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  • Histoires naturelles de Jules Renard

    Ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleur.renard.jpg

    C'est à la lecture de cette définition du papillon que j'ai eu envie de lire ou relire les Histoires naturelles de Jules Renard (1864-1910), publiées en 1894.

    Cet ensemble de petites chroniques consacrées aux animaux et aux plantes qui nous sont familiers, les animaux de la ferme, ceux que l'on chasse, ceux que l'on côtoie dans les travaux des champs, les promenades... sont tout simplement savoureuses, c'est toujours bien vu, avec bienveillance, très agréable à lire et cela nous plonge aujourd'hui dans un monde en voie de disparition.

    Car à part les chiens et les chats et pour certains les chevaux, quels sont les animaux aujourd'hui dont nous nous sentons proches? Il y a de moins en moins d'oiseaux, de papillons, d'insectes et les animaux de la ferme sont désormais élevés en batterie, invisibles aux yeux de ceux qui vont les consommer.

    Encore une citation:

    Le loriot :

    - je lui dit : rends moi cette cerise, tout de suite

    - bien répond le loriot

    Il rend la cerise et, avec la cerise, les trois cent lmilld larves d'insectes nuisibles, qu'il avale dans une année année.

  • Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke

    897105140.jpgPour bien débuter l'année, ces lettres magnifiques de Rainer Maria Rilke (1875-1926). A conserver près de soi toute l'année.

    Ces lettres ont été écrites entre 1903 et 1908 en réponse à la sollicitation de Franz Xaver Kappus, élève dans une école de Cadets à Sankt Poelten que Rilke n'a jamais rencontré. Kappus publiera ces dix lettres en 1929.

    Comme l'écrit dans sa préface, Franz Xaver Kappus : quand un prince va parler on doit faire silence, d'où ces extraits qui illustre le caractère de manuel de la vie créatrice proposé par Rilke.

    Un extrait :

    Vous demandez si vos vers sont bons. Vous me demandez à moi. Vous l'avez déjà demandé à d'autres. Vous les envoyez aux revues. Vous les comparez à d'autres poèmes et vous vous alarmez quand certaines rédactions écartent vos essais poétiques. Désormais, je vous prie de renoncer à tout cela. Votre regard est tourné vers le dehors; c'est cela que maintenant vous ne devez plus faire. Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n'est qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s'il pousse ses racines au plus profond de votre coeur. Confessez-vous à vous-même : mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire? Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit :"Suis-je vraiment contraint d'écrire?" Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : "je dois" alors construisez votre vie selon cette nécessité...

    ...

    Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir. Etre seul comme l'enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l'enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s'en affairent et que l'enfant ne comprend rien à ce qu'elles font. S'il n'est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d'être prêt des choses: elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d'évènements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l'enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien.

  • Le village des crèches

    IMG_0989.jpgIl est une petite commune de Gironde nommée Castelmoron d'Albret qui a su se faire une réputation en quelques années et qui reçoit à la fin de chaque année de très nombreux visiteurs. D'albret, parce que Jeanne d'Albret, la mère d'Henri IV y avait un hôtel particulier.

    Castelmoron d'Albret, à la front!ère de la Gironde et du Lot et Garonne, est la plus petite commune de France en termes de superficie, elle est plus petite que la place de l'Etoile à Paris, et elle ne compte que 53 habitants au tout dernier recensement.

    Animée par un couple de potiers installés dans le village, l'association Les mains d'argile organise chaque année des manifestations autour de la présentation dans l'église du bourg mais surtout, ce qui en fait tout le charme,  aux fenêtres des maisons des habitants de plus d'une centaine de crèches du monde entier, des cinq continents et de l'arctique, chaque année voit la floraison de crèches supplémentaires.

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    Comme quoi, autour d'une idée simple, un village de 53 habitants sait trouver les ressources nécessaires pour créer l'évènement, se faire une renommée donner une belle image de lui-même, resserrer les liens entre les habitants et entre le village et son environnement.

    Cette action collective se traduit en termes de civisme puisqu'aux dernières élections municipales les 48 électeurs inscrits ont voté et se sont exprimés sans bulletin blanc ou nul.

    Soyez heureux, ayez confiance et que tout vous réussisse à l'aube de cette année nouvelle.

  • Roger Bissière - Expo à Bordeaux

     

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    A l'occasion du cinquantenaire de la mort de Roger Bissières, né en 1886 dans le Lot et Garonne, la Galerie des Beaux Arts de Bordeaux, a eu la bonne idée de monter avec le Musée de Lodève une très belle exposition consacrée à ce peintre injustement méconnu.

    Dès l'âge de 17 ans, il s'oppose à son père alors notaire à Bordeaux et file à Alger puis à Londres, il devient critique d'art, enseignant, rejoint Paris, à l'Académie Ranson et jusqu'en 1939 il s'adonne à la peinture, l'enseignement et l'écriture

    En 1939, il s'installe à Boisseriette dans le Lot dans un ancien presbytère hérité de sa mère, il cesse de peindre et s'adonne à des activités diverses, élevage, automobile...

    En 1945, il reprend la peinture, devient célèbre. Sa femme meurt en 1962 et lui en 1964.

    Bissière aura tout essayé, tous les peintres l'auront inspiré d'Ingres, à Cézanne, de Picasso à Braque...

    Le petit film  Bissière ou le regard du coeur qui montre la vie quotidienne du peintre à Boisseriette dans les dernières années de sa vie nous fait découvrir un homme très attachant, concentré sur sa peinture, toujours en recherche, amoureux de la nature et de sa femme au crépuscule de sa vie.

    L'exposition et visible à Bordeaux jusqu'au 15 février et s'accompagne de concerts et de conférences qui s'annoncent passionnantes.

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    Jaune et gris -1950

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    @jpdpk