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  • La Stupeur

    C'est le dernier ouvrage d'Aharon Applefeld, né en 1932 à Czernowitz en Bucovine, soit aujourd'hui en Ukraine et décédé en 2018 en Israël, il est enterré à Jérusalem dans le carré des "êtres précieux". Ecrit en hébreu, il est traduit par Valérie Zenatti.

    Irena, jeune paysanne mariée depuis quelques années à Anton, sans enfants, découvre un matin que ses voisins, le mari, sa femme et leurs deux filles, juifs, qui tiennent un petit commerce sont alignés devant chez eux sous la garde d'un gendarme qui se réclame de l'ordre d'allemands. La situation se dégrade au fil des heures, ils doivent se mettre à genoux, puis creuser une fosse et seront exécutés dans la nuit sans qu'Irèna ait le courage de leur venir en aide.

    Irena qui est régulièrement battue et violée par son mari avec l'appui de ses parents, finit par fuir le domicile conjugal. Commence alors sa mission. Elle clame à tous ceux qu'elle rencontre, paysannes, prostituées, dans les auberges, que Jésus était juif, et que lever la main sur ses descendants est criminel. Elle n'est pas crue.

    Irena ira au bout de son exaltation.

    James Joyce a écrit que "l'Histoire est un cauchemar dont je cherche à m'éveiller". C'est aujourd'hui d'une actualité renouvelée car la stupeur nous saute au visage chaque jour, avec cette acharnement archaïque de l'homme à détruire et le besoin de quelques uns de réparer.

     

     

     

  • La Divine Comédie

    Lecture en cent jours, le matin au réveil dans mon lit. l'oeuvre comprend en effet trois cantiques : l'enfer, le purgatoire et le paradis et chacun d'eux est composé de 33 chants sauf l'enfer 34.

    Il y a longtemps que je me disais qu'il fallait lire ce chef d'oeuvre de la littérature, ce texte fondateur de la langue italienne. Ne lisant pas l'italien j'ai après beaucoup d'hésitations choisi la traduction de Jacqueline Risset.

    La lecture n'en est pas facile pour autant. Il y a en effet beaucoup de notes qui renvoient à la fin de l'ouvrage et qui sont indispensables pour situer les nombreux personnages cités que j'avoue ne pas connaitre qu'il s'agisse de contemporains de Dante et donc de Gibelins ou de Guelfes ou de personnages mythologiques, d'Ovide en particulier.

    On sait que Dante parcourt les différents cercles de l'Enfer puis du Purgatoire et enfin du Paradis. Il est d'abord accompagné par Virgile, puis par la fameuse Béatrice son ancienne bien aimée disparue prématurément et enfin dans les dernières étapes du Paradis par Saint Bernard de Clairvaux.

    La terre est au centre de l'univers, Lucifer est au centre de la terre sous la ville de Jerusalem et Dante le rencontre à la fin de son voyage en enfer après avoir rencontré toutes les pêcheurs maudits pour l'éternité de châtiments de plus en plus cruels. Il y a de nombreuses considérations astronomiques forcément un peu datées.

    Le Paurgatoire,est lui situé sur une montagne que l'on gravit au fur et à mesure que l'on expie ses pêchés (orgueil, envie, colère, paresse, avarice, gourmandise, luxure). Au Paradis, Béatrice ayant pris le relai de Virgile, on croise des saints, chaque ciel correspond à une planète : lune, Mercure, Venus... puis, les anges, les archanges, les apôtres, Jean-Baptiste, Pierre, la vierge Marie, avant, dans une lumière indescriptible de rencontrer Dieu...