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  • le Congo de Vuillard

    je ne pouvais pas ne pas lire le Congo d'Eric Vuillard. Le Congo j'y suis allé à titre profesionnel pour le ministère ds finances plusieurs fois entre 2002 et 2005.

    Le livre de Vuillard n'est pas un livre d'histoire, c'est un récit, très court, presque un pamphlet qui ne fait pas dans la nuance. mais s'agissant du Congo et d la dénonciation du colonialisme, il est difficile de faire dans la nuance.

    Congo.jpgLe livre commence un peu comme l'Ordre du jour, le prix Goncourt, par une conférence internationale, celle de Berlin qui en 1884 partagea comme on dit l'Afrique entre les grandes puissances d'alors.

    La France était représente par un diplomate, Alexandre Chaudron, récemment anobli de Courcel. Eric Vuillard ne résiste pas à dénoncer cette famille dont Bernadette Chirac est une descendante et dont d'autres descendants accumulent les postes d'administrateurs dans la finance.

    Vuillard dénonce bien entendu et c'est juste la folie, on allait dire la démence meurtrière de Léopold II qui fit des territoires du Congo d'aujourd'hui sa propriété privée  avec l'appui d'explorateurs comme Stanley qui marchanda des contrats de pacotille avec des chefs locaux. Leopold II assura son pouvoir par la terreur réduisant de fait la population congolaise à l'esclavage pour le production du caoutchouc. Ses sbires faisaient couper les mains de ceux qui tentaient de protester. 

    Vuillard et là je ne le suis pas tout à fait met tout cela sur le compte du capitalisme, de la voracité de ses représentants, il dénonce l'idée même de découvreurs. La critique est certes un peu argumentée mais tout de même un peu rapide de mon point de vue.

    Pour lire l'histoire du Congo, je recommande à nouveau le livre magnifique de David Van Reybrouck intitulé Congo une histoire c'est beaucoup plus long, certes, mais c'est un vrai livre d'histoire, avec une présentation scientifique des faits qui emporte l'adhésion.

    et puis comment ne pas souligner qu'aujourd'hui encore, le Congo avec la complicité coupable de ses dirigeants est toujours la victimes des entreprises qui exploitent le diamant, le Coltran et de manière générale les matières premières et aussi victime de la guerre qui sévit depuis des années dans l'Est ou des casques bleus tanzaniens ont trouvé la mort  la semaine dernière à la suite d'une embuscade d'hommes armés. Malheureusement au Congo détenir une arme , s'enrôler dans une bande armée est souvent un moyen de survivre...

  • Zanzibar city

    IMG_0537.JPGLe safari terminé nous nous sommes envolés depuis l'airstrip d'Arusha à bord d'un Cessna de 12 places pour Zanzibar. L'idée était de découvrir cet archipel un peu mythique et de profiter de l'été, des plages de sable fin et des eaux turquoises de l'océan indien. Première surprise à l'arrivée bien que ayant pas quitté la Tanzanie, union du Tanganika et de Zanzibar, il faut montrer son passeport et remplir une fiche d'immigration au nom du gouvernement révolutionnaire de Zanzibar. Passons...

    Une précision de géopolitique maintenant: Zanzibar qui signifierait en vieux persan terre des noirs est un archipel de 35 iles dont la principale sur laquelle se trouve Zanzibar city porte le nom, méconnu, d'Unguja.

    Ce qui est encore plus compliqué est que le gouvernement n'a pas compétence sur l'ensemble des iles de l'archipel car certaines sont administrés directement par le continent. Passons...

    En deux demi-journées passées à Stone town le centre historique de Zanzibar on a le temps de se rendre compte de l'atmosphère générale de la ville. La présence musulmane est très importante, la plupart des femmes portent le voile, certaines intégrale mais d'autres peu nombreuses s'en affranchissent.Sur le front de mer, le soir de nombreux adolescent en pantalon ou bermuda, torse nu, se défient en plongeant du bord de la corniche dans la mer. Mais il n'y a même pas de filles à épater. elle sont sans doute à la maison. Les jardins du bord de mer le soir sont transformés en cantine en plein air et on peut se hasarder à déguster des brochettes de viande, des frites, des légumes grillés, des jus de canne à sucre, ambiance festive très appréciée des habitants.

    Le lendemain matin, de bonne heure, découverte du marché local. C'est quasi le moyen-âge des dizaines de bouchers découpent les carcasses devant les clients et de même des dizaines de poissonniers préparent les poissons qui viennent d'être péchés. Un peu plus loin les volailles enfermées dans des cages sont abattus sur place à la demande des clients. Tous les commerçants sont des hommes mais il y'a quelques femmes qui font la cuisine...pour les dits commerçants. Elles sont visiblement employées par des entreprises car elles portent des tabliers et des coiffures propres et siglés.

    On ne peut pas manquer à Zanzibar la visite de la cathédrale anglicane construite à la fin XIX sur le site de l'ancien marché aux esclaves. Elle est flanque d'une petit musée très bien fait qui raconte l'histoire de l'esclavage à Zanzibar. Celui-ci a existé de tous temps et a connu son apogée au XVIII et XIX. Organisé par les sultans de la péninsule arabique et notamment du sultanat d'Oman qui un temps implanta la cour à Zanzibar, avec la complicité de chefs locaux à Zanzibar et dans toute l'Afrique de l'Est, la traite a drainé des dizaines de milliers d'esclaves au cours de voyages à pied qui duraient des mois voire des années. La France a eu sa part de responsabilité puisque certains esclaves avaient pour destination l'ile de la Réunion pour travailler dans les plantations. Au XIX la culture nouvelle du clou de girofle a fait exploser la demande d'esclaves...

    David Livingstone, l'explorateur écossai qui était antiesclavagiste est ici célébré, il a un vitrail dédié dans la cathédrale et un crucifix taillé dans le bois de l'arbre sous lequel son coeur a été enterré en Afrique de l'est fait l'objet de l'attention de tous les visiteurs.

    La plupart des touristes arpentent essentiellement la rue qui abrite les boutiques de souvenirs. Il y en a une ou deux qui valent la peine d'y entrer. il faut surtout admirer les architectures des maisons, les balcons, les portes en bois sculpté. A part quelques restauration de qualité, assez rares, l'ensemble donne une impression de décrépitude, d'absence d'investissement. C'est dommage, on sent une jeunesse pleine de vitalité mais pour quoi faire? Tout ce mélange de culture africaine, arabe, indienne, portugaise mérite mieux. Il encore temps.

    De temps en temps un café sympa, on conseille un peu à l'écart le café Tamu qui vend des glaces à l'italienne avec des parfums rares tropical, gingembre ...

  • Ngorongoro et Tarangire

    IMG_0519.JPGAu départ de Olduvai nous avons renoncé à aller visiter le musée du berceau de l'humanité. c'est en effet dans les gorges d'Olduvai qu'a été mis à jour il y a une trentaine d'année un homme de pithécantrope et surtout des traces de pas dans de la cendre volcanique solidifiée qui datent de 3,5 millions d'années.

    Nous sommes partis, tout de même tout émus à cette idée dans le cratère ou plutôt la Caldera de Ngorongoro. c'est une immense cuvette entourée de parois de 500 mètres de haut à environ 1500 m d'altitude qui fait 28 km de diamètre, bien dotée en eau et donc propice à la vie tout simplement. On y rencontre donc une variété infinie de félins, d'ongulés, de ruminants, d'oiseaux, c'est tout simplement extraordinaire.

    Le soir diner à Bashai, dans une maison de style colonial très fleurie avec un magnifique potager de légumes et aromates et une vue magnifique et toujours sommeil sous la tente.

    Le lendemain découverte du parc de Tarangire. Là c'est le paradis des baobabs qui sont immenses, partout, et des éléphants que l'on aura vus par centaines, petits, moyens et grands. Diner et coucher dans un lodge au sein du parc, Maweninga, la nuit on entend des petits animaux qui courent sur la toile de tente. 

    Partout dans tous ls lodges, un accueil professionnel, de qualité, des sourires et surtout des guides très qualifiés, bilingues anglais Français, au volant de leur toyota Landcruiser. Je recommande donc vivement : https://www.tanganyika.com

  • Un guépard et des Gnous par milliers

    IMG_0493.JPGJ'ai écrit hier que nous allions de merveilles en merveilles mais quel vocabulaire employer dès lors pour ce troisième jour?

    Hie soir nous avons testé le safari de nuit : deux heures de jeep avec un pointeur qui balaie les environs avec un projecteur puissant. Pendant trois quart d'heure l'exercice n'a guère été concluant. Quelques lapins par ci par là au point que nous avons demandé de rentrer et puis le miracle s'est accompli, sur une termitière, un guépard! pas du tout géré par la lumière, immobile, puis qui s'est déplacé, on ose écrire avec la souplesse d'un félin, pour rejoindre la termitière suivante, point haut qui lui permet de bien observer l'horizon. La soirée était exceptionnelle, voir un guépard n'arrive pas tous les jours.

    Ce matin, safari walk, une marche de 6 km aux abords du lodge accompagné par un ranger équipé d'un fusil pour raison de sécurité. marche sur les pistes de terre, dans les herbes après un petit déjeuner frugal, car au terme de cet exercice où n'avons vu que très peu d'animaux, nous attendait un vrai petit déjeuner sur une table dressée dans une clairière du bush : nappe, café ou thé, crêpes, oeufs au plat ou en omelette, comme au restaurant mais accompagné par des babouins.

    Le reste de la journée nous a permis de compléter notre connaissances du Sérengeti et j'allonge la liste des animaux aperçus, ombrée du Sénégal, hippopotames par dizaines, lion et lionne célébrant leurs noces... toutes les 15 minutes, élans, gazelles de Thomson, tortue, autruches, outardes de Gobi, vautours dévorant un gnou mort, cigognes marabout, serpentaire,  ...et des gnous par milliers qui migrent on ne sait où.

    Et le soir, coucher de soleil à Olduvai avec des massai sur un kopjes, un amas de rochers projetés là il y a des millions d'années par un volcan.

    Bref journée éreintante mais inoubliable