Départ de la première étape. Pas de messe. Pas de papier à tamponner à chaque étape. Pas de coquille sur le sac. Nous ne sommes pas des pélerins mais des randonneurs. Nous sommes en août 2003. Et on part pour deux jours seulement!
Déjeuner frugal. Le lundi, le restaurant sur lequel nous comptons est fermé! Il va falloir apprendre.
Deuxième étape. Beaucoup de montées et de descentes. De très belles vues sur Monistrol. Saugues est encore loin. Déjeuner.
Fin de la deuxième journée. Saugues, c'est la froidure. Pour beaucoup d'ambitieux c'est la fin de la première étape. Et la poste détiendrait le record des envois de paquets en France, tout ce qui est inutile et qui est renvoyé! C'est tout pour nous pour cette première année : deux étapes, histoire de tester.
Pâques 2004. C'est reparti!Redécouverte de Saugues. C'est vraiment la froidure et le temps menace : il y a des giboulées de neige.
La Clauze est célèbre pour sa tour. C'est venteux, boueux et cela n'ajoute pas à la beauté des cours de fermes. Beaucoup de maisons en ruines dans ce village.
Le propriétaire avait le dos fragile, d'où ce panier en osier qui passe à peu près partout!
Excellente soirée pour cette première étape au Sauvage. Le lieu mérite bien son nom. Les gardiens de cette propriété du Conseil général de la Haute Loire sont charmants. Bon dîner, excellent feu de cheminée.
Joli village bien propret qui tient son nom de la couleur rouge des pierres de l'endroit.
Le bourg vit de son hopital psychiatrique. Beaucoup de villas bien entretenues et cette forteresse.
Etape au Gite des Estrets. La propriétaire est allée à Saint Jacques par petites étapes, pour voir. Son fils, qui tient le gite, a beaucoup d'humour.
C'est la capitale du Gévaudan. Fin de la deuxième fraction.
Pour boire un pot et se réchauffer c'est amusant. Pour dormir c'est sans doute un challenge! Quand nous sommes passés quatre croque-morts revenaient du boulot avec leur corbillard vide.
Venus d'Alsace. Ils allaient jusqu'à Saint-Jean-Pied de-Port. Sympa. L'enclos pour les chevaux dans les bagages. A l'arrivée, il faut soigner les bonhommes mais d'abord les chevaux et la mûle!
Au coeur de l'Aubrac. C'est ici que dans les années 70, on recrutait des vendangeurs pour la Grande Champagne dans le Cognaçais.
Cette draille, c'est tout simplement magnifique! Ne le dites pas! il y aurait trop de monde!
Ce sont les plus belles les vaches d'Aubrac et il faut les affronter sur le chemin, y compris les taureaux! Elles ont des cornes en forme de lyre.
C'est austère, la pierre est noire, les hôtels sont en surcapacité. Il faudrait rénover tout cela et faire du luxe car le site est magnifique. Le musée vaut le détour.
La chambre d'hôte et le bar restaurant qui sont tenus par un couple de belge, à l'humour belge, sont à recommander. bien sympathique. Il y a vait aussi un championnat d'échec.
Côme d'Olt - Le Gîte en plein dans la vieille ville, municipal, très bien tenu.
Bien agréable les salades de ce café sur la grand place. Il a plu et d'un seul coup on est tous rentrés à l'intérieur!
Magnifique cette petite église au fond de ce petit vallon. Après cela remonte assez sec!
C'est sans doute la patrie des ancêtres de Giscard! Dont il a repris le nom sans doute plus probablement. Vue de la terrasse du château.
Les petits cailloux sont posés par les randonneurs. La tradition veut que les cailloux voyagent. Vous en prenez un et le transportez plus loin. Il arrivera à Saint-Jacques!
Il faut faire un détour de 2 km et beaucoup descendre pour remonter le lendemain. Mais, franchement le gite le mérite. Tout est parfait!
Cet espagnol a fait Santiago Rome Jérusalem, via Arles et fait le retour via le Puy. 9 mois de randonnée! Le plus dur aura été le désert en Syrie avec les litres d'eau à transporter.
Terme de cette semaine de 2004. L'arrivée est somptueuse, les vitraux de Soulage magnifiques.
On peut rester des heures à le contempler au coucher du soleil. Après, le village se vide. Les boutiques ferment. Peu de commerçants sauf un charcutier ambulant qui pourvoie au nécessaire si l'on ne veut pas aller au restaurant...