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  • Un jour tout dérape...

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    Vieux port de La Rochelle à marée  basse. Un moment d'ivresse? Une pulsion inexplicable? Une déstabilisation? Tout part à la dérive, on se retrouve à l'eau. Il y a des jours comme cela.

  • 3D

    3198_pina_pop.jpgJe n'avais pas vu Avatar! Sans regret. Pina de Wim Wenders restera mon premier film en  trois dimensions. Et j'en garderai sans doute longtemps le souvenir tant ce film est formidable et tant la 3D lui apporte.

    Il n'y a pas besoin de mots, il suffit de regarder, se taire et se laisser emporter par la beauté des corps, des costumes, les couleurs, les décors, les paysages urbains de Wüppertal, le berceau du Tanztheater.

    Les musiques sont formidables, la danse réinventée, les acteurs-danseurs, de toutes nationalités, témoignent de leur travail et interprétent les grandes chorégraphies créées par Pina Bausch.

    Du grand art. Quel regret de ne pas être allé au Théatre de la ville ou à Wüppertal en temps opportun voir par exemple Café Müller... Un fim à revoir et revoir...

  • Leçons du tramway d'Istanbul

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    Prendre le tramway d'Istanbul m'a rappelé des souvenirs d'enfance lorsque je prenais le métro, ou le bus à Paris dans les années soixante.

    Pourtant le tramway d'Istanbul est du dernier cri, fabriqué par l'entreprise Bombardier, il est confortable, les noms des stations sont affichés sur des écrans lumineux dans les voitures et annoncés par haut-parleurs...

    Non, ce qui m'a rappelé mon enfance, c'est la présence humaine du personnel. Pour chaque station,  l'accès de chacun des deux quais du tramway n'est accessible que par un portillon qui s'ouvre avec un jeton (environ 0,80 € au détail) ou une carte d'abonnement et sur chaque quai il y a un agent qui exerce une fonction de surveillance, de sécurité, de renseignement des voyageurs, des touristes...

    Lorque je prenais le 126 pour aller au Lycée Michelet, le bus était  encore avec une plate-forme à l'arrière, surveillée par un contrôleur qui poinconnait les billets avec une machine ventrlale et tirait une chaine pour autoriser le conducteur à redémarrer, dans le 28 pour aller de la Porte d'Orléans à l'Ecole militaire, plus moderne, le contrôleur était assis dans une cabine à l'arrière du bus. Et dans le métro, bien sûr, il y avait le Poinçonneur des Lilas.

    Aujourd'hui, les chauffeurs de bus et de tramway sont seuls, les contrôleurs ont été remplacés par des caméras de surveillance et plus d'un voyageur ne valide pas son titre de transport, quand il en a un, faisant le calcul que pour un trajet court mieux vaut risquer une amende dont la probabilité est faible.

    Alors à Istanbul, on se demande si on a eu raison pour effectuer quelques gains de productivité de supprimer des emplois certes peu qualifiés mais qui ont l'avantage de donner à leur titulaires un salaire, une fonction, un uniforme, un rôle dans la société et d'inciter les voyageurs à payer leur transport. et plus généralement respecter la régle de droit.