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  • Mémoire berlinoise

    Le 7 mai dernier a été inauguré à Berlin un nouveau lieu de mémoire intitulé Dokumentationzentrum Topographie des Terrors (centre de documentation sur la topograpie de la terreur) sur le lieu même où se situait le commandemant des SS du troisième Reich : http://www.topographie.de/topographie-des-terrors/nc/1/

    Il ne restait rien de Berlin ou presque après la guerre :

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    berlin 087.jpgAujourd'hui, les lieux de mémoire du génocide contre les populations juives ne manquent pas, qu'il s'agisse du Mémorial aux victimes de la Shoah,  des synagogues, du musée du judaïsme... Mais il y a aussi des lieux de mémoire privés, discrets et non moins émouvants tel que celui-ci découvert scellé au sol, dans les rues de Berlin

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    Ici habitait Leo Aronbash, né en 1872, déporté en 1943, assassiné à Auschwitz
    Ici habitait Flora Aronbash, née Flieg, en 1869, déportée en 1943, assassinée à Auschwitz
  • La plaisanterie de Kundera

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    Opiniâtrement, je continue, tel un métronome, à lire les livres commentés par Alain Finkelkraut dans Un coeur intelligent, livre que je lirai quand il sera paru en poche , ce qui me permettra de renouer avec distance avec les lectures qu'il aura provoquées.
    J'avais réservé Kundera pour la fin, ou presque,  ne sachant plus très bien si j'avais déjà lu ce roman. Je ne l'avais pas lu et j'avais eu tort au moment de sa sortie car c'est un roman formidable, à double lecture.
    On peut le lire comme un témoignage de la vie quotidienne en Tchécoslovaquie après la seconde guerre mondiale. L'émergence d'un homme nouveau pour les naïfs rapidement déçus, celle, plus durable, d'un appareil répressif qui traque tout un chacun jusque dans les replis les plus privés de la vie quotidienne, les mesures disciplinaires, la privation de liberté, l'interdiction de voyager. Tout cela, au fond, aujourd'ui est bien connu, bien documenté.
    Le seconde lecture est celle d'un monde dévasté, un monde où tous les personnages, Ludvik, Helena, Lucie, Pavel... sont désorientés, en situation d'échec, sans estime de soi, sans horizon, où toute entreeprise est vouée à l'échec, professionnelle, familiale, amours, amitiés, où la perte de sens est générale, un monde sans Dieu, sans projets, sans valeurs.
    Ce monde là n'a pas disparu avec le communisme, il nous guette, ce qui rend le roman de Milan Kundera universel.

  • Chemin d'Arles - GR 653 : La Moutouse/La salvetat - Les trèfles

    Ce devait être une petite étape tranquille sur les hauteurs, moins de 300 m de dénivelé, une vingtaine de km, ce fût une petite épopée. Au départ, après quelques hésitations, on s'est dit qu'en mai ce temps n'allait pas durer, que le le ciel allait se dégager, la neige au pire laisser place à la pluie. Et bien non, ce furent des flocons tout au long du parcours, du vent, une impression de tempête, de plus en plus de neige sous nos pieds, jusqu'à 15 cm, des paquets de neige qui tombent des arbres,  de ci de là, des branches qui craquent puis tombent tout autour de nous, la recherche des signes de balisages, des traces de pas de nos devanciers... et puis, au fil de la journée les bas des pantalons trempés, puis les pieds mouillés, malgré les bonnes chaussures à force de les plonger toutes entières dans la boue enneigée des chemins. 

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    Bienheureux des lors de trouver refuge à La Moutouse, 4 km avant La Salvetat-sur-Agoût, au Gite des Trèfles, chez Gisèle Petit. Certes, il n'y avait plus d'électricité mais outre l'accueil chaleureux de Gisèle, il y avait un véritable trésor : un insert avec de bonnes bûches de bois! Puis l'électricité est revenu, bonheur simple de se doucher, de sécher ses vêtements et ses chaussures et d'un bon dîner, soupe de légumes, langue de boeuf en sauce accompagné de riz, de bons fromages du village et du gâteau au chocolat à la crème anglaise, la spécialité de la région.
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    Le lendemain matin, devant une météo aussi mauvaise, nous avons rallié à pied La Salvetat, passé deux heures au café La Pergola, à observer les retraités, puis pris le car pour Béziers, sous la conduite de François qui nous a fait une leçon de géologie tout au long du parcours, entres autres, et pris le train pour Bordeaux ce qui nous a permis de profiter du Forum Agora - Bordeaux ville millionaire, avec Alain Juppé, Vincent Feltesse, Paul Andreu, Nicolas Michelin, Djamel Clouche et une visite inoubliable des Bassins à flots : http://casadei.blog.lemonde.fr/