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  • Anagrammes

    anagran.jpgAllez une bonne idée de cadeau pour Noël ou pour les étrennes. Un cadeau dans l'air du temps, fabriqué en France, écrit en français, intraduisible, plein de sens et pas cher. Étienne Klein, physicien, et Jacques Perry Salkow, pianiste de jazz, se sont amusés à faire des anagrammes.

    L’anagramme (substantif féminin), du grec ανά, « en arrière », et γράμμα, « lettre », anagramma : "renversement de lettres", est une construction fondée sur une figure de style qui inverse ou permute les lettres d'un mot ou d'un groupe de mots pour en extraire un sens ou un mot nouveau.

    Par exemple avec MARIE on peut écrire AIMER...avec ETREINTE ETERNITE Mais nos auteurs vont bien plus loin puisqu'ils fabriquent des anagrammes qui nous montrent le sens caché du monde. Deux exemples LES AGENCES DE  NOTATION deviennent LA COGNEE DES NATIONS ou LE DOCTEUR GUILLOTIN  qui donne IL EN ROUGIT DU COLLET.

    Il y en a une centaine de cet acabit et tout un chacun peut chercher à en créér d'autres.

  • Il était une fois en Anatolie

    Bien sûr on trouvera des grincheux pour dire que ce film est long ennuyeux, plus de deux heures et demi pour retrouver un cadavre sans comprendre pour autant qui est réellement le meurtrier, le mobile de l'assassinat.

    anat.jpgRien à voir avec Il était une fois dans l'ouest de Sergio Leone avec ce film de Nuri Bilge Ceylan.

    On passe les deux tiers du film avec un convoi  de trois voitures et un échantillon non représentatif de la société turque :  un juge, un médecin, un commissaire de police, des policiers, un greffier, des militaires, deux hommes à tout faire avec des pelles et deux suspects. Le premier suspect a perdu la mémoire, il était ivre et il promène tout ce petit monde de fontaines en ponts à la recherche d'un arbre en boule de nature à permettre de retrouver le lieu ou a été enterré le cadavre recherché.

    Après une halte de nuit dans un village perdu que l'on suppose au milieu de cette Anatolie  a priori désertique et désertée par ses habitants, on retrouvera le cadavre, on retounera à la ville, à l'hopital pour l'identification de la victime et son autopsie.

    Tout au long de ce périple, les personnages se précisent, on essaie de les comprendre et on découvre une société turque ou se cotoient la tradition, la modernité, l'aspiration européenne, la compassion enfin. Il n'y est pas question de religions, d'islam modéré de kurdes, il n'y a que deux femmes, lumineuses toutes les deux.

    Une vraie réussite ce western anatolien.