Elections au Festival de La Chaise-Dieu
Grand soleil sur le plateau de La Chaise-Dieu en ce samedi 13 juin pour la tenue de l’assemblée générale de l’Association culturelle de la Chaise-Dieu. A neuf heure trente, une centaine de personnes se retrouve à la salle neuve de l’écho pour élire 23 membres du conseil d’administration de l’association qui gère le Festival de musique de La Chaise-Dieu. Il y a du café, du thé, des madeleines, des tranches de cake, excellent accueil, tout commence très bien.
Daniel Boudet dirige les débats. Il est le plus ancien des quatre administrateurs restés à la barre du navire après les démissions de Guy Ramona et de 22 autres administrateurs.
Premier accroc sur l’approbation du compte-rendu de la dernière assemblée générale extraordinaire (AGE), celle qui a déclenché l’imbroglio actuel. Daniel Boudet l’a signé, Guy Ramona qui présidait cette AGE aurait dû le faire…, une prochaine assemblée générale sera de nouveau saisie de ce point.
Election des administrateurs, les choses se corsent ! Plusieurs adhérents, apparemment proches de l’ancien président, estiment que les votes par correspondance ne sont pas conformes aux statuts qui mentionnent « les membres présents ou représentés » et ne disent mot de la possibilité de vote par correspondance. Hésitations de Daniel Boudet qui propose de voter mais de ne pas retenir les votes par correspondance estimant qu’il a fait une erreur d’interprétation des statuts en indiquant dans la convocation la possibilité de s’exprimer par correspondance… Vives protestations argumentées sur les bancs opposés… Une bonne soixantaine de personnes a voté par correspondance ! Une dizaine d’entre elles sont présentes, l’enjeu porte donc sur 50 personnes, un petit dixième quand même des membres de l’association et un petit quart des personnes présentes ou représentées… Que faire ?
Daniel Boudet confirme son changement d’avis : il avait invité par écrit dans la convocation les adhérents à s’exprimer en votant personnellement à l’AGE, en donnant un pouvoir nominatif ou en votant par correspondance et maintenant, il déclare que ces votes reçus par courrier ne seront pas pris en compte. Manque flagrant de cohérence et de respect des adhérents.
On passe au vote, dans le calme, et les volontaires dépouillent. Merci à eux.

Pendant le dépouillement, j’ai le plaisir de faire connaissance avec quelques lecteurs de ce blog, des casadéens, des altigériens… Merci pour votre fidélité.
Dehors, sur la place de l’écho, au soleil de midi, il y a une dizaine de tricycles à moteur, on dit des trikes, rutilants, avec leurs trikers et leurs passagers qui font la tournée des volcans, venus de Lyon ou de Marseille, et qui font l’admiration des badauds.

Proclamation des résultats : 220 votants, 9 bulletins nuls, soit 211 suffrages exprimés, la majorité absolue requise est de 106 voix. Jacques Barrot, Commissaire européen, ancien ministre, ancien Président du Conseil général, et Pascal Perrin, le Maire de La Chaise-Dieu font la quasi unanimité avec 197 voix chacun. Sont également élus Marc Francon, Olivier Marion, Gérard Veyradier, Marianne Sarazin, Jean-Michel Pastor, Marie-Claire Chauvel, Gérard Souliol, Philippe Meyzonet, le Président de la communauté de communes du Plateau de La Chaise-Dieu et Nicole Chaumet-Chavinier…
Le nouveau conseil d’administration de 15 membres s’engouffre dans l’escalier… Il élira à l’unanimité Jacques Barrot à la présidence de l’association.
Trois attitudes sont possibles à la suite de cette matinée :
· Faire un recours judiciaire en raison de la non prise en compte des votes par correspondance, mais c’est prolonger les divisions d’une association qui doit refaire son unité sous peine de disparaître à force de lasser les partenaires publics et privés ;
· Laisser tomber cette affaire et retourner cultiver son jardin, mais ce n’est pas une attitude très citoyenne ;
· Faire confiance à la sagesse de Jacques Barrot qui saura bien mobiliser les talents du nouveau conseil d’administration. Cette crise peut, doit être l’occasion d’un nouveau départ.
Place à la musique ! Vive le Festival !

A l'heure où toute la classe politique, ou presque, se convertit à l'écologie, il n'est pas inutile de quantifier un peu les défis. C'est ce qu'a fait Nicholas Stern, dans une publication intitulée A blueprint for a safer planet qui reprend pour un public élargi les analyses et les conclusions de son rapport au gouvernement britannique sur le changement climatique, rapport qui fait autorité aux côtés des travaux du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur le climat), prix nobel de la paix 2007.
Syngue sabour, c'est le prix Goncourt 2008. Atiq Rahimi, écrivain d'origine afghane a écrit ce livre directement en français. C'est le portrait d'une femme afhane, une femme mariée par ses parents à un combattant afghan, qui veille quelques années plus tard le corps de son mari blessé, inconscient et qui pour le faire vivre, le réveiller, lui livre ses secrets, ses secrets de petite fille, de femme, de mère... C'est terrifiant, sur la condition des hommes, des femmes, des parents, des enfants, la religion, toutes les religions. Un conte à portée universelle à lire de toute urgence.
de le chute du rideau de fer. On retrouve le plaisir maintes fois éprouvé à lire Stefan Zweig, l'Europe centrale, la grande plaine et les forêts de Hongrie. Livre sur l'amitié entre deux hommes, l'amitié impossible en fait entre un militaire issu de la noblesse et un artiste d'extraction plus modeste égaré dans l'armée. En creux, c'est aussi le portrait de Christine, femme du premier et maitresse du second dont on décrouvrira le destin au terme d'un roman construit comme un roman policier. Un huit clos qu'on verrait bien adapté au théâtre.