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  • Festival de La Chaise-Dieu - Messe en Si bémol de J.S.Bach

    Le très beau catalogue du Festival de Musique de La Chaise-Dieu nous avait prévenu, la messe en Si de Jean-Sébastien Bach est une des plus grandes manifestation de l'esprit religieux et elle appartient avec la Missa solemnis de Beethoven aux documents immortels de l'homme en quête des vérités éternelles.

    Assis à côté du tombeau du pape Clément VI, on se laisse emporter pendant près de deux heures par cette messe qui alterne avec bonheur et équilibre choeurs et arias et permet de mettre en valeur les différents instruments de l'orchestre : violons, violoncelles, flûte traversière, trompettes, cor, clarinette, bassons...

    De plus le chef d'orchestre Michel Corboz est attentif à tout et on voit qu'il aime ses musiciens. ses chanteurs ses choristes. Avant le concert, il replace lui même les chaises, les pupitres, tous les musiciens et les choristes bien groupés autour de lui, le choeur est juste derrière l'orchestre et les solistes, une fois n'est pas coutume,  Valérie Bonnard, Yimiko Tanimura, Christian Immler et Sébastien Droy, chantent non pas au premier plan mais entre le chef et l'orchestre au creux de ce nid que constitue l'ensemble vocal de Lausanne.

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    Bien sûr, ces deux heures, au delà de la musique, sont l'occasion de méditer, de laisser son esprit divaguer, de se remémorer les messes en latin de notre enfance, on connait encore les paroles par coeur, on pense à nos parents, nos grands parents, nos morts, notre mort future et surtout on se demande quelle musique nous laisserons en souvenir du XXIéme siècle aux générations suivantes. Granum Sinapis (le grain de senevé) de Pascal Dusapin chanté a capella jeudi dernier par le choeur de chambre Les Eléments de Toulouse est un des bons candidats.

  • La Chaise-Dieu sur son 31

    C'est le Festival de musique, le 42éme, du 20 au 31 août 2008. 22 concerts programmés à l'Abbatiale et un à la Salle Cziffra et puis 10 délocalisés à Brioude(1), Ambert (1), Chamalières sur Loire (2), Le Puy (5). Hier au soir Vêpres de Mozart et Requiem de Brückner avec l'orchestre de chambre de Toulouse et le choeur Les Eléments sous la direction de Joël Suhubiette.aa0e52cc9bc2d6320fe8fd442e2eb5d4.jpg

    Comme chaque année, La Chaise-Dieu s'est faite belle. Bien sûr l'étendard de l'Abbatiale flotte sur la Tour Clémentine, les rues et les places sont pavoisées avec des bannières sur lesquelles figurent, pianos, violons, violoncelles, harpes, cors...

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    et nouveauté cette année depuis la mi-juillet, les commerçants arborent des petits drapeaux rouges et jaunes, ou sang et or, les couleurs de La Chaise-Dieu, les mêmes que celles du Racing club de Lens!. C'est la fête.

    La météo est de la partie un jour sur deux, hier jour de marché soleil radieux, ce matin pluies diluviennes...ceux qui s'intéressent de près aux caprices de la météo peuvent aller au Bar du plan d'eau près des Guillaumanches, sur la route d'Ambert. Près du comptoir, ils trouveront le graphique des températures quotidiennes min et max de cette année et du mois correspondant de 2007. Le diagnostic semble clair, en moyenne, il aura fait plus chaud cette année que l'an dernier.

    Parmi les petits plus offerts par La Chaise-Dieu, il y a la signalétique. Les horaires d'ouverture de l'Abbatiale et ceux des offices religieux sont désormais affichés en bas du grand escalier, la signalétique à l'intérieur de l'abbatiale a également été améliorée. En revanche, il est désormais impossible de jeter un coup d'oeil furtif sur la Danse macabre depuis le derrière du Jubé, un grand rideau rouge cramoisi a été posé, mesquin et du plus mauvais effet.

    La nouvelle équipe municipale a fait un réel effort d'information en direction des habitants : le compte rendu du dernier conseil municipal est affiché sur les murs de la mairie. Il reste à le diffuser sur Internet à l'attention des casadéens expatriés et plus généralement des amis de La Chaise Dieu, cela alimenterait le site de la communauté de communes qui pour le moment est tout de même peu actif.

    Tous ces petits plus sont les bienvenus, mais il reste encore beaucoup à faire! Par exemple éliminer le stationnement automobile au coeur du bourg. Ce que le bourg de Salers dans le Cantal a fait, La Chaise-Dieu peut le faire! Le jour où il sera possible de photographier la fontaine au pied de l'Abbatiale042b1465c34383dc162718178e719a6e.jpg, La Chaise-Dieu aura fait un grand pas. Ce n'est pas la malheureuse ligne blanche censée matérialiser la route de Paulhaguet qui aura permis de lutter contre le stationnement anarchique sur cette place...

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    Et puis il y a des petits plus qui ne coûteraient pas très chers, comme veiller à remplacer le drapeau européen tout effiloché qui flotte devant la mairie. D'ailleurs pendant le Festival de musique, la ville pourrait chaque jour arborer les couleurs du pays dont vient la formation musicale : Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni, Ukraïne, Irlande, Belgique...

    Allez trêve de critiques, ce festival est déjà un succès, tous les concerts affichent complet ou presque, le Requiem de Berlioz a dû être programmé une troisième fois pour répondre à la demande...et les enfants du canton de La Chaise-Dieu inscrits au stage Atelier d'écoute de la musique de la semaine prochaine trépignent d'impatience...

    Un dernier mot pour féliciter la centaine de volontaires qui s'activent du matin tôt à tard le soir pendant ces deux semaines au bénéfice de la musique et du village.

  • GR 65 - La ferme de Bohoteguia

    Avec la Ferme de Bohoteguia, à l'entrée d'Aroue, on est de plain pied dans l'histoire. Behortegia signifie l'endroit où il y a des juments et il s'agirait d'un relais postal recensé depus le 14éme siècle.

    88da66eaddc8c53a930ad315887b7878.jpgAu premier coup d'oeil l'endroit est peu rassurant, les anciens bâtiments d'exploitation tombent en ruine, chaque intempérie apporte sa contribution à ce dépérissement...

    Mais la ferme, elle, est bien tenue. Elle est consacrée à l'élevage bovin et les nouveaux bâtiments qui abritent le cheptel, derrière la ferme sont parfaitement entretenus.

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    Accueil très chaleureux, comme l'étape a été courte (18 km depuis Navarrenx), on déjeune sur place avec nos provisions et le secours d'une bonne carafe de vin rouge offerte par la fermière.

    Pour la nuit, il y a un dortoir au rez de chaussée de la ferme et deux chambres individuelles au premier étage, meublées dans le style année 30, armoire à glace, parquet ciré...

    Le soir, très belle tablée internationale, il y a un travailleur social allemand, un instituteur norvégien, une infirmière suédoise spécialisée en soins intensifs, une étudiante suisse, une violoncelliste allemande, une anthropologue allemande,  et quatre français, une enseignante, un diplomate et deux jeunes retraités.

    Un menu copieux à souhait servi par la fermière et son fils exploitant : omelette fourrée aux légumes, pâté de tête, chorizo, veau accompagné de chou, salade, fromages variés (brebis, roquefort), tarte aux pommes chaudes, en apéritif un petit vin blanc d'espagne avec des "tucs" et puis le vin rouge de la propriété déjà mis à contribution à midi. anglais, français et allemand, les conversations fusaient de partout.

    Le lendemain, excellent petit déjeuner avec du pain frais et des confitures maison et, cerise sur la gâteau, pour la route : saucisson, oeuf dur, gruyère, banane, pomme.

    Vraiment une étape formidable pour le couvert et la convivialité!

  • GR 65 - Le bar du centre de Navarrenx

    A Navarrenx, il y a deux gîtes le communal et le gîte Charbel www.chemindecompostelle.com/etapecharbel/index.html à l'écart de la ville et du chemin. Mais Charbel pour toux ceux qui ont mis le pied au Liban c'est Saint Charbel et on ne pouvait pas laisser passer cela. Le gîte Charbel est parfait moderne, fonctionnel, haut de gamme,  grand parc, piscine, belles chambres individuelles ou à quatre lits, excellent accueil...

    Ce soir là, la tenancière, qui a rencontré au Liban des personnes miraculées gràce à Saint Charbel, ou qui se disent telles, handicapée par une vilaine fracture nous a gentiment emmenés au Bar restaurant du centre, celui de Jean-Pierre et Monique.

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    Situé sur la place principale, face à l'hôtel de ville, le bar du centre est à ne pas manquer. Jean-Pierre nous a régalé de plats simples mais bien cuisinés : potage (pommes de terre, carottes, oignons, crème culinaire), hors d'oeuvres variés, beefsteack avec de vrais frites, fromage de brebis ou sorbet, vin rouge.2eca17624751e44439823755710d6eba.jpg

    Mais là n'est pas l'essentiel, après le dîner, Monique nous a raconté sa ville sur la terrasse de la place, la commune d'un millier d'habitants, la communauté de 22 communes, les deux écoles et collèges publiques et privés, les remparts oeuvre de Fabricio Siciliano, un italien., un siècle avant Vauban.., la fontaine souterraine,972b4dc48b79946480ffc10a9364c455.jpg la poudrière, la fabrique de cigares toute récente et ses employées cubaines et basques, le championnat du monde de pêche au saumon, le jumelage avec Rheinstetten, le prochain voyage en Hongrie avec le village hongrois jumelé à Rheinstetten...

    Puis Jean-Pierre, qui a passé plus de trente ans derrière son bar, tous les jours de l'année, et qui prépare son prochain voyage en Hongrie, nous a reconduit gentiment au gîte Charbel sans manquer de nous montrer le patrimoine de Navarrenx, la porte de la Navarre.

    Le bar du centre, une étape incoutournable!

  • La Victoire aux drapeaux

    Cette Victoire, on la trouve à Sauveterre la Lémance, petite commune du Fumélois en Lot et Garonne qui s'enorgueillit d'avoir donné son nom à une époque du mésolithique ( - 9000 - 7500 ans). Un petit musée y est dédiée au découvreur du sauveterrien Laurent Coulonges http://www.cc-dufumelois.com/Musee-de-Prehistoire.html.

    Mais la Victoire, la victoire aux drapeaux? Et bien c'est le nom donné au monument aux morts de Sauveterre la Lémance. Le monument est rare et change des traditionnels poilus, coqs et autres symboles de la victoire de 1918.4b43122ae35c0b3a7225d98fde6c960b.jpg

    En voici la notice extraite de la Base Mérimée du ministère de la culture :

    Décision du conseil municipal d' ériger un monument aux morts de la guerre 1914-1918 prise en 1921. Plan du socle dressé par l' architecte Gaston Rapin. Sculpture en fonte désignée "Victoire aux drapeaux" réalisée par Edouard Marcel Sandoz, sortie des fonderies et ateliers de construction du Val d' Osne. Travaux réalisés par E. Brousse, entrepreneur en maçonnerie. Grille de clôture réalisée par l' atelier de mécanique et de construction Edmond Blanchard et fils à Sauveterre, posée en 1925.. sujet : femme en pied demi-drapée et couronnée de laurier, tenant des drapeaux partiellement roulés à la main droite et une branche de laurier à la main gauche.ea8eb84c0ddb036c38920cca602da5bb.jpg

    En d'autres termes, les enfants de Sauveterre morts pour la France ont eu droit à une belle victoire, une victoire élancée à la chute de reins vertigineuse. De quoi se retouner dans sa tombe! Bravo aux élus de l'époque pour ce choix audacieux.