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  • De l'usage du confessionnal à Notre Dame de Royan

    ferret_g.gifJ'ai redécouvert Royan la semaine dernière. la ville, détruite par les bombardements alliés en 1945, a été entierement reconstruite sous la direction de l'architecte Claude Ferret. La ville est toute blanche, horizontale, elle m'a fait penser à Tel Aviv. Trois lieux symbolisent cette architecture de béton des années cinquante, le Temple, l'église Notre Dame de Gillet et le Marché couvert, sorte de petit CNIT. Le Casino a malheureusement disparu. Tout cela est admirablement documenté dans l'ouvrage intitulé Les Ferret qui rend hommage à cette grande famille d'architectes bordelais.

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    Malheureusement, le béton a mal vieilli et l'église Notre Dame s'effrite au fil des ans, au point que les jours de pluie il faut disposer de grandes poubelles sous les fuites d'eau de la toiture.

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    Par beau temps, ces poubelles sont soigneusement rangées derrière un confessionnal qui retrouve ainsi un nouvel usage quelque peu inattendu.

    Vite des crédits...

  • Desnos et Royan

    Vu, ce lundi de Pentecôte,  le long de la plage de la Grande Conche à Royan, cet hommage de l'Atelier des Beaux Arts à Robert Desnos


    Une sardine de RoyanP1000065.JPG
    Nageait dans l'eau de la Gironde.
    Le ciel est grand, la terre est ronde,
    J'irai me baigner à Royan.
    Avec la sardine,
    Avec la Gironde,
    Vive la marine !
    Et salut au monde !

    Robert Desnos

  • Peer Gynt

    J'avais lu la pièce d'Ibsen à l'automne dernier (cf.chronique du 10 octobre 2011) et indiqué que la Comédie française allait en présenter une mise en scène. C'est en ce moment dans le salon d'honneur du Grand Palais et jusqu'au 14 juin à 19 heures :

    http://www.comedie-francaise.fr/spectacle-comedie-francaise.php?spid=301&id=517

    La Comédie française y est à son meilleur et il faut se précipiter pour aller voir si on le peut cette pièce. Les comédiens sont formidables. le voyage, la vie de Peer Gynt se déroule sur un chemin, une voie ferrée de 40 mètres de long avec les spectateurs plaés sur des gradins de chaque côté.

    L'essentiel des épisodes du livre est évoqué les tribulations de Peer en Norvège, la noce au village, sa rencontre avec Solveig l'amour impossible de sa vie, la mort de sa mère, Ase, ses voyages, au royaume des trolls, sa vie d'esclavagiste, son séjour à l'asile des fous au Caire, son dialogue avec le Sphinx, son nauffrage et le meurtre qu'il commet, enfin le retour au pays, les retrouvailles avec Solveig, et son dialogue avec la Mort... Toute une vie d'homme qui se cherche...

    En un peu plus de quatre heures, on se régale de toutes les types de théatre, comédie, tragédie, folklore, grand spectacle, huis clos. Les costumes de Christian Lacroix sont superbes, de temps à autre on pense à Ariane Mouchkine.

    Du théatre total!

    Et pendant lle premier entracte, avant la tombée du jour,  on peut aller voir de haut, dans la nef du grand palais,  les cercles de couleurs de Daniel Buren pour Monumenta.

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