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  • Mrs Dalloway

    dallo.jpgChef d'oeuvre incontestable! Il faut faire l'effort de s'y plonger mais ensuite c'est formidable et à mon sens il faut le lire plusieurs fois pour en apprécier toute la richesse. D'ailleurs, dans l'édition de poche ci-jointe, il y a une introduction de 70 pages que je n'ai lu en diagonale qu'après qui offre des pespectives que je n'avais pas soupçonnées une seconde à la lecture.

    L'idée de base est simple. On est à Londres, il y a même une carte du petit périmètre ou tout se passe, en 1925, un peu après la première guerre mondiale, les années folles n'ont pas encore atteint leur apogée et Mrs Dalloway, Clarissa, dont le mari est parlementaire conservateur se prépare pour donner une soirée mondaine. Elle sort acheter des fleurs elle-même. A partir de là, Virginia Woolf nous entraîne tout au lond du livre dans les pensées de Clarissa. Il n'y a pas de chapitre, que des phrases longues, c'est un flot continu de sentiments, d'angoisse, d'hallucinations, de rêves du petit cercle des intimes de Clarissa, son mari, pas tellement, son premier amour Peter qui s'est échoué sans grand succès en Inde, Septimus, mal remis de son expérience de la guerre et sa femme italienne Rezia, son amie d'enfance qui n'est pas du même monde bourgeois...

    Au travers de ces pages, c'est aussi un portrait des femmes de l'entre deux guerres qui se dessine, Clarissa est bien sûr conventionnelle, rangée mais on la sent toute prête à sauter le pas ...

    Bref ce livre est passionnant! je vais essayer d'en trouver un autre car la rentrée littéraire ne m'a pour le moment rien suggéré de bien à lire, les classiques ont du bon!

  • YSL/Berger

    ysl.gifDans une double page du Monde, Pierre Bergé a annoncé qu'il allait vendre en février prochain, au Grand Palais, la collection des oeuvres d'art qu'il a réunies en quarante ans de vie commune avec Yves Saint Laurent. La collection serait estimée entre 200 et 300 millions €.

    Berger et Saint Laurent ont donc été en mesure de consacrer chaque mois pendant quarante ans environ 500 000 € à l'acquisition d'oeuvres d'art. Et comme dirait Fernand Raynaud, en plus il fallait acheter le sel!

    Qui parle de plafonner la rémunération des dirigeants d'entreprise?

  • Entre les murs

    Le moins que je puisse dire c'est qu'on est heureux que le film se termine! De s'échapper d'Entre les murs L'atmosphère est étouffante. La proviseure de lycée assise à côté de moi n'a pas tenu jusqu'à la fin. Le film fera peut-être un tabac en termes d'entrées, tout enseignant se doit d'aller le voir...pour voir et tout collégien et/ou lycéen  aussi! Cela fait du monde!

    Je crains cependant que les vocations pour le métier de professeur ne soient pas à la hausse après cette palme d'or.

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    On a au fond de la compassion pour ces élèves, plein d'humanité comme le disent les critiques, mais qui doute de l'humanité des élèves, mais aussi ignorants, mal élevés, insolents...du moins ceux qui sont mis en avant par le scénario, les bons élèves de la classe sont eux peu mis en scène.

    On a aussi de la compassion pour le professeur. Il a de mon point de vue à peu près tout faux dans la façon d'exercer son métier. Répondre à un élève "moi non plus je suis pas toujours fier d'être français"! Cette réplique est exemplaire de cette attitude qui consiste à se vouloir du côté des élèves, complice, pour les amadouer...sans assumer pleinement son rôle d'adulte, de professeur. Il est toujours prêt à comprendre ces élèves et donc tout leur passer. Comment éduquer des enfants, ce sont des enfants, si on les prend pour des partenaires, si on est pas exigeants. Belle préparation à ce qui les attend dans le monde réel, celui du travail.

    Le défaut de ce film finalement c'est de ne pas montrer, ce qu'il aurait pu faire, comment les autres professeurs du collège qu'on ne fait qu'apercevoir mais dont on sent qu'ils ne partagent pas les idées pédagogiques de François Begaudeau,  se débrouillent avec les élèves, les différentes attitudes des différents professeurs. Voilà qui serait intéressant!

    Le clou, ce sont les scènes à peine croyables, j'en cite deux : les délégués de classe qui ricanent et mangent des gâteaux pendant le conseil de classe sans aucune remarques du proviseur adjoint. Si on est là...évidemment la cause est perdue. Et ce conseil de discipline où la maman de Souleyman menacé d'être expulsé se fait traduire les débats par son fils sans être assistée d'une personne parlant le français . Comment un conseil de discipline peut il accepter de siéger dans ces conditions?

    A moins mais ce serait trop subtil et pas en phase avec ce que l'on entend sur les ondes qu'Entre les murs ait voulu montrer ce qu'il ne faut pas faire. S'il est percç comme cela le fil aura été utile! mais je crains que les adolescents ne le voient qu'au premier degré!