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  • Voeux

    Pour 2016, je fais miens les voeux de France Stratégie, l'ancien commissariat au plan :

    Faire vivre le débat et éclairer l'avenir

    et j'ajoute s'ouvrir au monde plutôt que se replier sur soi

    face aux défis globaux que sont le changement climatique, la crise des réfugiés, l'intégrisme religieux la seule solution est de mettre en place des solutions globales, européennes plutôt que des rafistolages étriqués nationaux.

    Je termine avec ce proverbe cité par Jean-Philippe de Tonnac : 

    " lorsque le fardeau est supporté tous ensemble, il n'est pas plus lourd qu'une plume". Belle année

     

  • La chouette aveugle

    Cité dans Boussole par Mathias Enard, Sadegh Hedayat est un écrivain iranien (Téhéran 1903 - Paris 1950). Un écrivain profondément pessimiste, effacé qui tenait le monde, la canaille, en mépris.

    Dans ce roman, le narrateur célèbre à sa façon, la femme, le vin et l'opium. On ne sait jamais ce qui est réel et ce qui est hallucination, ce qui est passé et ce qui est présent. Le narrateur voit la mort venir, il se sait condamné, sa chambre est un cercueil, il assassine, mais en rêve sans doute, on ne sait . André Breton a salué ce roman comme un chef d'oeuvre surréaliste. Sans doute. C'est aussi le récit d'un homme désespéré, malade de solitude dans un monde absurde. Mais il y a aussi des capucines violettes et une femme dont la bouche sent le trognon de concombre et les cheveux le jasmin.

    A découvrir.

    Hedayat s'est donné la mort le 9 avril 1950 rue Championnet à Paris. A la fin de l'ouvrage on est guère étonné.