Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Etat de siège

    AFF-ETAT-DE-SIEGE-NV-200x300.jpgLa peste s'empare de la cité, la dictature s'installe, la société est organisée, les individus s'éxécutent, c'est le cas de le dire, le silence est imposé, la peur régne, les formulaires, les statistiques, la bureaucratie terrorsent les petites gens... seul un homme conjure sa peur et se révolte, un homme seul...

    C'est du Albert Camus dans sa jeunesse, tout y est déjà, la peste, l'homme révolté... mais c'est traité de façon burlesque, grinçante, et magistralement par une troupe de comédiens qui ont pris d'assaut le théatre de Poche Montparnasse, à Paris, jusqu'au jeudi 26 juin. Le théatre de Philippe Tesson le papa de l'écrivain Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie).

    Ce qui est formidable à Paris c'est qu'en l'espace d'un instant on peut se retrouver dans une salle de théatre et découvrir une bonne pièce avec des bons acteurs sans réserver des mois à l'avance.

  • Oloron Saint Marie - Saint Jean Pied de Port sur le chemin du Piémont pyrénéen

    Notre GR 65, le chemin du Puy s'était arrêté à Saint Palais et notre GR 653, le chemin d'Arles à Oloron Saint Marie. D'où l'idée d'achever ces deux voies d'accès au camino frances par le GR 78 dit chemin du Piémont et de relier Oloron Saint Marie à Saint Jean Pied de Port (SJPP) et de franchir enfin la Porte Saint Jacques puis descendre sa fameuse rue de la citadelle.

    Marchant exceptionnellement seul, j'ai fait le choix raisonnable de quatre étapes : Oloron, Hopital Saint Blaise, Mauléon-Licharre, Saint Just Ibarre et Saitn Jean Pied de Port. On peut n'en faire que trois. Oloron, Hopital saint blaise, Garaibie, Saint Jean Pied de Port mais cela fait deux étapes successives de plus de 30 km.

    Pour les gites aucun problème, le Relais du Bastet à Oloron est impeccable, seule difficulté trouver de quoi manger un lundi de pentecôte, une pizzeria fit l'affaire. Et j'au pris soin de rendre hommage à la pâtisserie Artigarrède en dégustant la spécialité du Russe. A L'hôpital Saint Blaise, atteint plein de boue du fait des orages des journées précédentes, le gite communal est tout aussi parfait. Installé dans l'ancien préau de l'école communale réaménagée,l'accueil par Coralie qui assure aussi la visite de l'église et le son et lumière un soir sur deux est impeccable. Pour le diner deux restaurants, qui lorsqu'ils sont fermés proposent des plateaux pour le diner, le soir ou je suis passé c'était Garbure, cerf et pommes de terre en sauce, fromage de brebis, pour le petit déjeuner un distributeur automatique, un peu bruyant depuis qu'il a été victime d'une tentative de dévalisation, propose des packs petit déjeuner. C'est parfait. A Mauleon, là aussi gite communal, les clefs sont à prendre à la mairie, dans un ancien appartement de fonction d'instituteur. Le soir passage très sympathique de bénévoles de l'association jacquaire des Pyrénées atlantiques, celle qui gère l'accueil des pélerins à SJPP. Enfin à Saint Just Ibarre, je recommande l'Auberge des platanes, seul endroit qui propose une offre de restauration  à moins d'avoir la chance de tomber sur la camion de Simply lorsqu'il passe. L'Auberge ne fait à diner qu'aux clients qu'elle héberge. Au menu ce soir là, trois patés excellents, rôti de boeuf et mange-tout bien assaisonnés, gâteau basque of course! compter 10 à 12€ pour les gites et 50 € la demi pension complète en chambre individuelle à l'Auberge.

    Pour l'itinéraire j'ai suivi les recommandations du site :  http//:vppyr.free.fr/vpp-index-etapes-php qui reprend la traditionnelle voie du piémont plutôt que le tracé du GR 78 qui navigue fréquemment sur le haut des collines et qui a pour inconvénient d'allonger la distance et les cumul des dénivelés. Le site décrit parfaitement la comparaison des itinéraires. seul inconvénient de cette solution, plus de goudron et un balisage totalement aléatoire.

    La meilleur surprise fut la rencontre à 6h30 du matin à Ibarolle le dernier jour des frères Harispuru qui fabriquent des Makilak et dont nous avait parlé notre hôtesse l'année passée à Monein

  • En Patagonie

    9782253176770-T.jpg

    De Bruce Chatwin, j'ai déjà évoqué dans ces chroniques Le Chant des pistes, ouvrage sur les arborigènes australiens, écrit à la suite d'un long voyage en solitaire, à pied, au coeur de l'Australie.

    En Patagonie, publié en 1977, est l'ouvrage qui a fait connaitre Bruce Chatwin dans le monde de la littérature de voyage et de la littérature tout court.

    La Patagonie c'est cette contrée australe de l'Amérique du Sud, désolée, battue par les vents et les tempêtes, peuplée de moutons, où les navires font naufrage plus qu'à l'ordinaire.

    Bruce Chatwin au gré de son périple nous dresse le portrait de personnages hors du commun échoués dans cette contrée inhospitalière, venus d'Ecosse, de Russie, de Dordogne, des juifs, des mormons, des déclassés, des capitaines de navire dont plus personne ne veut, des bandits comme Butch Cassidy, des spéculateurs, des ivrognes...

    Ces histoires, elles lui ont été racontées au cours de ces rencontres sur place. Est-ce qu'elles sont toutes véridiques? Pas certain. On le lui a reproché. Mais la littérature doit elle coller aux faits? Certainement pas. C'est ce qui fait son intérêt.

    La reception de cet ouvrage sur place devenu culte ailleurs n'a pas été unanime loin s'en faut. Bruce Chatwin, né en 1940 et mort en 1989, initialement expert en art chez Sotheby's, est anglais et, dans cette région d'Amérique du Sud, l'histoire des Malouines - Falklands a laissé des traces durables. Sur ces sujets on lira avec intérêt cet article de Libération 

    http://www.liberation.fr/livres/2000/05/04/chatwin-le-guide-deroutant_324815

    En épigramme de l'ouvrage : Il n'y a plus que la Patagonie, la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse... Blaise Cendrars - Prose du transsibérien.