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  • Protectionnisme ultra marin

    Avec la crise, toute les autorités nationales et internationales appellent à lutter contre la montée du protectionnisme. Il y a pourtant en France des terrritoires qui sont ultra protégés, ce sont les DOM, avec l'octroi de mer, un droit de douane, dont le taux est fixé par les conseils généraux et régionaux et dont le produit revient intégralement alimenter les caisses de ces collectivités.

    Ainsi, la France a réussi à constituer un marché unique avec l'Estonie ou Malte mais pas avec ses propres départements. Expédier un litre de lait de métropole à Fort de France est une exportation, assujettie à l'octroi de mer, et donc à un droit de douane, alors que c'est une livraison si la destination est Riga ou Lampedusa!

    S'il fallait un exemple que s'abriter derrière des barrières douanières est une voie sans issue pour protéger les productions locales, c'et celui-là! Le seul résultat est de protéger des rentes et les recettes des collectivités locales, y a t'il d'ailleurs besoin d'un conseil régional et d'un conseil général sur un même territoire?

    Si les DOM souffrent de handicaps structurels spécifiques, l'Union européenne a inventé pour les compenser les fonds structurels et les politiques nationales d'aménagement du territoire ne manquent pas d'instruments non plus!

  • De l'audace!

    La crise économique ravive la revendication d'égalité ou à tout le moins d'équité, qu'on songe à ce qui est sur la table du sommet social de ce jour ou de ce qui se joue en Guadeloupe.

    La réponse n'est surement pas dans la fameuse relance de la consommation qu'appellent de leurs voeux l'opposition, les syndicats...Jusqu'à preuve du contraire, c'est d'un excès de consommation que la France souffre : déficit budgétaire, déficit commercial, excès que l'on a financé par un accroissement démesuré de l'endettement des différents agents, entreprises, collectivités publiques, ménages, pour des dépenses de fonctionnement qui ne crééront aucune richesse demain de nature à rembourser ces emprunts. De plus, jusqu'à présent, l'évolution de la consommation est restée positive.

    La solution réside effectivement dans un meilleur partage des richesses, sans doute pas tant entre le capital et le travail qu'au sein du travail. Songeons aux impératifs de compétition internationale lorsque la reprise sera là.

    Revenons à la Guadeloupe, pourquoi les fonctionnaires métropolitains perçoivent-ils dans les DOM des primes de 40 % pour vie chère alors que le SMIC est au même niveau qu'en métropole?

    La solution dans les DOM passe par davantage d'égalité, pas davantage d'identité. Les fonctionnaires sont payés de la même façon en Lozère et à Paris pourquoi pas à la Guadeloupe. Ceux qui sont allés travailler dans les DOM uniquement pour les primes reviendront en métropole, leurs emplois seront occupés par les vrais amoureux des DOM, il ne manque pas a priori de personnels qualifié. Les prix baisseront parce que la demande à des prix plus élevés diminuera.

    Que fait l'autorité de la concurrence pour démanteler les cartels, les ententes sur les prix des produits pétroliers, la grande distribution, les importateurs...

    Enfin, la concentration du capital entre les mêmes mains depuis deux siècles dans les DOM montre bien l'intérêt d'un impôt sur les successions pour redistribuer la répartition du capital. Les inégalités de fortunes restent désespérément plus importantes que les inégaités de revenus sans qu'elles puissent s'appuyer sur un mérité quelconque.

    Dans les circonstances actuelles, il faut savoir faire preuve d'audace!