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Réconcilier Environnement et Croissance

Les Verts sont contents. Le Grenelle de l'environnement les a entendus. Mais il en veulent plus. Pierre Radane, ancien Président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, Chef de la commission énergie des Verts, trouve que "vouloir réduire les freins à la croissance (Commission Attali) et donc se placer dans une logique de dérégulation va à l'encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher!"

Au contraire! La perspective des conséquences du changement climatique devrait nous conduire à rechercher plus de croissance, pour mieux nous protéger, pas moins. Attali a mille fois raison. Et plus de régulation, là où c'est nécessaire et moins de régulation, là ou elle ne sert qu'à conforter les rentes.

Les études disponibles, le protocole de Kyoto lui même, le reconnaissent, au prix d'efforts très importants, difficiles à mettre en oeuvre compte tenu de notre préférence pour le présent, on peut espérer retarder, pas empêcher, un changement climatique qui semble inéluctable, quoiqu'incertain dans son ampleur et ses conséquences.

A quoi bon lutter contre quelque chose d'inéluctable? Encore un moment monsieur le bourreau! Il nous faut au contraire faire en sorte d'éviter la hache et nous protéger au mieux des conséquences du changement climatique!

Le dernier supplément du New York Times édité par Le Monde le disait très bien : Contre le changement climatique essayons la prospérité.

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Prenons l'exemple des cyclones dont on nous dit qu'il vont se multiplier. On voit bien que face à ces chocs, ce sont les populations pauvres qui sont les plus vulnérables, il faut donc s'enrichir collectivement et redistribuer cette richesse pour construire des logements plus résistants, mettre en place des systèmes d'alerte, déplacer les populations les plus menacées par la montée du niveau des mers...

Tout cela va exiger, oui, des ressources supplémentaires, oui, une redistribution plus ciblée vers les populations les plus vulnérables, mais pas moins de croissance, si on ne veut pas le moment venu se trouver démuni.

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Autre argument en faveur de la croissance, le Grenelle de l'environnement va coûter cher à mettre en oeuvre et va avoir tendance, conjugué conjoncturellement au choc pétrolier induit par un baril à bientôt 100 USD et à un euro à presque 1,5 USD, à ralentir une croissance qui tourne déjà chichement autour de 1,5%. Oui, il faut mobiliser toutes les opportunités de croissance, d'innovation, sinon comment ferons nous face aux défis non seulement du futur mais aussi aux défis d'aujourd'hui, celui des banlieues, celui du vieillissement, celui de l'emploi, celui de la Méditerranée, celui de l'Afrique...

Le malthusianisme n'a jamais été une solution, c'est la voie royale vers le repli, la réduction des opportunités, la montée des tensions, pour se partager toujours plus nombreux le même gateau.

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