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Nostromo

Roman paru en 1904. Attention, il faut une participation active du lecteur pour l'apprécier, il y a en effet une quarantaine de personnages dans ce labyrinthe d'écriture de 500 pages avec des narrateurs différents, des retours en arrière, des digressions de toutes sortes mais au final on a un grand roman politique, philosophique, d'aventures, d'amour...

Conrad créé ici un pays imaginaire le Costaguana, situé en Amérique du sud ou centrale, peu importe. L'intrigue se situe dans la partie ouest du pays, à l'abri des montagnes dans la ville de de Sulaco. Sa prospérité est issue de l'exploitation d'une mine d'argent, la mine de San Tomé, propriété de Charles Gould, un aristocrate anglais, sous la protection d'un chef d'Etat modéré si ce n'est démocrate, Ribiera. Le choses se gâtent lorsque l'opposition menée par un dictateur sanguinaire et son frère, les Montero, s'empare du pouvoir et décide de mettre la main sur la mine. Les notables de Sulaco et  Charles Gould au premier chef décident alors de confier à Nostromo un marin génois devenu responsable des dockers de mettre à l'abri une cargaison de lingots d'argent et de rallier à leur cause un général stationné pas trop loin, Barrios,  et de proclamer l'indépendance de Sulaco.

Voilà pour la trame principale mais la richesse du roman réside dans la complexité fouillée de chacun des 40 personnages, dans leurs hésitations à agir, dans leurs relations les uns aux autres, leur détresse psychologique, leur stratégie, pour, on le verra, un résultat dramatique, aucun des héros de ce roman ne parvient en effet à ses fins qu'il s'agisse de progrès, d'amour, d'amitié, de fierté, bref de destin. Un roman pessimiste donc, noir mais brillant.

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