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  • Balade de Berrac

    C'était ce dimanche, jour de balade à Berrac, une petite randonnée de 12 km dans la Campagne de la Lomagne Gersoise. Cette année, afin d'éviter le plus possible les risques sanitaires pas de pot d'accueil au départ et pas de déjeuner après l'arrivée. Partis du village, la centaine de participants de tous âges est passée par Rastérac, Saint Martin de Goyne, le Petit Coutché, Cayhour, le chemin du Bousquet et le fameux sentier du Turon, avec son désormais célèbre Petit Musée des plantes sauvages comestibles, l'ancien lavoir et retour au village de Berrac.

    Le parcours était magnifique, bien balisé, l'herbe fraîchement coupé sur les chemin et sur les bas côtés des routes donnait le sentiment de se promener dans un parc verdoyant, le soleil état de la partie après les orges de vendredi.

    Une matinée parfaite en attendant l'an prochain et le retour du concours des peintres qui accompagne usuellement cette manifestation.

  • Monteverdi

    Vendredi soir, Cathédrale d'Auch, cinq festivals du Gers : Musique en chemin, Eclats de voix, Association des amis Orgues, Les musicales des coteaux de Gimone et Nuits musicales en Armagnac s'étaient associés pour donner les Vêpres de Monteverdi par les solistes de La Main harmonique (direction Frédéric Bétous), le Choeur Ambrosia, et l'Ensemble baroque du Conservatoire régional de Paris.

    Des instruments d'époque, cornets, saqueboutes, théorbe, violine et orgue positif, au service d'une alternance de parties de solistes er de choeur, tous tous intime et monumentales, une préfiguration de la musique baroque et de l'opéra.

    Un très belle réalisation qui ouvre une saison de musique dans le Gers.

  • Geneviève Pubellier

    Je viens d'apprendre le décès en mars dernier de Geneviève Pubellier, 97 ans. Elle fut vice-présidente du Conseil général de la Haute-Loire, Maire de la commune de Coubon. Je l'ai rencontré il y a plusieurs années grâce au Festival de musique de la Chaise-Dieu qu'elle a toujours défendu bec et ongles aux côtés de Jacques Barrot.

    Elle était brillante, déterminée, passionnée, engagée ... et une fidèle lectrice de ce blog. Toute mon admiration, Madame. Vous croyiez au ciel, vous y êtes assurément!

  • Miroir de nos peines

    C'est la suite de Au revoir là-haut et de Couleurs de l'incendie. la fin d'une trilogie mais il y en aura peut-etre d'autres. je l'ai lu un peu par fidélité au souvenir des deux premiers tomes. Le premier était merveilleux, l'histoire d'une gueule cassée, le second de bonne tenue, autour de l'incendie du Bazar d la charité.

    Celui-ci tient en haleine. L'action se déroule à la fin de la drôle de guerre, on est au début du roman sur la ligne Maginot avec deux soldats français qui vont vivre la débâcle, puis l'exode au milieu de dizaines de milliers de parisiens, être accusés de trahison de pillage, faits prisonniers, par une armée française ou ce qu'il en reste, perdue entre les ordres et les contre-ordres, la ravitaillements qui n'arrivent pas. Et parmi ces réfugiés, il y a Louise, une institutrice, à la recherche de ses origines, partie avec Jules le patron du bistrot ou elle se fait des compléments de revenus, tout ce qu'il y a de plus honnêtes. Et il y le délicieux Désiré, un opportuniste, un usurpateur, qui fait le bien autour de lui, tour à tour, avocat, porte parole du quai d'Orsay, prêtre, 

    C'est très bien écrit, haletant, on ne s'ennuie pas un instant, et on se voit conforté dans l'idée bien établie mais à raison sans doute que dans de telles circonstances, les hommes et les femmes se révèlent, les héros, les veules, les traitres, les sans scrupules, les saints...