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Box office

Ce matin dans Sud-Ouest le box-office était le suivant : 

1 - Star wars

2 -Jumanji

3 -Coco

4 -Ferdinand

5 -Santa

 

Tous ces films étaient à l'affiche du cinéma de Lectoure où j'ai passé les deux dernières semaines mais je n'en ai vu aucun. J'ai pourtant rarement été aussi souvent au cinéma ces derniers temps, quatre films dont trois la dernière semaine :

Voici mon box office :

Un homme intègre : Ce film iranien est très très sombre. Aucun relâchement dans la tension croissante tout au long des deux heures. une famille, le père éleveur de poissons rouges, la mère, directrice d'un lycée de filles, un petit garçon... se heurte à la corruption de la police, de la justice, à la malveillance de ses voisins, de la compagnie des eaux, de la banque, les discriminations religieuses.... Comme le dit le beau-frère du personnage principal, dans ce pays soit tu opresse, soit tu es opressé.. Reza lui ne veut ni corrompre, ni être corrompu, il est broyé petit à petit, incompris de son épouse qui plaide pour faire comme tout le monde, la spirale est infernale...

Les gardiennes : c'est pas mal, un beau portrait de femmes pendant la première guerre mondiale, des années d'attente du retour de leurs hommes, de permission en permission, qui reviennent ou ne reviennent pas, beau portrait d'un fille de l'assistance publique, d'un amour impossible, on a reproché au film sa lenteur, l'absence d'action mais c'était sans doute comme cela à la campagne, des jours qui s'enfilent sans fin, de l'attente, de l'espoir, du désespoir...les paysannes sont un peu trop propres sur elles, n'ont aucun accent, paraissent très bien éduquées mais bon. c'est tout de même plutôt bien...

La promesse de l'aube : j'avais lu le livre de Romain Gary il y a de nombreuses années et je n'en avais que de vagues souvenirs, je me souviens beaucoup mieux de La vie devant soi. Il était sans doute difficile d'adapter La promesse. L'inconvénient de faire appel à des acteurs connus est aussi qu'on à tendance à s'attacher à la performance des acteurs pour interpréter des personnages improbables,ce qui rend la crédibilité des personnages incarnées moins évidente. Et la vie de Romain Garu jusqu'à la fin de la seconde quelle mondiale est une telle épopée qu'il est délicat de la retracer en deux heures tout en faisant ressortir les ressorts profonds de la personnalité du personnage et de celle de sa mère. Mais c'est bien, un beau récit d'émancipation.

La villa : le film de Guediguian est incontestablement bien fait, il aborde de nombreux thèmes qui sont les nôtres, le vieillissement, la fidélité à des idéaux, le capitalisme, la spéculation immobilière, la gentrification, les rapports entre frères et soeurs, la situation des réfugiés... La difficulté est qu'on est jamais surpris, on s'attend à tout ce qui arrive.  Il y a des situations qui sont peu crédibles comme le coup de foudre, ou passade,  entre l'actrice et le jeune pêcheur ou bien entre cette étudiante et ce vieux professeur revenu de tout... Bon mais la calanque est belle surtout quand il pleut tous les jours comme en ce moment...

 

 

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