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  • Sur la route avec George Rodger

    Pour retrouver la route du britannique George Rodger (1908-1995), il suffit jusqu'au 28 mars de se rendre à la Base sous marine de Bordeaux. Ce garage de sous-marins construit par l'Allemagne nazie à côté des Bassins à flots se révèle idéal pour l'exposition consacrée au travail pendant les années 1940 d'un des fondateurs de l'agence Magnum .

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    De Gaulle à Londres, Le Blitz, le bombardement de Coventry, l'Afrique, de Douala au Soudan en passant par le Tchad, la Birmanie, la libération de Paris, de Bruxelles, de Copenhague, la découverte du camp de Bergen Belsen lors de sa libération... Quel métier, quelle vie! Meurtri par tant d'horreur, George Rodger consacrera le reste de son existence à arpenter l'Afrique et son authenticité.

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    Petit anglais fier d'arborer son casque pendant le Blitz

    En bonus sur grand écran Apocalypse, l'excellente série de six épisodes sur la seconde guerre mondiale de France Télévision realisée par Isabelle Clarke avec un commentaire dit par Matthieu Kassovitz.

    Nous vivons en Europe une période heureuse à côté de celle qu'ont vécue nos parents ou nos grand-parents sans bien mesurer notre chance. C'est à nous et nos enfants de faire fructifier ce capital en construisant encore et toujours une Europe digne des idéaux de ses fondateurs d'après-guerre.

  • Macbeth

    Du centre de Paris, c'est très facile, prendre le RER B, descendre à Bourg la Reine et marcher à pied cinq bonnes minutes. On se retrouve au Théatre des Gémeaux de Sceaux, mille ans en arrière, au coeur de la forêt écossaise, dans la brume et le vent pour assister à la tragédie de Macbeth de William Shakespeare.
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    Le grand plateau et les murs du théatre sont tout noir, tout comme les personnages, les hommes en tee-shirt,  treillis et rangers, les femmes, rares, en robe noire, pas d'accessoires, de boucliers , de glaives, de sang,  pour simuler les batailles et les meurtres. Les acteurs jouent ce drame à un rythme d'enfer, presque haletant, tout près des spectateurs. La mise en scène de Declan Donnellan est magnifique, tout repose sur le mouvement des acteurs, le mime, l'expression des visages qui au delà du texte anglais, surtitré en français, expriment tour à tour l'envie, la haine, la douleur, la peur, le remord, la désespérance, la mort.
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    Il n'y a pas dans cette tragédie de suspense, elle est trop connue, et se déroule conformément aux oracles prononcées par les trois sorcières dès les premières scènes : la forêt de Birnam avance vers Dunsinane  et Macduff se révélera  celui qui n'est pas né d'une femme...
    Une mention particulière pour Anastasia Hill qui interprète une Lady Macbeth particulièrement terrifiante et convaincante.
    L'avidité, l'égoïsme sont bien de nature à conduire l'homo sapiens à sa perte, la morale de ce drame est toujurs d'actualité.
    A voir à Lyon au Théatre des célestins du 3 au 6 mars puis à Lille au Théatre du Nord du 19 au 22 mai mais aussi à Luxembourg, La Haye et Namur.