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  • Kosovo/Chypre

    Le Kosovo déclare son indépendance aujourd'hui et sauf coup de théatre, la France va reconnaître le nouvel Etat. A ma connaissance, il y a eu peu de débat sur ce sujet au sein de la classe politique et encore moins au Parlement. Fait du prince ou des diplomates...

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    Source de la carte : Jean Arnault Dérens, les petits peuples oubliés des Balkans - Le Monde Diplomatique Juillet 2003.

    Le même jour Chypre, du moins sa partie grecque, élit son Président de la République, la partie nord n'est reconnue que par la Turquie.

    Le désir d'indépendance des kosovars est reconnu, pas celui des chypriotes turcs. On aimerait des explications...

    Toutes ces questions sont pourtant cruciales pour notre vieille Europe...Pays basque, Catalogne, Flandres, Ecosse, Lombardie, toutes ces "nations" rêvent d'être demain des Etats à part entière, comme la Slovénie, ou les Pays baltes, de la nébuleuse qu'est en passe de devenir l'Union européenne.

  • Morales

    Donc la morale religieuse serait complémentaire de la morale, la laïque. Tant pis pour ceux qui n'ont pas de religion et donc pas de morale religieuse, il leur manque sans doute quelque chose aux yeux de notre président!

    Les morales religieuses ne sont forcément pas les mêmes selon les religions. Par exemple, en Arabie saoudite, là-même où notre président a vanté le caractère modéré de l'islam, la Saint Valentin est jugée contraire à la charia et les vendeurs de fleurs rouges sont pourchassés par la police des moeurs et de la vertu qui veille au respect de la morale religieuse.

    On voit bien ce qui nous attend à valoriser la morale religieuse, demain retour du foulard et après-demain chasse aux roses rouges!

    Vive la République laïque!

  • Taxis d'Attali à Paris et à Beyrouth

    Comparer la situation des taxis à Paris et à Beyrouth est assez stimulant.

    A Paris,  il y aurait  selon la presse environ 15000 taxis (40000 en France). Les tarifs sont chers, il est difficile d'en trouver, ils sont parait-il coincés dans les embouteillages ou en attente d'un client dans une file de plusieurs heures à l'aéroport de Roissy.

    Au Liban, qui ne compte que 4 millions d'habitants contre 63 en France, il y aurait entre 35000 et 45000 "plaques rouges". Ces véhicules regroupent les mini-bus privés, les taxis analogues aux taxis parisiens et les taxis services ou collectifs. Les tarifs sont très bon marché, on en trouve très facilement, ce sont eux qui encombrent le reste de la circulation. Les revenus générés sont faibles, les véhicules le plus souvent en mauvais état, confort et mécanique. Le seul attrait est pour le propriétaire l'accès quasi gratuit à l'assurance maladie.

    Conclusion, multiplier sans limite le nombre de taxis sans précaution peut effectivement conduire à la détérioration du service, à la réduction du revenu et du capital détenu par les artisans. La situation beyroutine a de quoi effrayer les taxis parisiens!

    Mais il ne faut pas renoncer, il faut agir avec doigté. Il est en effet fort probable qu'entre le modèle de rationnement parisien et le modèle d'ouverture totale de Beyrouth , il existe une situation intermédiaire gagant-gagnant. Pour s'en rapprocher, il suffit sans doute en concertation avec la profession parisienne d'accroître très modérément le nombre de taxi et de quantifier l'effet de cette mesure sur l'évolution de la demande. Si le prix de la course baisse, le nombre de clients doit augmenter. Si la taille du gâteau à partager entre les taxis augmente plus rapidement que celle du nombre de taxis tout le monde gagne, les taxis et les consommateurs...L'environnement ce n'est pas sûr!

    A l'inverse à Beyrouth, il faut réduire progressivement le nombre de plaques rouges afin de revaloriser la profession, et améliorer le service rendu, en accompagnant cette réforme par une offre plus importante de transport collectif. 

  • Attentats à Beyrouth et Damas

    Attentat mardi soir à Damas à la voiture piégée. Le mode opératoire est le même qu'à Beyrouth. A l'avant veille de la commémoration de la saint Hariri, on s'attendait bien à quelque incident au Liban mais pas à un attentat à Damas en plein quartier quadrillé par les services de renseignement irano-syrien puisque proche d'intérêts iraniens.

    Même mode opératoire qu'à Beyrouth. La grande différence c'est qu'à Beyrouth  on sait dans les minutes qui suivent quelle est l'identité de la victime. A Damas, il faut attendre plusieurs heures, une fois toute trace effacée, pour apprendre qu'il s'agit d'un attentat, en l'espèce contre Imad Moghniyé, figure légendaire du Hezbollah, accusé de terrorisme international par les Etats-Unis, la France et Israël, entre autres. Il serait le cerveau des enlèvements de français au Liban, de l'attentat contre le Drakkar...

    La date de cet assassinat n'est sans doute pas le fruit du hasard pour ceux qui veulent attiser la tension entre chiites et sunnites.

    Peu importe, ce qui domine devant cet assassinat  terroriste et lâche, quels qu'en soient les auteurs, c'est l'écoeurement à l'égard des assassins et de ceux qui se réjouissent ouvertement de la mort d'un homme.

    Peu de voix malheureusement, si ce n'est heureusement celle de la France, pour dire qu'il est regrettable qu'Imad Moghniyé n'ait pas pu rendre compte de ses actes devant la justice.