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  • Un monde de ressources rares

    db2330223cdf860555c4703acf47ed13.gifErik Orsenna de l'Académie française est à l'origine un économiste, un prof! Cette passion l'a conduit à nous donner un livre sur le caoutchouc L'exposition coloniale, un sur le coton, Voyages aux pays du coton, un sur l'Afrique, Madame Bâ, un sur l'environnement, Portrait du Gulf Stream...

    Associé avec ses amis du Cercle des économistes  http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/, cela donne Un monde de ressources rares. Ce petit livre, broché ou en poche, 13 ou 8 EUR traite de la rareté au sens large, le coeur de la préoccupation des économistes. Les raretés traditionnelles, celle des matières premières, de l'eau, de l'énergie, de l'alimentation, mais aussi raretés du travail qualifié, de l'innovation, du capital.

    Les auteurs passent en revue l'ensemble de ces raretés et examinent les solutions à mettre en oeuvre. Ils n'excluent rien a priori, ni le nucléaire, ni les OGM, plus de marché et plus de régulation, ce n'est pas contradictoire, surtout plus d'innovation, c'est la solution face aux raretés opiniâtres.63156076e48a264bf61b8437be2714ae.jpg

    Du développement durable et davantage de gouvernance mondiale avec une proposition de création d'un Conseil économique mondial pendant du Conseil de sécurité de l'ONU pour piloter toutes les organisations internationales  actuelles (FMI, BM, FAO, OMS, OIT...) dont l'action n'est pas toujours à la hauteur des enjeux.

    La globalisation est une chance, mais il faut la réguler pour éviter qu'elle ne s'achève comme celle de la fin du XIX éme siècle par la première guerre mondiale. C'est la responsablité de nos générations.

  • Narcisses/Narcisse

    La Chaise-Dieu,  au bout de la rue Sainte Marie, sur le chemin d'Arfeuille se trouve un quartier qui s'appelle Les Narcisses. Il y a cinquante ans, cet espace couvert de narcisses au printemps était livré en pâture aux vaches dont on allait le soir chercher le lait à la ferme. Tout cela a disparu aujourd'hui. Il y a longtemps que ces terrains en bordure du village historique ont été lotis d'une dizaine de chalets. Leurs heureux propriétaires ont semé leurs jardins de pelouses et en ce printemps, au moindre rayon de soleil, la ronde des tondeuses bat son plein.

    Heureusement, il reste à l'entrée du quartier un lot invendu où la nature se laisse aller sans étre troublée par les lames

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    des tondeuses et il y a là en ce mois de mai un parterre de narcisses serrés les uns contre les autres dont l'odeur entêtante parvient jusqu'aux narines du promeneur attentif.

    Un petit rappel : les narcisses s'appellent ainsi parce que c'est cette fleur qui aurait poussé sur le lieu de la source où s'est répandu le sang de Narcisse mort d'y avoir admiré sans fin son beau visage.

    Alors allez faire un tour du côté des Narcisses, vous avez une chance d'y rencontrer le fantôme de Narcisse et à défaut vous pourrez y cueillir un bouquet!

  • Nasreen/Neckshot

    3b0026e6ec379ee26633daadd3adc13f.jpgTaslima Nasreen était l'invitée des matins de France Culture ce matin. Elle est en France pour recevoir des mains de Rama Yade le prix Simone de Beauvoir et pour faire la promotion de son dernier livre intitulé De ma prison. Ce titre, parce que depuis 14 ans, l'écrivain vit en exil, chassée de son pays le Bengladesh par des extrémistes qui lui reprochent ses positions en faveur de la condition des femmes et sont allés jusqu'à émettre des fatwas appelant à sa mort. Comme Salman Rushdie. En Inde, pays démocratique et officiellement laïque, elle n'a pas été accueillie les bras ouverts, elle gêne, en particulier les extrémistes musulmans et hindouistes. Ne pas oublier qu'en Inde il ya des Etats où les filles ne sont pas les bienvenues à la naissance au point qu'il y a 10 à 15 % de garçons de plus que les filles. Mais les indiens ne veulent pas l'expulser, ils la protège au point de l'étouffer, de la faire partir d'elle même, si bien qu'elle s'est réfugiée en Europe où elle se sent mal à l'aise, loin de son pays, loin de son combat pour les femmes du sous continenet indien.

    En Europe justement, on découvre ce matin dans Le Monde qu'un caricaturiste néerlandais au pseudonyme de Gregorius Neckshot, dont le prénom rappelle le pape Grégoire IX qui instaura l'inquisition et le nom signifie balle dans la nuque a été arrété par le police néerlandaise pendant 36 heures puis inculpé pour des dessins jugés offensant pour l'islam ou/et appelant à la haine raciale. A voir ces dessins sur Internet, ce Gregorius a peu de talents et il est effectivement très offensant mais qu'importe! Même s'il est soutenu par l'extrême droite, même si ses idées sont inacceptables, l'Europe, en l'espèce les Pays-Bas, le pays qui a accueilli Descartes et Spinoza, ne devrait pas inculper, détenir quelque individu que ce soit pour ses opinions. Et de son côté, la France devrait abolir ses lois qui condamnent le délit d'opinion (racisme, sexisme,...)

    Voltaire : Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. Alors oui que dans le monde entier Taslima et Gregorius puissent s'exprimer. Dès que des Etats, des églises, des milices se mettent à juger de la justesse des opinions c'est notre liberté qui recule!.