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  • Saint Petersbourg - Jour 5

    Aujourd'hui alternance de grosses averses et de belles éclaircies mais le temps est frais.

    L'objectif est l'ile de Vassilevski c'est une ile qui est enserrée dans le delta de la Neva. Cela fait plusieurs jours qu'on la voit caractérisée par ses deux colonnes rostrales rouges surmontées d'une sorte de phare. Des colonnes qui nous rappellent bien sûr celles de la place des quinconces à Bordeaux.

    C'est peut-être une des raisons qui ont amené Bordeaux et Saint Petersbourg a signer un accord de coopération en 1992 mais malheureusement cet accord est peu actif. C'est un bordelais qui vous le dit.

    Mais avant la traversée de la Neva un petit café serré au Zoom café dans la rue Gorokhovaya. Un café très sympa,on dirait une boutique de fleurs de l'extérieur avec beaucoup de jouets d'enfants, très cosy et une exposition d'un finlandaise  qui raconte ce qu'elle appelle des expériences du monde.

    Elle repère sur Internet des histoires de vie puis elle va sur place enquêter et photographier les lieux et en fait une exposition, en l'espèce celle d'une jeune fille dans un bidonville de Bangok qui explique que son père la bat tous les jours, qu'elle fait toutes les tâches ménagères et que son frère à lui de l'argent de poche pour s'acheter des cigarettes mais que pourtant elle aime ses parents.

    Puis petite visite dans la grand magasin Au pont rouge, genre Le bon marché à Paris.

    L'ile de Vassilevski est remarquable à plus d'un titre. Elle abrite le magnifique édifice de l'Académie des beaux arts en bord de Neva derrière un débarcadère encadré de deux sphinx ramènes d'Egypte. Mais aussi le Palais de Menchikov, l'éminence grise de Pierre le Grand, un fils de pâtissier qui lui apporta sa seconde femme Catherine, en fit à la mort de son tsar l'impératrice Catherine I, pour devenir lui-même prince sérénissime, le vrai maître de Saint Petersbourg, marier sa fille au futur Pierre II qui excédé par sa tutelle le fera arrêter et exiler au fin fond de la Sibérie.

    Se trouve aussi sur cette ile, entourée de verdure au point qu'on se plait à se croire un petit peu à Cambridge l'université de Saint Petersbourg et ses briques rouges. Des noms illustres y sont attachés : Pavlov, Lomonossov, Sakharov (photo) dont la statue les mains derrière le dos suggère bien ce que fut son sort. 

    Faute de trouver le restaurant espéré, fermé, déjeuner dans un self russe : choux en salade et soupe à la tomate.

    Retour par le pont de la Trinité puis la nouvelle Hollande, également en briques rouges et en travaux pour devenir un centre culturel un peu alternatif, on est en Russie... puis la MoÏka, on retrouve des chemins devenus familiers.

    Passage à l'hôtel puis diner de nouveau à l'USSR Café près de Nevski prospect après de petits achats de thé et de chocolat au café  Elisseiev.

     17,5 km aujourd'hui.

  • Saint Petersbourg Jour 4

    Aujourd'hui visite du quartier de Saint Nicolas. Il y a une église orthodoxe de style baroque russe entourée d'un beau jardin qui faisait ce matin l'objet de toutes les attentions d'un groupe de jeunes gens sans doute volontaires désignés d'office. Dans ce quartier calme, les autocars déversent simplement les touristes à l'église mais ces derniers ne déambulent pas comme ailleurs. Dans le quartier également un immense marché en réfection et le théâtre Mariinski également en travaux, tout le quartier en fait est en rénovation. 

    Déjeuner dans un endroit intime, le Crocodile rue Galernaia au numéro 18 à quelques pas de la Neva pas très loin d'une très belle allée plantée d'arbres, il y a finalement beaucoup d'espaces verts dans cette ville.

    Au retour, on passe par la rue bolchaimorskaia le long de la Moïka, une rue élégante habitée autrefois par de riches hommes d'affaires et donc des hôtels particuliers de qualité de style néo classique et art nouveau. un peu plus loin la maison ou vécut enfant Nabokov.

    Puis à deux pas la place Sennaya, une place populaire, autrefois marché aux grains, ou l'on voit j'allais dire enfin la population locale qui s'affaire à la sortie des trois stations de métro, on y trouve de petits marchés des vendeurs de fruits et légumes ambulants  mais il se met à pleuvoir à verse . Retour à l'hôtel.

    Petite sieste

    Puis sortie pour aller déguster une crêpe dans un bar de style USSR mobilier, décor musique et enfin diner au Foliet sur le bord de de Fontanka à côté de notre hôtel. C'est plus chic que nos habitudes récentes, meilleur mais plus cher et plus impersonnel, j'ai préféré nos petites restaurants de quartier sans ambition précédents.

    De nouvelles averses pendant le diner et à la sortie retour du soleil qui permet la photo en une.

    14 km  seulement aujourd'hui