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Clément VI

  • La tentation d'Isabeau

    isabeau.jpgAnne Courtillé a plusieurs cordes à son arc. Elle est chef de file de l'opposition au conseil municipal de Clermont-Ferrand, elle est historienne d'art, spécialiste reconnue du Moyen-âge et en particulier des peintures murales gothiques en Auvergne et elle écrit des romans dont l'action se situe précisément au Moyen Âge. Enfin, elle vient de sortir un pamphlet politique sur les notables socialistes de la capitale auvergnate dont elle situe l'action... au Moyen Âge : le comte Drago et la comtesse Brava.

    J'ai lu La tentation d'Isabeau parce que l'action de ce roman se situe à La Chaise-Dieu, pendant la construction de l'abbatiale que l'on connait aujourd'hui. L'intrigue se noue autour d'une peintre, Isabeau, une fille rebelle, moderne, qui a quitté le chateau familial en déroute financière pour devenir écrivain public à La Chaise-Dieu où elle va rencontrer Matteo Benedetti et ses deux aides, peintres envoyés par le pape Clément VI pour représenter dans la future abbatiale la vie de Saint Robert de Turlande, le fondateur de l'Abbaye.

    Peu importe l'intrigue au fond, ce qui est intéressant dans ce roman c'est l'atmosphère de ce grand chantier du Moyen-âge, en 1358, dans ce village perdu qu'était déjà La Chaise-Dieu, le portrait qui est proposé du pape Clément VI et de sa cour à Avignon, la centralisation du pouvoir papal, le rôle négligeable de l'abbé, l'incompréhension de la population devant des dépenses aussi fabuleuses, l'arrivée de la peste enfin. Même si sur la peste, les pages écrites par Christiane Singer dans La mort viennoise sont plusieurs coudées au dessus.

    Question sans réponse : que sont devenues les peintures qui représentaient la vie de Saint Robert? Aucune trace a priori. La peste peinte à Lavaudieu par Mattéo Benedetto, elle, est toujours là.

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  • Pentecôte en pénitence

    Dimanche de Pentecôte. L'Esprit saint souffle sur le Livradois, comme ailleurs. Pourquoi ne pas se rendre à l'office en cette belle matinée ensoleillée à l'Abbatiale. Pas tant pour l'office que pour se retrouver une heure durant en compagnie de Saint Robert, de Clément VI, du Maréchal de Lafayette et de tant d'autres, se retrouver avec soi même, avoir une pensée pour les amis du Liban, dans les belles stalles, sous les tapisseries flamandes, à côté de la danse macabre toujours là pour nous rappeler notre destin à tous, inéluctable.

    Et bien non! les moines, les successeurs lointains des fondateurs de l'Abbaye de La Chaise-Dieu en ont décidé autrement. Comme en plein hiver, la messe est dite à la Chapelle des Pénitents, l'ancien réfectoire des moines. Pas de fastes ostentatoires, mais du confort : les bancs sont équipés de coussins et il y a du chauffage par le sol...

    Je suis allé enquêter cet après-midi : 15 degrés en l'abbatiale, 21 degrés en la chapellle des pénitents, pas si pénitents que cela finalement.

    L'Abbatiale est pour sa part restée fermée ce matin et les touristes auront trouvé porte close!

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