, on souhaite à tous ces russes d'aller un jour à Versailles pour les grandes eaux.

    Retour en ville. 

    J'apprends sur le bateau le décès subit d'un bénévole du Festival de La Chaise-Dieu avec lequel j'ai "travaillé" plusieurs années. Une grande perte pour ses proches et pour le festival. On ne sait ni le jour ni l'heure.

    Petit Goûter au café littéraire à la table de Pouchkine ou celle de Dotstoiewski. Il  y a des russes du sud qui dinent à grand renfort de vin et de vodka...Ambiance peu littéraire.

    Diner à Little Italy, servi par un marocain d'Agadir qui a trouvé ce travail depuis trois jours et qui a quitté sa mère célibataire il y a deux ans pour l'aider.

    Retour à l'hôtel après 15 km de marche aujourd'hui.

  • Saint Petersbourg - Jour 1

    Arrivée hier soir à 22h30 heure locale. La Russie reste la Russie. Nous prenons un chauffeur de taxi qui attend les voyageurs à la sortie de l'aéroport, ils ont des badges "Official Taxi", on s'assure du prix de la course pour l'hôtel à 2000 roubles et on se retrouve dans une voiture ordinaire, une Kia, sans panonceau de taxi, sur un parking de voyageurs ordinaire et pour sortir du parc de stationnement le chauffeur attend que quelqu'un sorte pour lui emboîter le pas afin de sortir avant que la barrière retombe sous le regard indulgent des agents en uniforme... La course s'avère au compteur du GPS du "taxi" à 2500 roubles, soit environ 37 euros pour parcourir de nuit les 25 km requis.

    Nous avions choisi l'hôtel Astéria sur le canal Fontanka à moins d'un km de Nevski Prospekt. C'est l'hôtel auquel a recours Arts et Vie notre voyagiste habituel. Etau petit déjeuner on aperçoit un groupe Arts et Vie en partance pour la journée... Un groupe de vielle personnes évidemment, on ne se voit pas... A l'hôtel, c'est encore un peu l'URSS. Pas de lampe de chevet, le mobilier est bas de gamme mais la salle de bain est confortable. Au petit déjeuner pas de vrai jus de fruit, pas de croissant et de la margarine en lieu et place du beurre.

    Aujourd'hui 16 km à pied. Toute la perspective Nevski, la cathédrale Saint Isaac, les quais de la Neva, les jardins d'été,  la cathédrale Saint Sauveur sur le sang versé et le canal de la Moyka. Bref une vue d'ensemble. L'ensemble est homogène à part les quelques églises à bulbes bariolées qui font tâche russe dans ce décor classique aux couleurs chatoyantes. Pas trop de traces d'architecture stalinienne dans cet ensemble. Derrière les façades des cours souvent mal entretenues qui servent de parking.Les gouttières des immeubles ont un très grand diamètre et se déversent directement sur les trottoirs.

    A la cathédrale Notre Dame de Kazan, qui est réputée avoir sauvé Moscou des polonais en 1612, les russes font la queue pour toucher une icône de ladite Notre Dame, fichu sur la tête pour les femmes. Il y a aussi le tombeau du Maréchal Koutouzov celui qui fit reculer Napoléon lors de la campagne de Russie.

    Quelques étapes gourmandes au café Elisseiv, au RdC de l'Hotel d'Angleterre et le soir dans un petit resta vegan bien sympa.

    Il y a eu de belles éclaircies et d'après la météo ce seront les seules que nous aurons. La fraicheur est là. 

    Pas de visites aujourd'hui, que de la marche, la ville est bruyante, le roulage des voitures s'entend beaucoup plus que chez nous. Le piéton russe est discipliné au feu rouge même s'il n'y pas de voiture, peu de vélos, la voiture est reine, beaucoup de passage souterrain pour les piétons...

    Demain l'Ermitage...

  • Vic-Fezensac

    J'y étais cette année! Gersois secondaire depuis l'automne dernier, du côté de La Romieu, je ne pouvais manquer l'occasion de ce rendez-vous.

    Vic, c'est un peu la chanson de Bruel Rendez vous dans dix ans sur la place des grands hommes. J'ai trois anciens collègues de travail de l'époque où nous travaillions à Angoulême qui se retrouvent chaque année à Vic. Je n'y vais pas chaque année, mais je sais que là je suis sûr des les trouver, ils y sont fidèles. Depuis bientôt 40 ans...

    La corrida, je ne suis pas un fan, je regarde avec un peu de scepticisme et d'ailleurs, j'en regarde une et pas les quatre au programme. Je suis assez d'accord avec ceux qui estiment que les animaux sont capables de sensibilité, et  effectivement certains veulent interdire la corrida.

    Mais je suis réaliste. D'abord la corrida est effectivement un combat, peut-être inégal, mais c'est un combat entre un homme ou une femme qui prennent de gros risques et un toro qui lui effectivement n'a pas choisi le combat. Mais qui est brave.

    Et ce toro, il a vécu trois ou quatre belles années en liberté bien loin des conditions d'élevage indigne qu'homo sapiens réserve à ces congénères : des étables surchargées, peu d'herbe, abattu rapidement comme veau, ou châtré pour devenir un boeuf, des abattoirs ou le respect de la condition animale est le dernier souci des gestionnaires, régulièrement dénoncés par L214.

    Voilà, la corrida est un rite antique, elle a des aspects qui peuvent déplaire mais elle mérite le respect.Et à vic, on ne cherche pas le spectacle, l'esbroufe, on choisit de vrais toros de combat.