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  • Port d'armes

    On le sait les armes circulent au Liban. Le Hezbollah, les tirs de joie après les discours de tel ou tel leader, tirs de joie qui tuent parfois, les rixes dans tel ou tel quartier, sont là pour en témoigner. Les rumeurs sur l'armement des milices, leur entrainement, enflent au fur et à mesure de la prolongation de l'impasse politique.

    On saisit l'importance du fléau quand on pénètre dans l'enceinte de l'Hotel Dieu de France, Centre hospitalier universitaire de Beyrouth. Une affiche anodine vous demande gentiment de remettre votre arme à l'agent de sécurité :

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    Pas de portique détecteur de métaux pour inciter les contrevenants potentiels à obtempérer. La confiance régne! Allez déposer votre arme gentiment et après votre check up reprenez la!

    De quoi vous rappeler qu'on est au Liban, sur un chaudron!

  • Souveraineté

    A Paris, d'après ce qui nous a été dit, le Comité olympique chinois était en charge du bon déroulement de la chevauchée de la Flamme olympique.

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    C'est tout de même inouï de voir, avec quelle facilité on délègue un attribut de notre souveraineté pour cet affaire à la déclinaison chinoise d'une organisation internationale qui n'a jamais brillé par sa transparence, sa démocratie interne, souvent soupçonnée de corruption et d'affairisme alors qu'on répugne à déléguer à l'Union européenne des compétences qui seraient bien plus efficacement exercées à Bruxelles qu'à Paris. Pourquoi y a t'il par exemple des régulateurs nationaux dans des domaines aussi globalisés en Europe que le transport aérien, les télécommunications ou les marchés financiers?

  • Un candide en Terre sainte

    999fd71bd47c0304f52e7216749f6a82.jpgRégis Debray est allé sur les pas de Jésus et il en revient avec un livre formidable à mettre entre toutes les mains de ceux qui s'intéressent à cette région, à ce conflit au coeur de bien des conflits.

    Impossible de résumer un tel livre, Régis Debray est connu pour son sens de la formule et ici il s'en donne à coeur joie et il faut dire qu'il y a de quoi! Tout le monde en prend pour son grade. De l'importance de l'indépendance que s'autorise le Candide qui n'a comme religion que l'étude des religions.

    Les religions monothéistes annoncent la fraternité mais en attendant elles déclenchent la carnage. Entre Aphrodite, la chrétienne, Hera, la juive, et Athena la musulmane, Parîs, Régis Debray, refuse de choisir. Et la conclusion de son livre est à méditer: depuis le paléolitique, le civilisé trace, déplace, restaure des frontières, il ne sait pas s'en passer, et ce même si sans frontière est devenu le suffixe que tout un chacun en Europe accole désormais à ses tiitres et ses qualités. Et bien, au Proche-Orient, les frontières se voient, sur le terrain, dans les têtes, c'est ainsi, il faut sans doute apprendre à vivre avec!

  • Loukoum et Wikipedia

    Wikipedia est souvent critiquée pour inexactitude, je l'ai prise en flagrant délit de manque d'exhaustivité!

    Voici en effet la définition que donne Wikipedia de la confiserie communément appelée Loukoum :

    Le loukoum (du turc lokum, le bonbon turc, lui même de l’arabe rahat-ul holkum, « repos de la gorge»;(Selon les arabes le sucre adoucit la voix) ou sa version grecque loukoumia est une sorte de confiserie turque, bulgare, chypriote, grecque, bosniaque, serbe, roumaine, algérienne, marocaine et albanaise. Connu sous l'appellation Turkish delight en anglais.

    Bien qu'il ne soit pas cité, et bien on trouve aussi des loukoums au Liban.

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    Ils sont fabriqués à Douma, petit village à 1000 m d'altitude au dessus de Byblos et Batroun, jumelé avec la préfecture des Alpes de Hte Provence, Digne les Bains, et les gens du coin les appellent des Rahat! du moins si j'ai bien compris. Retournez à l'étymologie précitée si vous l'avez oubliée.

    Ceci dit Wikipedia est tout de même formidable , ceux que cela intéresse y trouveront l'histoire du Loukoum et la recette suivante :

    Ingrédients

    4 tasses de sucre

    1. Tapisser un moule carré de 25 cm de côté avec du papier sulfurisé.
    2. Dans une casserole à fond épais, mélanger le sucre, 1 tasse 1/2 d'eau, et le jus de citron. Mélanger jusqu'à ce que le sucre se dissolve et que le mélange bout. Adoucir le feu, et laisser mijoter doucement jusqu'à ce que le mélange atteigne le petit boulé (115 °C sur un thermomètre à sucre). Retirer du feu.
    3. Dans une deuxième casserole, mélanger 1 tasse d'amidon de mais (Maïzena) et la crème de tartre. En mélangeant sans arrêt au fouet, sur feux moyen-doux, ajouter petit à petit 3 tasses d'eau. Ne pas laisser l'amidon prendre trop avant d'ajouter l'eau. Idéalement, on devrait rajouter l'eau juste avant que le mélange ne prenne. Vous devez obtenir une pâte épaisse, légèrement translucide et collante.
    4. Ajouter lentement le sirop chaud dans le mélange d'amidon, sans arrêter de mélanger. Faire mijoter à feu doux une heure environ, en remuant souvent pour empêcher de coller, jusqu'à obtention d'une couleur dorée (plus pâle que du miel).
    5. Ajouter l'eau de rose et, éventuellement, le colorant alimentaire, puis les noix. Verser dans le moule, et laisser refroidir une nuit à température ambiante sans couvrir.
    6. Mélanger le sucre glace et 1/4 de tasse de Maïzena, et étaler cette poudre au pinceau. Démouler, et étaler le mélange sur l'envers, puis découper en morceaux de 2 cm de côté avec un bon couteau légèrement huilé, et rouler les loukoums dans le mélange sucre glace/Maïzena.
    7. Ranger dans une boîte hermétique, en séparant chaque couche avec du papier paraffiné (sulfurisé) saupoudré du mélange sucre/maïzéna.

    Les loukoums se conservent à température ambiante dans un récipient hermétique.