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  • Ciné-concert

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    Il y a des trésors à La Chaise-Dieu. On le savait. Certains sont fugitifs. C'était le cas de la programmation de ce samedi 10 novembre, pluvieux à souhait.  Le soir, à l'auditorium, ciné-concert avec un film muet admirable de 1934, un film chinois, entièrement porté par la présence lumineuse de l'actrice Ruan Lingyu qui joue le rôle de La Divine, le titre du film,  une jeune femme qui se prostitue afin de pouvoir élever son enfant dans la dignité. L'accompagnement musical était assuré par le quatuor Prima Vista qui interprétait une composition de Baudime Jam, l'un de ses membres, une musique sombre et profonde... http://quatuorprimavista.online.fr

    Dans l'après-midi, les amateurs d'orgue avaient pu écouter, malgré un froid glacial, Jean-Luc Perrot, organiste de l'église Notre Dame de Saint Etienne, qui après avoir rappelé l'histoire de l'orgue de l'abbatiale en a décrit le fonctionnement et l'a illustré avec des oeuvres classiques commentées en direct à l'aide de la vidéo.

    Et puis au milieu de l'après midi le lycée Jean-Monnet  et l'Institut Confucius www.confucius-clermont-auvergne.org de Clermont ferrand proposaient trois films remarquables, trois courts métrages illustrant les lectures que l'on peut faire de l'image et du son. des petites perles ignorées... On retiendra particulièrement l'Accordeur, histoire d'un accordeur de piano qui pour accroitre sa clientèle se fait passser pour aveugle. Il joue donc faux! Cela lui permet de mieux pénétrer l'intimité de ses clients qui se croient à l'abri de ses regards  mais la supercherie ne tiendra pas, seule la musique pourra peut-être le sauver.

  • Le bon sens

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    Le bon sens du Crédit agricole de Haute Loire a sans doute de l'avenir mais il devrait pour l'assurer commencer par maitriser l'orthographe!

    Les connaisseurs auront reconnu en reflet de cette photo les batiments de l'abbatiale de La Chaise-Dieu qui font face à la boutique locale du Crédit agricole.

  • Le pont des assassins

    assassins.jpgJe l'ai lu à Venise lors du WE de la Toussaint. C'était alta acqua les eaux hautes, et j'ai dû acheter des bottes pour me rendre à ma pension près du ponte del Accademia.

    Il n'y avait pas encore de neige comme cette nuit de Noël de 1627 où Diego Alatriste le désormais célébre capitaine espagnol des romans d'Arturo Perez -Reverte se retrouve en la compagnie de son pire ennemi le traitre Malatesta à la tête d'une conjuration espagnole qui doit assassiner le Doge de Venise en pleine messe de Minuit.

    Au delà de l'intrigue, le plaisir réside dans le cadre et l'époque où elle se situe. Perez Reverte nous fait un portrait de Venise sans complaisance, l'Espagne et la République de Venise ont été ennemies et il en reste quelque chose. Corrruption, espionnage, dénonciations, complots, femmes redoutables, ruelles sinistres, bouges, putains, quelques scènes d'escrimes, une île aux squelettes pour finir. il y a du Alexandre Dumas chez l'académicien espagnol et de belle formules telles ce ciel qui pendait comme une panse d'ane au dessus de la lagune... On revisite le quartier de San Marco, Un Arsenal en pleine activité de construction et de réparation de galères... une Venise disparue aujourd'hui.

    Les groupes de touristes qui se pressent place San Marco ou au pont du Rialto ne se demandent sans doute pas comment toute cette richesse a été accumulée, par qui, au détriment de qui? Notons que s'il est de bon ton de critiquer les riches par les temps qui courrent, le bon peuple continue de les admirer en masse  à Venise , du Palazzio ducale à la Fondation Pinault!

    Bref une agréable lecture.